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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 00:03

Cela pourrait presque être une histoire de retour/revenantes !

orchidee.jpg Ponera0005.jpg Ponera0001.jpg Ponera0002.jpg Ponera0003.jpg

Ponera cf coarctata: j'ai une orchidée terrestre (contrairement à ses congénères arboricoles, elle pousse dans du banal terreau) depuis maintenant deux ans, un Ludisia Red Velvet. Les feuilles sont magnifiques mais les fleurs assez minables, comme quoi on ne peut pas tout avoir (je m'égare). Alors que je me tâtais pour la rempoter (et peut-être même la diviser), j'observais d'un peu plus près le pot (comment que je vais faire ??? Je cherche souvent et l'inspiration et le coup de pied qui me fait passer de l'envie à l'action en observant - chacun ses lubies). J'ai d'abord cru à de petits atropodes (quelle plante d'intérieur n'a pas sa colonie de petites bestioles), puis en observant de plus près, je me suis convaincu que j'avais une colonie de fourmis (la deuxième photo vous présente un imago) dans le pot de ma Ludisia !!!!!!! Après capture d'un individu, photos et post d'identification histoire de confirmer mes doutes, il s'agit de Ponera cf coarctata. Cela a beau être une orchidée, la plante vient de Belgique (c'est écrit sur l'étiquette) et étant très facile à multiplier par division, je doute fort qu'elle soit importée. Donc point un Ponera exotique. Amusant que cette colonie prospère dans un pot de plante d'intérieur. Certes l'humidité est au rendez-vous (le terreau est en permanence humide, orchidée oblige) mais il n'y a pas de diapause et il fait même très chaud chez moi en hiver (chauffage collectif au sol oblige). Pour la nourriture, je ne me fais pas vraiment de souci, ce n'est pas la micro-faune qui manque (toujours grâce à l'humidité). La colonie ne me gêne pas en soi (cela me fait une petite anecdote, donc un billet et je ne suis pas à un hôte près) mais je me retrouve avec un problème pour rempoter mon orchidée !!! Là est mon vrai souci:

  • soit je "récupère" la colonie histoire de faire mon rempotage tranquillement
  • soit je rempote et risque de détruire le "nid" et surtout ses occupantes (par écrassement)

Du coup, je ne sais plus quoi faire et je me demande même si je vais rempoter la Ludisia ! C'eut été des Lasius, cela ne m'aurait pas posé le même souci, la gyne Lasius est balaise et je n'aurais eu aucun mal à les trouver, les prélever et déménager la colonie ailleurs. Les ponera sont tellement petites que la même action me semble moins envisageable ! Dois-je réellement choisir entre une colonie sympathique en semi liberté/captivité, et une orchidée ? Raaaaah, ce que je peux détester ce genre de dilenme ! Pour l'immédiat, on va garder un sage status quo, mais il faudra bien prendre une décision...

capsules.jpgAyant eu quelques soucis avec une commande passée chez WOA (sans commentaires, cela m'énerve même si c'est en cours de résolution), j'ai dû faire du Antstore (bof hein, même si niveau matériel, ils sont irréprochables, je n'en dirais pas autant des colonies vendues) pour acheter les pots de gelée dont raffolent mes Camponotus nicobarensis (ce n'est pas de ma très grande faute si elles les préfèrent au pseudo-miellat - ce sont bien les seules d'ailleurs parmi l'ensemble de mes colonies, y compris les exotiques). L'avantage de ce dernier marchand est que le choix est vaste, j'ai donc pris le parti de tester d'autres parfums (on va tester) de capsules, à la base, destinés à des lézards (ne me demandez pas lesquels, je n'y connais rien et cela ne m'intéresse pas de trop). J'ai quand même assuré mes arrières avec un bon stock de gelée à la banane, pour avoir déjà essayé quelques parfums différents (celles "lactiques" sont boudées), ce sont vraiment leurs préférées (pourquoi aller les contrarier sur leurs préférences alimentaires ?).

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:18

Toujours aussi chaud (dehors, c'est la canicule)  même si je parviens à maintenir mon appart' à 28°C ! Je vais faire court, la chaleur étant tout de même accablante...

cruentatus000001.jpg messornymphes001.jpg FormicaLusa0001.jpg FormicaLusa0002.jpg

Camponotus cruentatus: j'ai un deuxième cocon !! Au regard du couvain, on pourrait penser que tout est pour le mieux mais en fait elles fourragent mal ! Si elles se sont enfin débarassées du viel asticot qu'elles mâchouillaient, elles n'en ont pas pris un nouveau et snobent tout aliment carné. Mon miellat n'a guère plus du succès. Elles sont vraiment déconcertantes. Il faudrait tout de même qu'elles se speedent un peu, la première génération d'ouvrières ne va pas tarder à passer l'arme à gauche...

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Messor barbarus: mémère a désormais 7 larves de minor ! Elle au moins travaille correctement et elle n'a jamais été aussi active, léchant en permanence la précieuse couvée. Il me tarde de voir tout se petit monde s'activer et faire du bon pain de graines. La compte à rebours de la fondation réussie a commencé !

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Formica lusatica: moi qui pestait contre le nid du fabricant (fourmis.fr) qui ne permettait qu'une visibilité moyenne ce qui générait des photos assez dégueulasses, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même puisque je suis le fabricant de ce nid là. En même temps, je me suis fait une raison et je trouverais presque du charme (oui oui, c'est de la pure mauvaise foi) à un style de photos pas tout à fait floues et un rien déformées. Bref, tout ça pour dire qu'elles me font des piles de nymphes assez conséquentes. J'ai assez peu de cocons au final, le nid semblant assez humide. Elles ont été longues à la détente mais désormais elles ne choment pas !!! Les imago qui arrivent sont, pour la plupart, d'assez bonne taille :o) Je ne retrouve plus trace des grosses larves que j'avais. Mystère...

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Ponera coarctata: fin de l'aventure. La gyne est morte dans le nid et il reste en tout et pour tout une seule ouvrière ! Je pense qu'elles n'étaient pas en grande forme et que la chaleur leur a été fatale en quelque sorte. Je ne vais pas m'étaler, même si je m'y attendais de toute manière, ce n'est jamais ni très glorifiant, ni très agréable de se prendre un échec dans la mâchoire. C'est la vie !

The end !

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:01
Ponera coarctata: mouais hein... et je dirais même beaucoup plus: ouep, c'est cela même. Il ne se passe pas grand chose. L'an dernier j'ai eu une larve (pas une de plus), amusante à observer car très très poilue, qui n'a même pas donné un cocon (ou alors, cela m'a échappé) et c'est tout. Pourtant elles fourragent, je les nourris mais c'est morte plaine. Cette année est quasiment leur dernière chance, les ouvrières ne sont pas éternelles. Certes, je ne m'attendais pas à une espèce facile les doigts dans le nez mais là, quand même.  Si le nid est impeccable pour les maintenir je me demande si le nourrissage du couvain n'est pas problèmatique; en effet, les minces galeries qui permettent qu'elles se dirigent sans se perdre est un handicap pour amener de la nourriture aux larves. Sacrée problèmatique. Vivement que j'ai mes ponérines exotiques, non seulement elles sont plus imposantes en taille (avec coarctata, on ne dépasse guère les 0,50 cm) mais en plus le développement devrait être au rendez-vous. Pour les photographier aussi, c'est tout un cinéma: impossible de les éclairer avec une lampe de bureau (cela chauffe trop et risquerait de leur être fatal), il faut donc attendre la bonne heure, les mettre sur un rebord de fenêtre etc !!! Enfin (soupir)...
poneracc0012.jpg poneracc0013.jpg poneracc0014.jpg
Camponotus cruentatus: la grappe d'oeufs compte pas moins de 20 futures larves, sauf que j'attends toujours l'éclosion depuis des semaines !! Elles ont tout de même un comportement plus "normal" depuis que j'ai arrêté d'humidifier le nid. Elles fourragent normalement, mangent, j'ai vu pire hein ! Quand les ouvrières restent prostrées dans le nid, il y a du souci à se faire. L'ouvrière qui garde la grappe d'oeufs la tient éloignés de la gyne qui conserve une physogastrie importante. Patience... patience...
cruentatus753a.jpg cruentatus753b.jpg cruentatus753c.jpg

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 00:18
Camponotus albosparsus: les premiers cocons ont éclos et bien sûr ce sont des mâles ! Oui oui, il y a une malédiction "mâle fourmi". J'ai donc 4 mâles, la belle affaire inutile !!! Ce serait tout de même plus utile qu'elles me fassent de nouvelles ouvrières pour la pérénité de la colonie...je propose, elles disposent comme toujours.
Ponera coarctata: j'essaie de faire quelques photos de l'évolution de mes deux larves Ponera mais le résultat n'est vraiment pas probant, pour ne pas dire nul. Cela vous donne une idée; vous n'avez qu'à faire travailler votre imagination. Elles sont termophobes et éclairage = montée de la température = fuite vers d'autres loges du nid. Vous pourrez tout de même dire que vous aurez vu une larve de Ponera s'alimenter toute seule comme une grande. Définitivement; petite fourmi, petite colonie, petit développement. Je leur donne des mouches que je coupe en trois par acquis de conscience, ceci dit, elles se débrouillent assez bien pour découper des morceaux et les donner aux larves, comme vous pouvez le voir.
Lasius emarginatus: elles sont toujours aussi dociles pour les séances photos, termophiles, elles ne protestent que peu à l'éclairage qui les chauffe également. Elle se collent même au plexi du nid pour un bain de chaleur. La population est dévenue relativement stable. Beaucoup de larves, quelques cocons, comme si elles prévoyaient les futures pertes à cause des décès de vieillesse d'ouvrières dans le futur, une ouvrière vit en moyenne deux ans. Elles gérent très bien leur démographie comme suit (d'après ce que j'en observe):
  • les ouvrières en gardant un grand nombre de larves en "sommeil"
  • la gyne en pondant peu du fait de la présence d'un grand nombre de larves je présume
 
Lasius niger: une petite vue globale du nid. C'est assez trompeur car la lumière les effrayent et elles s'amassent donc dans certaines salles du nid ce qui donne cette impression d'espace. Hormis l'ancienne ADF qui est désormais fermée et sert de loge, tout le nid est normalement bien occupé.

THE END

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 18:03
Ponera coarctata: en les observant, ce que je fais assez peu au final, j'ai constaté la présence de deux larves. Je suis patient mais elles feraient languir un mort !!! Deux gynes et tout ce temps pour deux petites malheureuses larves !!! Certes les larves sont assez amusantes; elles sont fort poilues et ont une tête très mobiles. Mais quand même, à ce rythme là. Je n'ai pas vu les oeufs mais j'attends avec impatience les cocons.

Plagiolepis pygmaea: le nid est enfin à sec (et vraiment sec de chez sec) et l'activité de la colonie est au top, rien à voir avec leur inertie quand le nid était humide ! Je m'interroge sur l'utilité ou la pertinence d'un abreuvoir...j'ai deux grosses grappes d'oeufs. La division du travail est prononcée: les ouvrières qui restent dans la nid ont des physogastrie très prononcées (il me semble avoir lu que cette espèce battait tous les records à ce niveau), celles qui sont dans l'ADF et fourragent ont des gastres minusucles. Petites mais hyper nerveuses et rapides, il faut les voir courser, hallucinant comme elles trottent vite !!!
SURPRISE: une bien bonne en fait ! En regardant mes Cataglyphis velox j'ai découvert un gros Lasius dans l'ADF, et oui, une gyne Lasius s'est invitée chez moi. Que des gynes rentrent dans mon appartement, je connaissais mais qu'elles aillent dans une ADF...elle a quand même eu de la chance, à quelques heures près, elle aurait servi de pitance pour le couvain des Cataglyphis. Elle est actuellement dans un module de fondation, je présume que c'est Lasius cf niger...elle a un petit gastre tout de même, elle a dû beaucoup courrir...
Camponotus albosparsus: un des cocons a donné...un mâle !! Je suis poursuivi par les mâles de mes colonies. Fait chier !!!!!!! Pourquoi qu'elles me font que des mâles, hein ? Ttttttttttsssssssssss. J'ai bien essayé de faire une photo mais encore plus minable que les pics de mes larves de Ponera...

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 10:14
Camponotus maculatus: comme je le disais hier, il y a désormais 3 dépotoirs, celui du rez de chaussée étant à mon humble avis anecdotique par rapport aux deux principaux du dessous de la salle du nid à strictement dire. Cette partie "sale" a désormais des ouvrières en permanence; serait-elle en train de s'approprier un étage supplémentaire ? Que je veux oui :-) et c'est loin de me déplaire. Je les nourris désormais matin et soir et une seule gamelle de miellat artificiel ne suffit plus: c'est tout juste si elles le lèchent pas jusqu'à la dernière goutte, en tout état de cause, après quelques heures, il ne reste rien, tout juste quelques traces du breuvage nourricier.
YES !!
Pour compléter ce maigre billet, une petite fiche sur Ponera coarctata que j'ai faite pour myrmécofourmis.com.
Ponera coarctata:
Généralités sur le genre:
Ces fourmis sont les plus primitives par la morphologie des larves et des adultes, comme par la biologie des sociétés.
Ponera est le seul genre de fourmi largement mondial sans l'intervention de l'homme. Ses espèces habitent des régions variées, chaudes ou tempérées.
Apparues bien avant le Crétacé, ces fourmis "inférieures", bien que très répandues à travers le monde sont à dispersion lente; leurs colonies sont peu peuplées allant de 20 individus à 200 maximum selon l'espèce. Terricole, nomade elle est dite à coopération sociale faible. La trophallaxie existe mais s'observe rarement; les luttes sont fréquentes à l'intérieur d'un même nid. Le genre utilise une stridulation d'appel, surtout ultra-sonore. Son long aiguillon est venimeuse. Son régime est principalement insectivore. Selon l'espèce (surtout sous les tropiques) la gyne n'existe pas et la reproduction est assurée par les ouvrières ou l'ouvrière dite alpha ou dominante, les autres ne pondant pas. La nymphe est en cocon brunâtre très solide; l'adulte peut en éclore seul, contrairement au cas des Formicinae.
L'une des plus grandes espèces est Paraponera clavata qui atteind 3 cm de long:
   
Spécificités de l'espèce coarctata:
Forme typique brun rougeâtre sur le thorax et le pétiole, brun noirâtre sur la tête. L'ouvrière ou le mâle mesure aux environs de 3 mm et jusqu'à 4 mm pour la gyne. Elle est commune dans le midi et on la trouve jusqu'à 1 400 m d'altitude. On la trouve surtout dans les bois, sous les pierres et les mousses ou dans des lieux découverts humides (bord des eaux, prairies, etc). L'espèce existe dans le monde entier, jusqu'en Norvège méridionale et en Australie. En France, il existe deux sous-espèces Ponera coarctata crassisquama et Ponera coarctata testacea qui se distinguent de part leur couleur.
Espèce polygyne dont les colonies atteignent un maxium de 100 individus. La fondation serait dépendante. Le dimorphisme entre ouvrière et gyne est assez peut marqué, tout juste distingue-t-on un gastre plus développé chez la gyne. Se nourrissant de petits insectes, elle aurait besoin de consommer des scolopendres pour pouvoir fabriquer son venin. Sa technique de chasse est proche de celui du serpent; elle pique puis attend que la proie décède. Demandant une forte hygrométrie (proche de 100%) elle est assez difficile d'élevage, si le nid n'est pas approprié et ne répond pas à cette première et fondamentale exigence, les individus peuvent mourir en quelques heures. Les températures élevées sont à éviter aussi (pas au-delà de 25°C).
Elles se déplacent souvent à la queue leu leu: une ouvrière éclaireuse ouvrant la marche tandis que ces sœurs la suivent en tâtonnant son gastre à l'aide de leurs antennes. Si les contacts antennaires cessent, l'éclaireuse s'arrête, voir se retourne.
Source principale: les Fourmis D'Europe Occidentale et Septentrionale par F. Bernard

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 00:02
Ponera coarctata: elles sont désormais en nid. J'ai profité de leur présence massif dans l'ADF pour faire quelques photos dont je ne suis pas peu fier. Clair que si mon appareil avait 10 méga pixels (et non 4) ce serait carrément de pures merveilles (je t'aime moi-même) mais il est vieux...rien de telle cependant que la lumière naturel ou alors il faut un éclairage très puissant dont je ne dispose pas (hormis si je vais chercher mon hallogène de 500W qui croupit dans la cave - c'était très à la mode il y a 15 ans - il faut aimer les fourmis grillées quand même) et j'ai profité du temps froid et pluvieux pour les éclairer naturellement (pas trop longtemps non plus, 10 minutes tout au plus). Que dire sinon ? Le nid est très bien conçu, sa grande raynure le long de la paroi conduit tout droit à l'entrée du nid et offre en attendant qu'elles s'installent,  à la queue leuleu, un refuge très humide. En fait, ce qui surprend le plus et la taille du nid, ayant déjà un cyclants, j'ai eu un choc quand j'ai sorti le nid de son emballage (Beuh ? j'ai reçu un échantillon !!) mais quand on voit la taille des fourmis on pousse un ouf de soulagement.
Temnothorax nylanderi: j'ai confectionné un vrai petit château fort LOL. Une fois fini, je me suis bien dit qu'il y avait un quelque chose de, avec deux tourrelles ! Ce qui m'a le plus embêté a été de trouver un support; j'ai pris ce que j'avais sous la main à savoir une barquette de poissonnerie d'hypermarché que j'ai renversé. Aucun élément n'est collé, je me suis fait du scotch double face avec du scotch simple pour tout faire adhérer à la barquette mais non définitivement, sait-on jamais. Sinon c'est du grand classique, je ne vous ferai pas un tuto avec tout le tralala, les photos sont suffisament parlantes je pense, et si vous avez des questions, vous avez la possibilité de le faire via les commentaires. Ah si, j'oubliais, il y a du silicone entre l'ADF et le tube de liaison histoire de ne pas offrir une porte de sortie; le Temnothorax est voyageur, qu'on se le dise ;-)
  • l'ADF est une boite de Ferr*ro découpée avec un cuter chauffé sur le dessus (comme d'hab')
  • j'ai mis du téflon en guise d'anti-évasion (les petites espèces ayant tendance à s'engluer dans l'huile); j'espère que ce sera efficace
  • les nids sont des Antsbuildings (ne cherchez pas, fourmis.fr n'en fait plus)
http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/nidnyl10.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/nidnyl11.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/nidnyl12.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/nidnyl13.jpg
PS: j'ai mis du sable pour la déco et si elles veulent se barricader, c'est généralement ce qu'elles font à l'approche de la diapause, peut-être qu'elles le feront suite à la détection d'une autre colonie.
PS': j'hésite encore à rajouter mes Temnothorax unifasciatus à l'ensemble, la colonie est assez grande et j'ai peur que l'ADF ne le soit pas assez pour tois colonies. A voir selon comment se comportent les nylanderi mais ce serait l'idéal dans l'absolu...à suivre donc...
That's all folks

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 10:05
Temnothorax unifasciatus: chose étrange, j'ai deux gynes dans le nid, toujours ensembles, sans ailes et qui se font gaver jusqu'à la chitine (l'os y a pas !), je n'ai jamais vu une telle physogastrie chez ces dames, elles vont finir par exploser. Je pensais que les ouvrières allaient les chasser ou les emmener à l'extérieur du nid, il n'en ai rien. Ces deux donzelles se font même prêter allégeance par des ouvrières qui les encerclent pacifiquement. Leur nid (un Antsbuilding) dispose de trois compartiments (l'étage du haut pour la colonie avec gyne et couvain,  l'étage du milieu et du bas ne servent pas à strictement dire) et ces deux gynes sont dans celui du milieu, je me demande si elles pourraient fonder directement une nouvelle colonie dans ce dernier, en plus à deux gynes. Bizarre...à moins que cette histoire finisse mal...
Vous faites comme d'hab', vous plissez les yeux et faites travailler votre imagination que diable !! J'ai des circonstances atténuantes votre honneur, les parois sont sales !!!

Il fait qu'est-ce qu'il peut l'gars et il peut peu.
Si les Temnothorax ne sont pas des fourmis très agressives, elles savent néanmoins témoigner leur hostilité envers des gynes, ailées ou pas d'ailleurs, en témoignent les cadavres de ces dernières que j'ai retrouvé dans l'ADF. Dans le nid par contre, il est vrai que c'est plus compliqué. En installant mes deux colonies nylanderi dans leurs nids respectifs, j'ai commis quelques erreurs (je l'aurais bien fait à l'odeur coloniale mais je n'ai pas les nasaux aussi fins qu'elles) mais l'observation vaut son pesant d'or finalement. Cela se déroule en 4 étapes:
  • l'identification: je te sens, je te resens, je te reresens (tu pues pas bon toué !)
  • l'agressivité à strictement dire: pas vraiment "méchant" mais façon de comprendre "dégage de là"
  • le portage: je t'accompagne à la sortie (sauf que les nids étaient bouchés donc sans sorties)
Finalement, je présume que les deux ouvrières étrangères ont été adoptées, je n'ai ni cadavre, ni mise à l'écart, ni ouvrière cherchant à fuir avec désespoir, ni bataille...comprend qui peut ?
Camponotus maculatus: la colonie continue sa croissance, j'ai plusieurs naissances par jour; les imago se reconnaissent à leur couleur jaune très pâle, avant de prendre une couleur miel plus caractéristique de l'espèce. Je dois avoir 4 à 5 naissances par jour, pas facile de les compter car les imago se cachent rapidement.
Je n'ai que deux castes:
  • les ouvrières classiques dont la taille varie assez peu en fait et avec une couleur uniforme des antennes au gastre
  • les major à strictement dire (avec de grosses têtes noires)
Je n'ai que 3 ouvrières qui ne correspondent pas à ces deux normes sur à peu près les 600 individus que comptent la colonie: 2 ouvrières que je qualifierais de media; leur tête est effecitvement sombre et 2 fois plus large qu'une ouvrière classique mais 3 fois moins large qu'un major et une ouvrière avec un gastre de major (taille imposante et coloration de major - deux bandes noires) mais avec une petite tête de linotte (comme meuhoua), NON, une petite tête d'ouvrière. J'en conclue donc que je n'ai que deux castes d'ouvrières et 3 anomalies, soit 0,5% d'erreur, car pour moi cela reste des erreurs/anomalies (appelez cela comme vous voulez) et non une volonté délibérée de faire une caste !!!
Si le nouveau nid, que je leur ai confectionné avec mes mains à moi que j'ai (merci Ferr*ro), est vaste, il ne me permet pas de faire de belles photos. J'ai perdu au change. Mais contrairement à mes Lasius (niger et emarginatus) chez qui la gyne contrôle les pontes mine de rien mine de crayon, ma gyne maculatus ne semblait pas l'entendre de cette oreille. C'est un peu crados comme images mais donne une idée...moins pire que celles plus haut finalement (photos avec flash et mon petit numérique à 80€).
Ponera coarctata: des nouvelles (cela ne vous aura pas échappé que les deux photos en haut à droite ne sont pas du Camponotus africain hein) !!! Niark niark niark. Il va falloir que je l'écrive 20 fois avant de retenir le nom de l'espèce, si je le retiens un jour (je sais, petite mémoire mais les barettes de même fonction n'existent plus pour mon modèle, dépassé qu'il est). 30 ouvrières et 2 gynes qui d'ailleurs, soit dit en passant, sont très difficiles à identifier ou distinguer. Je ne me la suis pas faite à l'aventure et j'ai acheté avec le nid dédié à cette espèce chez le même fournisseur alias Fourmis.fr , tant qu'à faire !!! Le nid est aussi petit qu'elles  (au moins, cela ne me prendra pas trop de place) et il trempe pour l'instant (s'humidifie pour être exacte), bain de 5 heures selon la notice. Une toute autre aventure...qui c'est-il qui va chasser le scolopendre dans ses pots de violettes ? C'est bibi !!!! Quoi que les miens sont de bonnes tailles tout de même...
Je dois pouvoir faire mieux niveau photographie mais les éclairer équivaudrait à les chauffer. Je vais être très prudent ! Ce n'est pas du solide Lasius increvable de jardin ma p'tite dame, c'est du ponera bien primitif et plutôt rare.

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