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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 01:46

Manicarubida0050.jpgManica rubida: une histoire qui finit mal, un peu beaucoup de ma faute. Je suis parti une semaine en Croatie, mémère avait deux ouvrières et un fort prometteur couvain (une énorme grappe d'oeufs) ! Je me suis dit que dans le pire des cas et surtout en cas de grosse fringale, elles se mangeraient une bonne omelette. Quand je suis revenu et bien la gyne était seule, cavalait de partout, les deux ouvrières étaient mortes et il n'y avait plus aucune trace du couvain. Par contre, l'aire de chasse ainsi que le tube étaient infestés de ce que j'ai pris pour des psoques ! Pas des acariens en tous les cas. J'ai tenté un sauvetage en mettant la reine seule dans un nuveau tube mais au bout de 2 jours elle est passée de vie à trépas. Les psoques sont donnés pour inoffensifs; de gentils petits détritivores. Je n'en suis pas convaincu. J'ai eu un peu le même scenario avec feu ma colonie de Lasius flavus; une invasion de psoques suite à une diapause à l'extérieur et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je n'avais plus aucun couvain et plus aucune ouvrière. J'ai mis le tout sur le dos de l'espèce, très compliquée à maintenir une fois que l'on a dépassé le stade de la fondation mais cette expérience malheureuse avec Manica me fait plus que douter... alors, les petits psoques sautillant, danger pour les fondation ou petites colonies ??

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Camponotus cf pilicornis: je n'ai pas trop eu à loisir de photographier le fort prometteur couvain. Maman fourmi est vite venue se mettre en position protectrice, de son corps massif, sur les futures rejetonnes. Il est vrai que, comparée à ses filles, elle en impose. Je ne voudrais pas paraitre vulgaire, mais j'aimerai bien qu'elles finissent rapidement cette fournée dans la perspective d'une diapause, autrement dit, qu'elles se magnent un peu le fion. Comme toujours, je propose, elles disposent et en l'occurrence, elles ne semblent pas pressées du tout. Il suffit de regarder la physogastrie de leur mère pour s'imaginer qu'elles repartiraient bien pour une nouvelle vague de naissances alors que ce n'est pas prévu au programme. Je me console à la vue de la taille de certaines larves: y a du bon qui arrive, du très bon même ! Sinon RAS. Elles se nourrissent exclusivement de nuit, il suffit donc de déposer vers de farine et miellat frais le soir avant d'aller rejoindre les bras de Morphée et le tour est joué.

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Voili voilou pour les maigres niouz...

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 10:47

Manica rubida: on commence par la mauvaise nouvelle, la gyne que j'aimais tant photographier à passer l'arme à gauche, son unique ouvrière est morte aussi ! Quant au couvain, les nymphes étaient éparpillées et hormis une, moisies ! C'est le genre d'évènements qui font bien plaisir. J'ai récupéré une nymphe colorée que j'ai donné à l'autre gyne. Cette dernière, qui a aussi une nymphe colorée et qui se porte bien, l'a acceptée et léchouillée dans tous les sens (je présume qu'elle va ainsi éliminer tout risque de champignon). Je pense que le méchouillage de la patafix est responsable du décès de cette malheureuse. A la base, cela partait d'un bon sentiment: éviter que les tubes roulent lors de manipulations. Enfin bref... il me reste encore une gyne !

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Camponotus lateralis et cruentatus: les fortes chaleurs (c'est le moins qu'on puisse dire avec des 40°C en pleine journée - va mourir si ça continue) boostent surtout les cruelles. Les lateralis suivent lentement leur petit bout de camino del campo. Effet pervers (ooooh ouiiiiiii), cela génère une forte condensation dans les nids et sur les vitres, sauf chez les cruelles (encore une fois, il faut toujours qu'elles se distinguent des autres celles-là) où c'est surtout la craditude qui gêne la prise de belles images pour enfants sages comme meuhoua (je vais le gagner ce concours de grimace). Bref, rien de bien neuf parmi mes nombreuses colonies. En tout cas, pas vraiment de quoi alimenter un blog... sniff sniff...

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 00:01
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ruru1004.jpgManica rubida: tout se passe pour le mieux en ce qui concerne les deux gynes ! La première, celle du haut sur les photos, a sa première ouvrière (les mandibules sont vraiment proéminentes chez l'espèce, on dirait une paire de ciseaux), 5 belles nymphes et une larve. Je me demande si elle ne m'a pas boulotté ses oeufs (ce qui ne me dérangerait qu'à moitié). En fait, j'ai fait une boulette ! Lors d'un nourrissage, j'ai trouvé la gyne un rien bizarre; ses déplacements étaient un peu zigzagant (comme si elle était ivre) et ses antennes semblaient avoir été passé au fer à friser (j'exagère un peu). J'ai d'abord pensé à un effet toxique de la Patafix (vu qu'elle en avait mâchouillé pour se faire un nid - que j'ai détruit par la suite) avant de réaliser que le module manquait d'humidité !!! J'ai rapidement rectifié le tir en remplissant la réserve d'eau. Si les deux modules accueillant les deux gynes sont identiques (boites rectangulaires de rocher en chocolat de monsieur l'ambassadeur avec un lit de sable et une semelle en plâtre de paris - rien d'extraordinaire), l'un est presque complétement fermé alors que l'autre dispose d'une grande grille d'aération, l'évaporation ne se fait donc pas au même rythme, CQFD. Il faut donc que je fasse gaffe. Si les fortes températures ne semblent pas du tout les gêner, le manque d'humidité pourrait leur être fatale.

Quant à la deuxième gyne (photo du bas de la ligne), celle qui reste morticus dans son tube de fondation (cela doit lui sembler le lieu le plus sécurisé malgré mes différentes interventions dûes au nourrissage), elle a sa première nymphe et les larves sont également à un stade avancé. Je signale aussi qu'elle a des keupains en la personne de petits psoques... ils étaient déjà présents du temps des anciennes occupantes de ce nid, des Lasius flavus, et je pensais naïvement qu'un nettoyage et asséchement du nid avait eu raison d'eux. Leurs oeufs doivent être vraiment résistants ! Non seulement ils ont le gîte mais en plus le couvert avec les cadavres de vers de farine que la gyne ne consomme pas entièrement, la belle affaire ! Pour en revenir à madame de rubida, sous peu, elles devrait avoir ses premières fifilles. J'ai le temps d'y réfléchir (l'an prochain - je radote hein ?) mais un nid en plâtre le fera bien, l'espèce ne semble pas foreuse !

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 00:03
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Manica rubida: autant j'en ai une qui reste dans son tube à essai (la prudence et la "timidité" même), autant l'autre (en fait, celle que je vous présente tout le temps en photo) et une vraie excitée du bocale. Les déménagements sont vraiment son truc ! Voici donc son quatrième lieu de nidification, sauf que cette fois, surement fatiguée ou excédée que je la dérange à chaque nourrissage, elle a sorti les grands moyens en se bâtissant un nid avec des boulettes de patafix (pas certain xa soit très bon pour elle de manipuler un tel produit). Tout va bien pour m'dame la grosse rouge: une nymphe qui se colore (une aide de camps sera bienvenue), les autres larves grossissent pas mal bien et elle a même de l'ambition avec une grappe de noeunoeufs. N'est-il pas xest un zamour de gyne en cours de fondation ? D'un autre côté, elle a raison de prendre ainsi ses quartiers car ce sera également son nid/ADF provisoire et son lieu de diapause. Je vais attendre bien sagement le retour de diapause et la présence d'ouvrières pour songer à une fusion des deux colonies; il me semble avoir lu quelque part que mettre tout le monde dans un lieu neutre (l'ADF d'un nouveau nid) pouvait être une solution, du moins chez Myrmica, pas de raison que cela ne le fasse pas pour Manica (elles ne font pas me concasser les noisettes les montagnardes là !). Cela fonctionne ou c'est la boucherie... mouais... cela m'arrange bien d'avoir encore le temps finalement.

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Solenopsis cf fugax: merdax de merdax ! Et une colonie orpheline de plus. Cela va que ce sont des gynes qui se sont imposées à moi via un essaimage plus que massif dans la piscine de mon club de vacances (Italie) parce que sinon, je ne me serais même pas lancé dans cette aventure. Vraiment de la pénible et de la difficile ! Les trois premières photos représente la colonie désormais sans gyne et la quatrième une des deux colonies qu'il me reste. Il me reste donc à fusionner deux colonies. Je ne vais pas vous faire la chansonnette pour extirper quelques larmichettes de vos yeux secs mais la colonie maintenant orpheline avait un sacré joli couvain avec même des oeufs. Je me tâtonne pour une mise en nid; l'occasion faisant le laron. Il me reste de ces petits nid made in Fourmis.fr, très très humide (y compris l'ADF) et maxi petit où j'avais mis mon ancienne colonie de Tetramorium (accessoirement assez pourraves aussi). Et si je fusionnait carrément les 3 colonies, histoire de régler le truc ?? Une affaire à suivre, une de plus :o)

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 00:01
Manicaaaa103.jpg Manicaaaa100.jpg Manicaaaa101.jpg Manicaaaa102.jpg

Manica rubida: les deux gynes n'ont pas tout à fait le même comportement. Celle sur les photos est celle qui a le couvain le plus avancé avec une nymphe et même une ponte toute fraiche (youpi hourra, doux Jésus marie Joseph merci mon Dieu auquel je ne crois pas). Assez étrangement, elle a abandonné le tube à essai pour crécher directement dans l'ADF (comme elle est fermée et très humide, ce n'est pas vraiment un souci). Sans compter que cela facilite les prises de vues, en théorie seulement car madame, toute vindicative qu'elle soit, a aussi les nerfEs à vif. C'est vraiment la moins timorée; toujours la première à sauter sur les proies mises avec la technique de la tenaille: mieux que le judo, saisie entre les mandibules et coup d'aiguillon (sans pitié - il faudrait que je fasse une photo à l'occasion). La deuxième photo aurait pu être de la tuerie mais madame bouge sans arrêt, donc au moindre mouvement... dommage. Je l'ai gruchée pour la prise d'images: j'ai éteint l'ami Joby, j'ai attendu qu'elle rejoigne sa couvée et hop, APN en main j'ai de nouveau éclairé; un petit jeu du chat et de la souris, niark niark niark, ou quelques petits moments de clic clac pas Kodak (puisque Canon). C'est sûr que quand elle se coince entre le plexi de l'ADF et le tube à essai vide et reste donc immobile les photos sont mieux, du moins autant que peut l'être une pic à travers du plexi (cela relativise - cela a un rien cataracte). Pour ce qui est de l'autre gyne, elle est restée dans le tube à essai et ses larves grossissent doucettement. Pour la nourriture, elles ont du pseudo-miellat à disposition (bof bof, ce n'est pas trop leur truc) et tous les deux jours, une proie vivante; asticot ou vers de farine. J'espère que l'aventure Manica sera plus heureusement que l'aventure Myrmica en son temps (les acariens, merci bien, du moins pour l'une des deux colonies que j'avais, en plus, décidé de garder - c'est ce qu'on appelle un choix à la con ou de merde).

Temnoo100.jpgTemnothorax unifasciatus: elles prennent petit à petit leur quartier dans le nouveau nid (photo de gauche - vous ne pouvez pas vous tromper, il n'y en a qu'une), l'ancien se vidant de leurs occupantes via des portages sociaux fort sympathique à mater. Le nouveau nid est beaucoup moins humide, il devrait mieux leur convenir je pense. Mine de rien, mine de crayon (pas le mien hein), il leur reste pas mal de couvain (pourvu qu'elles se fassent une nouvelle gynette - pitiiiiiiiiiiiiiié pour le pauvre éleveur que je suis). Hormis cela et je leur en suis grès, elles ne font strictement RIEN. Elles sont pour ainsi dire déjà en diapause: très peu de frourragement et attitude de rester groupIR dans le nid typique d'une diapause. Ce sont des habituées, quasi chaque année elles me font le "coup" (une année je les avais sorties trop tôt de diapause et cette année il semblerait que le chaud printemps les a un peu chamboulé). Une fois l'essaimage passé, c'est morte plaine chez les Temno (là, cela a été un lâché de mâles). A ceci près tout de même (il ne faut pas que je sois mauvaise langue non plus), les pontes de la gyne (il n'y en a plus) et le soin protigué au couvain (il y a encore !). And quand je dis soin, ce sont léchouilles mais pas nourrissage, ou très peu. J'attends la fin du déménagement pour calmater correctement la connexion avec le nouveau module; pour l'instant j'ai un peu de patafix et quelques évasions (rien de bien méchant). Il faudra que je me souvienne que l'espèce est plutôt nomade et j'eusse dû comprendre (en les observant plus attentivement) qu'elles souhaitaient changer de lieu de nidification.

That's all folks !

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 00:01

J'ai ma deuxième gyne Manica rubida: ses larves sont à un stade plus avancé que celle que j'ai reçue d'Allemagne. Il ne me reste plus qu'à unifier les deux gynes. Yaka hein ! Je ne vais pas me casser la tête, je vais déposer le deuxième tube dans l'ADF fermée de la première gyne; elles se débrouilleront toutes seules comme des grandes filles qu'elles sont. Plutôt que de faire une nouvelle séance photo, j'ai opté pour une petite vidéo. Pour les tubes, il n'y a que deux solutions:

  • le tube en verre qui fait des reflets lumineux assez pénibles
  • le tube en plastique qui ne laisse pas passer la lumière correctement

Tout ça pour dire que ce n'est pas de ma faute si la vidéo n'est pas top (les mauvais cherchent des excuses, les bons trouvent les moyens). Ceci dit, c'est quand même plus transparent avec un tube en verre.

Je ne me lasse pas d'observer ma première gyne chasser, on dirait un chien d'arrêt (sans déconner). La bestiole plaque son corps au sol, elle tatouille des antennes la surface de l'ADF (à la manière d'une truffe de toutou cherchant une piste) et cherche... c'est vraiment trop planant !!!

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 00:01

Laissons parler le maitre de Les Fourmis D'Europe Occidentale et Septentrionale, pour moi, cela reste encore LA référence francophone de la myrmécologie, même si cela date et que donc il y a eu des changements depuis.

- MANICA RUBIDA -

Longtemps réuni aux Myrmica, ce genre s'en sépare aisément, à première vue, par l'absence d'épines médiaires chez les ouvrières et reines, la grande taille, la massue antennaire de 5 articles. Mais il y a aussi d'excellentes caractères dans les mandibules, très dentées (18 dents chez la femelle, 14 chez le mâle, jamais plus de 10 chez Myrmica) et les volsellas du mâle.

La biogéographie est moins distincte. Alors que les Myrmica sont certainement d'origine asiatique, les Manica ont une seule espèce européenne, allant jusqu'en Sibérie, et 5 espèces nord-américaines, dont une parasite: ce groupe paraît donc provenir du Nouveau Monde. Biologie analogue à celle des Myrmica du groupe scabrinodis.

L'espèce est peu variable dans son domaine, et, contrairement aux Myrmica, n'a donné lieu à aucune création de races et variétés, malgré le zèle de Forel et Bondroit pour ce genre de travail. Sa forte taille permet d'ailleurs de bien voir les détails à la loupe et d'éviter les confusions.

Commun en montagne, de 900 à 1 800 m, sauf dans les Pyrénées où il manque totalement. Europe centrale et orientale, Allemagne du sud, Oural près de la Caspienne, Sibérie. Nord de l'Apennin, Asie mineure, Caucase. Absent en Espagne. Atteint çà et là 2 200 m à 2 400 m, en Suisse. Très proche de la région méditerranéenne à La Turbie (Alpes-Maritimes), vers 900 m sur pelouse.

Biologie: fait de grands nids superficiels, parfois de plus de 100 m2, dans des terrains en pente faible mais peu argileux : sablonneux ou fissurés. Reines nombreuses. Fourmilières sous les pierres, plus rarement sous les mousses. L'optimum en France est de 1 000 à 1 600 m sur granite, dans les forêts de conifères exposées au nord : la localité la plus riche en Manica observée par moi est à l'ouest de La Louvesc (Ardéche), non loin de Lyon et déjà sur le Massif central granitique. Mais l'espèce peut habiter du calcaire sans arbres dans les Alpes. Ne fait pas d'ordinaire plus de 2% des fourmilières locales. Piqûre pénible, mais rarement effectuée. Fourmi très combattive, repoussant les Formica.

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Pour en revenir à ma choupette à moi que j'ai, après le miellat qu'elle a consommé et une petite évasion (c'est de ma faute, la boite Ferrero est cassée à un angle - un bout de scotch et HOP), elle a ramené le vers de farine au sein du tube pour un nourrissage en ordre de sa couvée (je suis en train de repenser à la morphologie des larves avec leurs têtes un peu particulières - je suis à retardement en ce moment). Si ce n'est pas une affaire rondement menée, je ne sais pas ce que c'est... elle n'a pas grand chose d'une gyne tant sa vivacité est importante.

On the roads again, again...

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 00:01

Une nouvelle venue !

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Manica rubida: que d'aventures et d'aventures en aventures... bref, j'ai failli ne jamais l'avoir. Ce que cela peut m'énerver ces transporteurs privés qui font vraiment n'importe quoi (je pensais que TNT était le pire, non non, GLS est pas mal dans le genre). Quand on habite Lyon et que le transporteur balance le colis à Toulouse, forcément, non seulement il ne trouve pas l'adresse mais en plus, il renvoie le colis à l'expéditeur. Je ne voudrais pas être vieille France (même si je m'en fous) mais rien de mieux que la Poste. Bref, après quelques discussions avec le commerçant (qui me proposait un renvoi du colis à mes frais - même pas dans mes rêves - je m'étais résigné à faire une croix dessus), j'ai fini par obtenir ma commande via la Poste tout simplement (pourquoi faire compliqué et cher). Je suis quand même impressionné par la taille de cette dame, par le volume du couvain aussi pour dire vrai (8 larves dont une assez importante en taille). Elle n'est pas que grande, c'est aussi de la nerveuse. J'ai réutilisé le nid de mes Lasius flavus (un petit coup d'eau et cela ressert) pour qu'elle puisse continuer sa fondation semi-claustrale; à disposition miellat et un vers de farine escagassé par mes soins. J'ai collé le tube à la patafix puis je l'ai ouvert (cela a été un gros affolement, dard sorti). Bien entendu, l'ADF est humidifiée. Ayant fait l'espion à la torche, je peux vous dire que le miellat a été bien consommé. J'espère qu'elle s'acclimatera et aura une nombreuse descendance, après tout, c'est le but du "jeu". Et comme je suis perspicace, je pense même lui adjoindre une collègue ou une deuxième gyne. C'est l'occasion aussi pour moi de me plonger dans mon F. Bernard, même s'il n'en dit pas grand chose au final !

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