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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 09:30

20130207_112035.jpgMessor minor : elles sont fabuleuses, je redécouvre quasiment les Messor après feu ma colonie de barbarus ! Je pensais que la baisse de température dûe au changement de place (finie la douce chaleur de la Freebox) allait ralentir leur activité (il fait tout de même 22°C chez meuhoua) et bien pas du tout. La mise en nid les a stimulées: tout est bien ordonné, chaque chose a sa place (elles se prennent pour des Lasius ma parole !). Elles ont installé des grains de sable là où il fallait, dans les interstices des plaques (pas si bien "collées" que cela finalement), ce qui fait, comme vous pouvez le constater, que la salle la mieux ventilée sert de grenier et la salle la plus humide, celle contre la "réserve d'eau" sert de loge pour la gyne et le couvain (à peu près 13 éléments). Elles sont vraiment très actives, pas une seule glande, rien à voir avec leur attitude en tube où elles bullaient pas mal. Etrange qu'elles aient agrandi le nid de 2 salles de plus. Même leur ADF est devenue leur propriété : j'ai testé une goutte de miellat sur un papier d'aluminium (il faut bien que je teste un liquide sucré moi aussi). Résultat, une ouvrière a immédiatement attaqué l'aluminium, a bien flairé le miellat mais ne s'intéressait qu'à ce bout étranger de métal qui ne lui plaisait pas. Par contre, euphorie à la découverte de paillettes pour poisson. C'est amusant comme une simple trouvaille dans l'ADF peut les rendre toutes joyeuses avec mouvements sacadés, recrutement des soeurs et tout le tintouin !!!

PS: ma mémère, gyne seule, a enfin adpoté ce qui est devenue une larve. Elle la bichonne bien, la garde parfois entre ses mandibules. C'est donc en bonne voie pour cette deuxième sarde. Dès qu'elle aura pondu, elle ira rejoindre d'autres cieux.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 01:44

Messor minor: tout vient à point à qui sait attendre. J'ai donc procédé à la mise en nid de ma p'tite colonie de sardes. Comme à mon habitude, je n'ai pas fait la méthode douce qui aurait consisté à mettre le tube à essai dans l'ADF et patienter jusqu'à temps qu'elles veulent bien changer de place. J'ai tout simplement vidé le contenu du tube dans l'aire de fourragement. Pas comme une brute non plus, je ne suis pas un sauvage. Elles n'ont pas été longues à prendre leur quartier, en 10 minutes c'était plié et cela me va très bien ainsi ! Il fallait les voir frénétiquement chercher avec les antennes fébrillement au sol le précieux convain parmi les graines, qu'elles ont déménagé aussi. Si globalement, je les trouve moins stressées que des Messor barbarus qui paniquent à la moindre vibration (la manipulation du nid ne déclenche point d'affolement), elles détestent la lumière et éclairer pour les photographier les met dans un état de panique hors du commun. J'ai fait quelques clichés, histoire d'illustrer; je n'avais pas remarqué (effet du tube sans doute) que sa sérénissime majesté avait non seulement un débardeur rouge sur le thorax (c'est une Messor rufibarbis) mais également les pattes rougeâtre. Elle est belle, il n'y a rien à redire. Reste à voir leur développement maintenant qu'elles ne sont plus sur la douce chaleur dégagée par ma Freebox...

En ce qui concerne la gyne seule, je lui ai donné une larve en stade de nymphose, qu'elle snobe royalement !! Je pensais qu'au pire des cas, elle en ferait un encas, même pas. Ce n'est pas faute de l'avoir senti sous toutes les coutures avec ses antennes. On verra bien ce qu'il adviendra mais celle-là, c'est de la chieuse !!

minor001001.jpg Messorminor001.jpg Messorminor002.jpg Messorminor003.jpg

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 15:38

Messor minor: (Sardaigne) comme dit dans un post précédent, je me lance dans l'adoption d'ouvrières pour ma gyne seule. J'ai opté pour la mise en contact des deux tubes. C'est assez choupinet de les regarder faire, avec des aller-retours, des reniflages d'odeurs (avec antennes), des premiers contacts furtifs etc. Tout est gentillet en apparence. Ouais, mais pas fada pour 2 $ou$, je n'ai point arrêté d'être vigilent et bien m'en pris car cela a fini (du moins j'en suis resté là - gros break time) par un minor attaquant la gyne dans son tube en se cramponnant, mandibules à l'appui, à une patte de la gyne. Mémère lui a coupé le gastre (il faisait pas le poids le pauvrinet) et j'ai tenté, en vain, d'enlever ce bout d'ouvrière à la patte. Je suis allé trop vite (temps d'orphelinage pas assez long) ou cela ne va pas le faire. Restera l'option don de couvain genre une larve ou deux car je ne crois pas avoir de nymphe dans le tube de la grosse (grosse est un bien grand mot vu qu'il n'y a qu'une trentaine d'ouvrières) colonie de mes autres sardes...

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 08:16

nidminor.jpgEt vala un bon recyclage de fait. Comment avec 3 nids de ce type, j'ai réussi (!!! avec 2 mains gauches quand même, j'ai donc des circonstances atténuantes) à en faire 1 ! Avec un peu de chance et peu de talent, je devrais pouvoir en faire un autre (une vitre des 3 a été jeté : plexi de m*rde permettant une visibilité du même niveau). Les nids semblent identiques mais ne le sont qu'en apparence: les vis ne sont pas fixées au même endroit et parfois se niakent, il faut donc sortir sa Dremel, faire un nouveau trou, se rendre compte que ce n'est pas le bon diamètre (@&!!!%$¤# chroumouniou di Diou) et refaire (que du bonheur - il n'y a pas que les mains, le noeil non plus n'est pas branché bricolage). J'ai même pété un coin de plexi : kilékon (à moi-même) !! C'est vraiment du petit bricolage à trois balles six sous (conversion monétaire faite : un demi copec au bas mot). J'ai rajouté une vis vers la réserve d'eau car la plaque n'était pas parfaitement applatie sur le nid : pas trop envie de retrouver des minor à la tête coincée dans les quelques espaces restants (pas assez grands pour des évasions). Du sable afin de réduire la taille du nid a été mis avec mes ch'tits doigts (c'est largement dans mon domaine de compétence !!). Ce nid va acceuillir mes Messor sardes, des minor avec tête et thorax rouges, de pures merveilles de beauté. D'ailleurs, j'ai sorti la gyne seule de diapause (il doit faire plus de 12°C dans mon cellier) et j'ai isolé 3 ouvrières de la colonie avec choupettes afin de procéder à une adoption, histoire d'accèlérer les choses. Je n'ai aucune certitude sur la fondation claustrale dépendante, ne connaissant pas l'espèce exacte. C'eut été du Messor barbarus, je n'aurais pas fait et ce n'est pas à faire mais là... quoi que Raùl Martinez stipule bien que Messor barbarus adopte facilement lors de la fondation, y compris des ouvrières d'une espèce différente.

Si vous êtes sages, je vous ferais des photos une fois la petite colonie installée, vous allez BAVER !

Ci@O !

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:40

livreMessor01.jpgLa Fourmi Moissonneuse de Raùl Martinez éditions QVE (vous pouvez le trouver ici : FOURMISHOME). Cela fait un petit moment qu'il est sorti déjà, je suis un brin en retard (un peu chéros pour ce que c'est - tout est relatif). L'ouvrage énonce dès les premières pages sa non ambition, à savoir ne pas être un ouvrage à vocation scientifique (qu'est-ce qu'un ouvrage scientifique ??). Beaucoup de B.A-BA ou de rappels des régles de base (cela ne fait jamais de mal), l'ouvrage est aussi assez court (75 pages) mais sympathique à lire. Cela vaut largement, bien plus même, qu'un certain CD d'un certain site en ligne français sur les Myrmica (d'une indigence intellectuelle rare: l'eau cela mouille hein et s'il n'y avait que cela... !). La partie sur les nids des Messor barbarus, car c'est de cela qu'il s'agit, de cette espèce en particulier, est fort instructive !

Autre élément, l'auteur insiste sur le système d'humidification indispensable pour l'élevage en captivité ! Comme quoi avec nos nids secs avec abreuvoir, nous sommes dans l'erreur. Avec nos observations de néophyte, nous confondons (je ne suis pas le dernier), ce qui relève des capacités d'adaptation de l'espèce et les conditions optimum ! Je modérerai cependant mon propos en ajoutant que l'hygrométrie de notre terre de France est plus haute que celle de la terre ibérique (cela rajoute à la confusion à mon humble avis). La vérité est ailleurs dirait l'autre (mais qui ?)...

Donc ouvrage que je conseille sans souci ! Il est tellement rare de trouver des sources livresques sur une espèce en particulier et endémique à notre pays (même si Messor barbarus est surtout espagnole, question de climat) qu'il serait dommage de ne pas encourager cette démarche !!

See ya sOOn !

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 00:00

Messor minor: ne sont-elles pas ravissantes ces sardes ?! Après examen un peu plus minutieux, il s'avère que j'ai eu un bon paquet de naissances et qu'elles ne sont pas moins d'une quarantaine. Les premiers media arrivent, tranquilloutes les chouttes. Je n'ai pas ces grosses traces blanches que l'on trouve généralement dans les nids des Messor (déjections ?) et le tube est très bien organisé: le dépotoir proche du coton de sortie, ensuite le grenier à graines puis, collée contre le coton de la réserve d'eau, le cheptel. Elles m'ont même fait du tissage avec des sortes de fils de coton (on en voit quelques uns parmi les graines) qui forme un deuxième bouchon près de la sortie. Je crois que j'ai trop tassé le coton de la réserve d'eau, du coup, l'air ne passe pas et ce coton descend au fur et à mesure de la diminution de l'eau. Quitte à les enquiquiner, j'ai ouvert le tube afin de donner un vers de farine avec la tête préalablement écrassée (on ne va pas tenter le diable non plus hein). Il a rapidement été conduit à côté de la gyne et du couvain pour un bon repas carné. Je les trouve tout de même moins stressables que des Messor barbarus, plus placides dirai-je. Certes, la manipulation du tube ne les enchante pas (elles ne me tendent pas les papattes en s'écriant pOpa - elles pourraient quand même, ce serait une moindre reconnaissance des efforts que je fourni !) mais elles restent relativement zen. Il n'y a que la gyne pour ne vraiment pas m'aimer, elle n'a eu de cesse de me montrer de la canine menaçante genre je vais te mordre. Je lui ai fait un clin d'oeil genre même pas peur. Je ne crois pas qu'elle ait compris... j'eusse dû lui faire un signe d'antenne ! Déjà qu'elle s'estime heureuse de ne pas avoir de petit nom, non parce qu'avec son débardeur rouge sur le thorax, elle eusse pu hériter d'un Marcelle. C'eut été de mauvais goût, n'est-il pas ?!

Pour ce qui est d'une mise en nid, d'ici un mois ou deux, cela devrait le faire. J'ai encore de vieux nids horizontaux de chez Gourmis.fr, en grande taille et pour grosse espèce.

Quelques pics. Désolé mais je n'ai vraiment plus trop la patience pour ce difficile art qu'est la macro... régler la lumière, chercher le meilleur angle et tutti quanti, cela me fatigue à un point.

cotontube.jpg grenier.jpg imago.jpg couvain.jpg

That's all folks !

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 00:02

Que dire de cette espèce archi présente sur le pourtour de l'île de Sardaigne ? La proximité des nids entre eux est assez hallucinante. Je n'ai pas fait de mesures précises et il faudrait les multiplier pour en tirer des conclusions scientifiquement correctes mais je dirais, à la louche, que chaque nid dispose d'un espace de 1 mètre de rayon, voir 2 maximum (oui, c'est vraiment à la louche). Je n'ai pas vraiment observé d'agressivité: autant quand 2 ouvrières de 2 colonies se rencontrent, cela peut tourner très mal pour celle qui pénètre le territoire des autres. Là, quand une ouvrière d'une autre colonie en rencontre d'autres, elle se fait promptement acceuillir par une autre qui ouvre grand les mandibules et fait des petits bonds d'intimidation mais cela s'arrête là, ou du moins cela suffit à l'ouvrière égarée pour tourner les talons. L'activité des colonies était assez importante (peut-être est-ce dû à la saison), avec des nids très discrets (point de monticule ou d'élément démonstratif d'une quelconque présence) mais plusieurs entrées et des ouvrières qui circulaient entre ces dernières.

Dernière observation, les major sont plutôt de petite taille et peu nombreux. Rien à voir avec les mastodontes présents chez les Messor barbarus. L'eau semble être leur première préoccupation; les ouvrières capturées dans un gobelet pour adoption d'une gyne capturée, se sont littéralement jetées sur le fond du verre où il restait un peu d'eau.

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Deux vidéos pour vous montrer leur activité qui n'a pas vraiment de sens quand on les observe ainsi : pas de présence de graines qui indiquerait un fourragement, point de larves qui surgérerait un déménagement, aucune piste... !

That's all folks !

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:00

MessorminorH00001.jpgMessor minor hesperius: j'ai d'abord cru à une petite princesse (je m'emballe vite - je fais parfois plus preuve d'enthousiasme qu'elles), je croyais voir des mognons d'ailes (j'ai la vue basse - cela ne s'arrange pas avec l'âge), mais en regardant plus attentivement la tête de la dite nymphe (bien entendu absente de la photo - le contraire aurait été trop beau: "tourne-toi, que je puisse te prendre... la tête" LOL), il s'agit d'un major: la belle bête toute en volume ! Par contre, elles m'ont un peu gâté (quand même) avec une nymphe de minor tout contre. La différence de taille est fort sympathique (avis tout personnel). La vitesse de croissière de la colonie est tout aussi sympathique; pas de chômitude et une croissance importante. L'an prochain je suis bon pour un déménagement (fait chier - je déteste ça et je n'ai jamais cru aux déplacements de leur plein grès). Elles consomment un gros vers de farine par semaine, dont j'ai préalablement écrassé la tête histoire de ne pas avoir une hécatombe de minor dans l'ADF. J'aime bien la petite euphorie ou l'affolement que cela génère chez ces damoiselles. Moi sadique ? Ppppfff, quelle idée ! Bien sûr que oui, je signe des deux pattes. Mais non, je les aime mes bébêtes.

lateralisAA001.jpgCamponotus lateralis: juste un petit reste d'hier !! Un bébé tégénaire qui traversait ma cuisine (enfer et damnation !!!!!!!), pas de chance pour lui, il s'est pris une tatane dans la tronche avant de finir dans l'ADF des lateralis. L'inconvénient de la pulsion répulsive de la tatane (ça court vite ces bestioles - rien que d'imaginer que j'en ai peut-être dans ma chambre à coucher, j'en ai des frissons) est d'écrasser un peu l'animal. Déjà qu'elles chipotent sur la moindre proie, si en plus le truc est à moitié écrassé. Vous remarquerez que cela ne les empêche pas de venir suçoter le bon gibier (ouep, c'est du coureur). Elles ont un côté vampire,  des suceuses quoi, elles aspirent la substancielle moelle et délaissent ensuite le cadavre. Dans un tel cas de figure, inutile de dire, que les proies un peu sèches (mortes depuis "trop d'heures" - on va le dire ainsi, c'est plus simple) ne les intéressent pas, il leur faut de l'ultra frais et bien juteux à coeur. Tout le contraire de mes Cataglyphis qui laissent les charnus asticots séchés dans l'ADF sans leur accorder la moindre importance et n'aiment que les vers de farine, autrement dit les insectes à carcasse (exception faite des araignées dont elles raffolent - elles ont ceci en commun avec les lateralis). Ainsi en est-il des us et coutumes alimentaires de toute à chacune.

Enjoy !

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 00:01
Messorminor0004.jpg Messorminor0001.jpg Messorminor0003-copie-1.jpg Messorminor0005.jpg Messorminor0002.jpg

Messor minor hesperius: les photos concernent cette colonie, pour des raisons basement pratiques, c'est  celle qui est la plus avancée. Je vais être bref sur les barbarus, c'est très très lent ! Je compte les ouvrières sur les doigts d'une main et que des minor (je pense que l'humidité du nid est un peu trop importante). J'ai eu quelques décès dans l'anti-évasion, ce qui n'a fait que ralentir la croissance de la colonie. Par contre, les minor se développent très bien avec un couvain conséquent. J'aime beaucoup les deux dernières photos, malgré leur piètre qualité (une vraie galère ses bioramas de la mort avec leur épais plexi un rien opaque), d'abord pour la candeur et la maladresse de l'imago tout juste arrivé dans ce bas monde et ensuite pour l'ouvrière qui tient hors sol une bonne grappe d'oeufs. Elles le font parfois avec les nymphes, les suspendant dans les airs en s'accrochant avec les pattes arrières au plafond et se maintenant tête en bas (séchage du linge). Preuve en est que les biorama sont un rien trop humides pour ces deux espèces, même si elles s'adaptent. Même position qu'elles ne tiennent jamais pour faire leur pain qui se fait au sol. Je parle peu de mes Messor, faut dire aussi que j'ai du mal à concevoir un billet sans photo, cela fait tout nu, et c'est sur ce point précis que le bas blesse. Non content d'être dans des nids de m*rde qui provoquent des reflets et jeux de lumière à la noix (la mise au point automatique de l'APN en devient folle), les Messor sont les reines du stress et il faut les voir cavaler dans tous les sens à l'opproche du moindre faiseau lumineux... si encore j'éclairais et laissais ainsi, elles pourraient se calmer au bout de quelques minutes mais comme il faut jongler entre la position du nid, la position de l'ami Jobby, le stress est permanant. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, c'est ma pomme qui les a mises dans ces deux biorama (je n'allais pas les jeter non plus) et en connaissance de cause (circonstance aggravante).

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 02:43

Cataglyphis velox: elles sont folles dinguo ;o) ! J'ai désormais 30 cocons et les grosses larves étant nombreuses, l'effectif de la colonie devrait croitre fortement, d'autant que la gyne n'a nullement stoppé ses pontes. Je ne vais pas me plaindre d'une telle croissance exponentielle (ce serait un comble, surtout avec les nombreuses galères qu'elles m'ont fait subir) mais cela effraye toujours un peu, même pour un vieux de la vielle dans l'élevage de fourmis. Bah, elles sont belles, grandes et un vrai régal à l'observation.

cataglyphisVelox200.jpg cataglyphisVelox202.jpg cataglyphisVelox203.jpg

Les photos n'apportent rien de plus à ce que j'ai l'habitude de vous montrer (cela meuble toujours sympathiquement de se rincer l'oeil au passage, parole de myrmécophile). C'est amusant de les voir ensevelir les larves sous un petit tas de sable pour ensuite, de façon méticuleuse, enlever les grains qui restent accrochés aux cocons. C'est un vrai travail de fourmis; défaire ce qui a été fait. Je m'interroge toujours sur les nymphoses nues que j'ai eu en masse l'an dernier; hygrométrie trop importante ? Manque d'expérience des ouvrières ? Je crois que je n'aurais jamais la réponse et tant qu'elles poursuivent ce chemin, peu m'importe au fond. Même si leur élevage n'a rien de très complexe, tant qu'on chauffe (elles sont très proches des Formica dans leur comportement), cela nen demeure pas moins une espèce compliquée à maintenir.

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MessorStructor.jpgMessor structor: une p'tite photo faite avec l'Iphone 4 (c'est tout de même meilleur que l'ancien modèle) d'un major/media Messor structor (je vous laisse juge de la taille de la tête et donc de la caste à laquelle appartient cette ouvrière) se promenant sur le goudron. Elles sont de nouveau de sortie pour mon plus grand bonheur, même si cela reste encore timide je trouve. La colonie se trouve à l'espace extérieur et fumeur de mon entreprise. Joindre l'utile à l'agréable: fumer mon "chichon", me restaurer de façon peu équilibré, tout en observant quelques fourmis et cela en 30 minutes de pause. La colonie a cependant déménagé. Il y avait une entrée de nid entre un muret en ciment et le bitume; il n'existe plus rien désormais. Cela m'ennuie d'autant plus que j'avais un peu pris l'habitude de les nourrir, et d'ailleurs nombreux étaient les collaborateurs (par jeu je présume) qui laissait une p'tite obole à la colonie sous forme de morceaux de gâteau. Je ne sais donc plus où exactement crèche la colonie. Pas loin pour sûr... cette espèce reste vraiment un mystère: je n'ai vu qu'une seule fois un mâle, je n'ai jamais vu la moindre gyne ou princesse et l'activité se résume presque strictement à la belle saison; elle commence tard au printemps et s'arrête à la fin de l'été (août/septembre). Elles pourraient presque passer inaperçues.

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