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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:01

 The Fungus-Growing Ants of North America de William Morton Wheeler, Dover P.

Je lis très lentement (c'est dense aussi) mais avec plaisir ! Déjà le mois de décembre...

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Les champingnionnistes ne se contentent pas que de feuilles mais de toute sorte de végétaux:

  • pelure d'orange (la partie blanche uniquement)
  • les fleurs

Elles prennent un soin particulier à l'aération de leur nid via un système complexe d'entrées et de sorties. L'auteur indique que c'est afin de maintenir une certaine température (NDT: forcément, rien ne permettait à l'époque  de mesurer le CO2 et l'oxygène... je ne vais pas plus avant).

Les feuilles mouillées ou sèches ne sont pas fourragées. Le fungus nécessitant des conditions particulières de température et d'humidité. En cas de pluie ou de trop forte chaleur, les ouvrières ne fourragent pas.

Les plus petites ouvrières, les minimes, s'occupent exclusivement du fungus et du couvain, elles ne sortent jamais.

Les travaux de Belt ont été ignoré pendant plus de 20 ans et on a continué à penser et d'écrire que les champignionnistes mangeaient des végétaux, malgré le soutien écrit d'un certain Charles Darwin.

Le fungus est généralement gris, parfois brun.

Les nids sont profonds, les tunnels droits et la chambre à culture (le jardin à fungus) assez grande, selon l'espèce, il peut y en avoir qu'une seule ou plusieurs.

Les créoles nomment les champignionnistes les fourmis ciseaux (mignon, non ?).

Atta cephalotes (Trinidad) met une nuit pour défolier un manguier (de la taille d'un pommier âgé).

Tanner, en 1892, fut le premier à étudier des Atta cephalotes en laboratoire et il décrivit avec précision le processus de "jardinage":

- les ouvrières lèchent et triturent les morceaux végétaux, les réduisent en taille et en font des petites pelotes qui sont ensuite incorporées au fungus (la fabrication de la pelote dure 15 minutes). Il faut ensuite à peu près 40 heures pour que la dite pelote se recouvre d'un duvet blanc.

- les ouvrières peuvent pondre des oeufs qui deviennent ouvrières ou princesse

- les petites larves consomment des spores

- les grosses larves consomment des morceaux entiers de fungus

Le fungus se présente sous la forme d'un amas (plus ou moins sphérique) alvéolée. Il faut 12 heures à une colonie pour reformer cette boule si elle a été détruite.

La plupart des champignionnistes nichent dans la terre mais certaines nichent dans le bois mort.

Le fungus des différentes espèces d'Atta est interchangeable. Entre les différents genres, il ne l'est pas.

Le jardin est une culture pure; tout élément étranger (bactérie ou autre champignon) amené par les ouvrières fourrageuses est éliminé.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 09:22

Le père Nouyel est passé :o) Oui il est en avance et alors ??? Et voilà mon nouvel outil !!! Niark niark niark ! Belle bête :o) Sauf que je n'ai pas trop le temps de faire mumuse avec (jeudi - vendredi je devrais m'atteler à la tâche) et que je ne comprends rien à tous ces boutons, y en a une chiée et demi. Petit souci, la carte mémoire vendue avec pour 1€ de plus est daubée, mon  ancien APN veut la reformater mais n'y parvient pas et mon ordi refuse de la lire. J'ai pourtant bien vérifié (même pas blonde !!) que la carte n'était pas verrouillée. Heureusement que j'en ai d'autres et d'ailleurs, j'en attends une de 16 Go (tant qu'à faire hein). J'ai quand même fait quelques photos mais sans comprendre les réglages à faire, forcément, cela ne le fait pas. En macro, la mise au point ne se fait pas et quand je parviens difficilement à faire quelque chose, tout est jaune par manque de lumière. Je n'incrime nullement l'APN, essayez de faire une photo macro avec la fonction paysage, vous m'en direz des nouvelles ;o))))

Canon0001.jpg Canon0002.jpg Canon0003.jpg

Cela ne pourra être que mieux que mon ancien Kodak pourrave et ses 4 millions de pixels et son zoom optique X10 car je suis quand même à 14 millions de pixels avec un zoom x35 et vidéo en full HD s'il vous plait (y a pas photo comme dirait l'autre). Le tout est d'apprendre à m'en servir !!! Non parce qu'en plus de la carte daubée, il n'y a pas de notice d'utilisation (la notice de mise en route est présente, genre "comment insérer la batterie", mais ne me sert à rien - je veux bien ne pas être doué mais à ce point !!!!! ). Je vais installer les CD à contre coeur (que je giclerai après - je déteste ces trucs archi inutiles à la con) pour voir si je peux tirer quelque chose...

Ma loupe Raynox s'adapte sur l'objectif de ce nouveau Canon (en même temps, c'est un peu universel) et j'étais tout content (la buse absolue) mais pas la bonnette et sans recul entre la loupe et l'objectif, cette dernière ne me sert pas à grand chose... pom pom pom... il faut donc que je m'en trouve une autre. Encore faudrait-il qu'elle soit commercialisée.

The end !

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:10

 The Fungus-Growing Ants of North America de William Morton Wheeler, Dover P.

Je vais vous gaver avec mes bouquins mais myrmécologiquement parlant (un ch'tit néologisme au passage), je me fais très chier. C'est même à mourir d'ennui, diapauses obligent.

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A l'origine, c'est une publication de The Bulletin of the American Museum of Natural History de 1907. Ici, l'ouvrage, celui que je possède du moins, date de 1973. C'est écrit en un anglais début du XXe siècle et cela tranche donc avec les textes scientifiques que j'ai pu lire; c'est très littéraire, le style est savoureux et très soigné. Ce n'est pas pour autant plus simple à comprendre parfois, au moins c'est agréable, c'est toujours ça de gagné; c'est loin d'être le cas des publications actuelles avec un style bien lapidaire que la langue anglaise favorise. Ne faites pas un procès en sorcellerie ni à moi, ni à l'auteur, ma fiche lecture a pour but de vous faire partager ce qu'il y a de contenu dans le livre (rappel, nous sommes en 1907), pas de savoir ce qui est faux ou qui mériterait d'être éclairé au vu des connaissances actuelles. Depuis, la myrmécologie a fait des progrès !

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Les fourmis champignonnistes sont présentes uniquement sur le continent américain, du sud de l'Argentine au nord du New Jersey. En partant de l'équateur: du 40°parallèle nord jusqu'au 40° parallèle sud (et un ch'tit chiasme). Elles appartiennent toutes à la sous-famille des Myrmicinés et parmi cette sous-famille, seules les fourmis de la tribu Attini (l'auteur utilise le terme Attii) sont champignionnistes. Autre fait unique, il n'y a que deux autres insectes capables d'élever un champignon:

  • les termites
  • Tomicine scolytidae

Leur étude s'avère complexe car elle rassemble deux disciplines: l'entomologie et la botanique.

Elles vont partie intégrante de la culture amérindienne avec des légendes les concernant (je vous en fais grâce mais l'auteur en mentionne une). Les gynes sont également récoltées et mangées lors des essaimages massifs. Les soldats et leurs fortes mandibules sont utilisés pour suturer les plaies; un soldat est présenté devant une plaie dont il pince les deux bords puis il est décapité.

Les premiers explorateurs les mentionnent dans leurs récits ( Hispogniola -> Haïti) comme détruisant les cultures.

Il existe plusieurs noms vernaculaires:

  • iczau ou icza pour les gynes (indiens)
  • saubas au Brésil

Lincecum fut le premier en 1867 à les étudier (Atta texana). Il mélangea vérité et fiction. Il pensait que les fourmis mangeaient des végétaux et plantaient des graines à proximité du nid afin de se faire de l'ombre (!!).

Norton en 1868 (Atta fevens au Mexique) se borna à observer l'extérieur du nid sans manifester le moindre intérêt pour les jardins internes.

En 1870, Townsend continua dans l'erreur de penser que les fourmis mangeaient la végétation et affirma que le champignon présent dans le nid servait  à chauffer le couvain via un processus de fermentation.

Belt en 1874 (Atta texana) fut le premier à comprendre que les champignionnistes cultivaient un champignon afin de s'en nourrir.

Quelques photos histoire d'agrémenter le billet et de ne pas avoir une longue enfilade de textes brutes. Le livre en contient très peu et ce n'est que du vilain noir et blanc...

Atta00001.jpg Atta00002.jpg Atta00003.jpg Atta00004.jpg

 

A suivre...

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 00:09

Urban Ants of North America and Europe (Identification, Biology and Management) de John Klotz, Laurel Hansen, Reiner Pospischil et Michael Rust

Il est assez rare que je lâche un livre mais là, c'est vraiment trop nul !!!

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LasiusPestspecies.jpgFranchement, voilà un tableau qui résume assez bien les données de l'ouvrage: les imprécisions et le grand n'importe quoi ! Que viennent faire L. emarginatus et L. platythorax dans les espèces nuisibles ou invasives à coté d'un L. neglectus ? Quant aux espèces comme Lasius niger que l'on trouve des deux côtés de l'atlantique, ne comptez pas sur le texte pour vous donnez la moindre information. On se doute bien que L. niger a voyagé avec les migrants (ce n'est nullement indiqué dans le livre), surtout en un temps où tout se faisait par bateau mais il aurait été intructif de savoir les zones géographiques nord américaines d'installation, un petit suivi de l'extension de l'espèce, les interactions avec les espèces endémiques etc. Que dalle, on reste dans des généralités à mourir d'ennui comme quoi il existe des Lasius de différentes couleurs (!!!!), qu'elles élèvent des pucerons ce qui peut être gênant pour les cultures et j'en passe. Un must amerloque: on aguiche avec le sujet des fourmis invasives (horreur et crainte) donc du sensationnel et au final on se retrouve avec un recensement à la mort-moi-le-noeud; pour être exacte, une mauvaise compile de plusieurs travaux scientifiques. Vous me direz que le titre est "explicite", il parle des fourmis urbaines. Soyez clair, elles le sont quasiment toutes ! Pour faire simple, un livre sur les espèces invasives reste à écrire et celui que j'ai lu sur les espèces de Nouvelle-Zélande était beaucoup plus intéressant. Bref... ce livre est une grosse daube et je n'irais pas plus loin !

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Météo: je suis bien content que mes colonies soient dans mon frigo, les températures continuent de chuter, 3°C le matin et le gel nocturne s'annonce. On a même eu des flocons de neige, un peu comme toute la France, même si cela n'a duré que quelques minutes par ci, par là ! Un temps de merde quoi, ou tout simplement l'hiver... :''''(

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Du coup, dégouté par le contenu sur les "fourmis urbaines", je me plonge dans du plus hardu, niveau lecture j'entends, alias The Fungus-Growing Ants of North America. C'est le dernier bouquin en anglais qu'il me reste.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 16:01

Urban Ants of North America and Europe (Identification, Biology and Management) de John Klotz, Laurel Hansen, Reiner Pospischil et Michael Rust

Je commence le long catalogue des espèces invasives recensées. Ceci dit, c'est assez mal fait avec des tonnes d'imprécisions voir de choses complétement fausses !!!!!

  • Camponotus:

Les auteurs donnent 24 espèces comme nuisibles aux USA, ce ne sont pas les mêmes chiffres que l'ouvrage que j'ai lu précédement Carpenter Ants, aller comprendre. Deux espèces principalement ont un status de nuisible aux USA: C. herculeanus et C. ligniperdus. On les trouve également en Norvège et en Suède et jusqu'en Asie (c'est vaste comme localisation !!). Le paragraphe reprend ce qui peut être dit dans le livre que je vous cite plus haut, je ne vais donc pas répéter.

  • Formica:

Il existe 150 espèces dans le monde dont 78 en Amérique du Nord. Elles peuvent vivre jusqu'à 4 267 mètres d'altitude. Elles ne sont nuisibles que quand un nid est proche d'une habitation via le fourragement des ouvrières. Vous voulez le ponpon du livre ? J'ai halluciné !!!

"For example, F. rufa are monogynous in Europe except in the British Isles, where nests may contain up to one hundred queens (Czechowski et al. 2002)." Donc, sortant une source histoire de se couvrir (si ce n'est pas un tuyau troué, je ne sais pas ce que c'est), l'auteur affirme que l'espèce est monogyne en Europe sauf dans les îles britaniques où les nids peuvent contenir des centaines de reines !! C'est faux, il va s'en dire !

L'auteur indique que l'espèce est protégée dans certains pays européens et qu'elle est bénéfique aux forêts. Je me demande encore ce que vient faire ce genre dans ce livre... ils auraient pu s'abstenir, surtout pour dire une connerie !

  • Paratrechina (Crazy Ants - fourmis folles):

Il existe plusieurs espèces: P. longicornis, P. bourbonica (origine inconnue - aiment les zones urbaines), P. vividula (originaire du Texas), P. pubens.  Elles se sont propagées via le transport de marchandises et ont colonisé plusieurs pays. Aux USA, elles affectionnent les états du sud et les régions côtières (Floride).  On les trouve en Allemagne ou en Suisse (dans les serres), en Australie, Nouvelles-Zélande, Inde, Amérique centrale et du sud, la péninsule arabique, l'Asie du sud-est et les iles du pacifique (Hawaï par exemple).

Elles ne pratiquent pas l'unicolonialité (les différentes colonies sont agressives entre elles). Les colonies sont plutôt petites (entre 2 000 et 10 000 ouvrières) et polygynes. Les vols nuptiaux sont avortifs (l'expression est bizarre, je sais); les mâles attendent les femelles aux sorties du nid et les fécondent quand ces dernières sortent. Les ouvrières sont très friandes de sucre.

  • Prenolepis imparis (Small or False Honey Ant or Winter Ant):

Cette petite espèce est présente à travers les USA, au sud de Canada et au Mexique, elle est souvent associée au chêne. Comme son nom vernaculaire l'indique, cette espèce estive en été pendant plusieurs semaines et fourrage autour des 0°C ("begins foraging at temperature around freezing" - je cite tellement c'est...). Colonie entre 600 et 10 000 ouvrières, polygyne et monogyne.

Je n'ai pas compris en quoi cette espèce était invasive, le souci qu'elle posait, son biotope d'origine et les biotopes colonisés, tout simplement parce que ce n'est pas indiqué: 38 lignes exactement lui sont consacrées... ce livre commence à être pénible !!!

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Pour faire une petite parenthèse sur mes colonies, j'ai changé de place mes méditerranéennes; elles sont passées de mon balcon (le jour il fait 6°C et la nuit cela descend à 5°C, et les températures devraient encore chuter) au bac à légumes de mon frigo où il fait un petit 7°C. A ces températures, les C. lateralis ne bronchent pas même quand on manipule le nid, C. cruentatus bougent un peu. Les Temnothorax unifasciatus en fondation non plus ne font aucun mouvement alors que mes Componotus ramenées d'Italie se meuvent encore un peu.

Je n'ai pas encore arrêté ma décision quant à la sortie de diapause mais une chose est certaine, elles me manquent terriblement...

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 11:59

Urban Ants of North America and Europe (Identification, Biology and Management) de John Klotz, Laurel Hansen, Reiner Pospischil et Michael Rust

J'en entame un nouveau, niark niark niark ! Je pense que le sous-titre est assez parlant sans que je m'étale dessus. Comme je vais vous faire grâce des généralités sur les fourmis, je vais tâcher de sortir la substancielle moelle du bouquin.

Juste une petite parenthèse: exotique ne veut pas dire  tropicale ! Myrmica rubra est exotique en Amérique du Nord, parce que non endémique à ce continent !

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Les USA consacrent chaque année 1,7 milliards de dollars contre les fourmis invasives/nuisibles (l'ouvrage date de 2008, les chiffres sont donc relativement fiables).

  • 41 espèces sont considérées comme des nuisibles aux USA
  • une dizaine en Europe

Sur un total estimé de 20 000 espèces (12 000 seulement sont recensées), c'est peu au final ! Il y a deux catégories:

  • les nuisibles qui colonisent les milieux urbains
  • les nuisibles qui colonisent les aires naturelles

En Californie, sur 281 espèces, 22 sont exotiques dont Linepithema humile et Solenopsis invicta. En Europe, il n'y avait jusqu'à récemment que la fourmi pharaon (Monomorium pharaonis) mais le nombre a considérablement augmenté (NDT: voyez comme dès qu'il s'agit de l'Europe, on reste dans le flou !!! Vraiment cela m'éclate, cette zone obscure et nébuleuse qu'est l'Europe !!). En Suisse par exemple, en 2005, on a trouvé 7 espèces exotiques. Dans le monde, on estime que 147 espèces vivent désormais hors de leur milieu d'origine.

Plusieurs raisons:

  • les transports de marchandises
  • l'urbanisation
  • la destruction des biotopes offrant des espaces ravagés et libre de toute concurrence

NDT: un petit passage délicieux sur l'Europe (c'est tellement mingon LOL):

"In addition to unintentional transfer, there is a burgeoning "pet trade" market in live insects, including ants. In Europe for example, hobbyists interested in rearing ants in a terrarium or - in the case of certain species of Pheidole - as food for animals such as exotic arrow poison frogs can order small colonies from Internet sources. The ants, particulary the polygynous species, may escape and become established in new areas (Buschinger 2004). Culturing ants at home is also becoming popular in the United States, althought it is illegal to trade ant queens."

Je vous le traduis ? Je vous préviens, je suis assez mauvais !!

"En plus des invasions involontaires, les débuts d'un commerce d'animaux vivants, comprenant les fourmis, existe. En Europe par exemple, des passionnés élèvent des fourmis dans des terrarium ou -dans le cas de certaines espèces de Pheidole - en acquièrent sur Internet afin de nourrir  des animaux comme les grenouilles amazonniennes. Les fourmis, particulièrement celles qui sont polygynes, peuvent s'échapper et ainsi s'établir dans de nouveaux biotopes (Buschinger 2004). Elever des fourmis chez soi devient très en vogue aux Etats-Unis, même si le commerce de gynes est illégal."

L'ouvrage offre ensuite un catalogue de chaque espèce, avec clef d'identification et tutti quanti... une lecture qui ne s'évère pas des plus réjouissantes !!! Je vais m'éclater à résumer tout cela...

Quelques photos du livre (histoire de faire déco):

invasives001.jpg invasives002.jpg

 

That's all folks !

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 11:23

Carpenter Ants Of The United States And Canada de Laurel D. Hansen et John H. Klotz

Et un de moins puisque je viens de le finir !!! Je me demande sur lequel je vais embrailler maintenant. Finalement, c'est bien l'hiver, on peut faire des nids tranquillou pendant que ces dames "dorment" et surtout bouquiner...

  • Economic importance:

Que serait l'économique sans les USA !! In God (money) we trust !! Ce n'est pas la partie (fin) la plus sympathique de l'ouvrage, j'abrège beaucoup, m'enfin....

- 49 espèces peuvent loger dans les habitations (quasi exclusivement des nids satellites)

- 35 espèces sont urbaines et sont considérées comme nuisibles

- Les Camponotus sont considérée comme plus nuisibles que les termites

Topo:

L'homme est responsable de l'arrivée des Camponotus dans les villes (vous en doutiez ?).

Des prairies (inapropriée pour les Camponotus) ont été transformées en ville et agrementées d'arbres. Les constructions nord-américaines utilisent beaucoup le bois et c'est ce même bois contaminé qui a permis l'arrivée de ce genre en zone urbaine. Les chocs pétroliers ont permis aussi aux Camponotus de voyager massivement (passage des forêts à la ville) via le bois de chauffage qui a été à ces occasions massivement utilisé.

Dégâts:

Les Camponotus utilisent toute sorte de bois, jusqu'aux encadrements de portes et fenêtres. Même les matériaux de construction moderne leur offrent un logis satisfaisant, la laine de verre par exemple; facilement creusable, elle conserve humidité et chaleur. Les vides dits sanitaires sont également beaucoup colonisés.

Les nids satellites sont les plus vicieux !

On estime que 10% du bois exploité devient impropre car infesté.

Les colonies de pucerons portent préjudice aux jeunes connifères (entre 4 et 8 ans d'âge).

Les Camponotus s'attaquent également aux voies ferrées et aux poteaux téléphoniques.

Les ruches en bois peuvent être attaquées.

Au New jersey, 75% des arbres plantés en zone urbaine entre 1981 et 1982 sont infestés. Les ouvrières pouvant creuser jusqu'au coeur de l'arbre, le condamnant et présentant un danger de chute.

A washington, 12 millions de dollars sont consacrés par an en seuls traitements aux habitations.

Ceci dit, les dégats remettent rarement en cause l'intégrité des bâtiments.

Inspections (plusieurs étapes):

- identifier l'espèce

- trouver les nids satellites (présents dans l'habitation)

- trouver le nid principal/mère (à l'extérieur, dans un arbre) afin de le détruite également et pour se faire, détecter les pistes qui relient les différents type de nids (apporter une source de nourriture peut être utile afin de trouver ces routes)

Destruction:

La fumigation est une solution extrême ("cas difficiles")et elle est peu utilisée en raison de son coût élevé.

L'élimination via un insecticide reparti en des lieux satratégiques (le long des fils électriques par exemple) est efficace.

La solution la plus utlisée (dans 71% des cas) et 100% efficace est l'apport d'appâts empoisonnés. Le produit doit avoir un effet retard important et être attractif afin de toucher un maximum d'ouvrières.

  • l'acide borique met 11 semaines pour éliminer une colonie
  • l'hydramethylnon met 10 semaines
  • le fipronil élimine entre 76% et 92% d'une colonie en 6 à 7 semaines

Les appâts existent sous plusieurs formes: granulés, liquide ou gel. Ses différentes formes et leur efficacité dépendent de plusieurs facteurs:

- le moment de l'année; le type de nourriture recherchée par une colonie est variable

- le lieu où est l'appât; les ouvrières sont fidèles à certains lieux de fourragement

- la repartition des tâches des membres d'une colonie; certaines ouvrières ne font que fourrager, d'autres que creuser etc

Prévention:

Les habitations doivent être bien ventilée et sans humidité.

Il convient d'éviter les points d'entrée dans les murs.

Aucun arbre ne doit toucher une habitation, sinon il devient une passerelle pour des nids satellites.

Les tas de bois de chauffe ne doivent pas être contre le mur d'une maison.

Si un arbre est abattu, il importe de ne pas enterrer sa souche mais de la détruire rapidement.

Il faut éviter le mobilier d'extérieur en bois comme les bancs, ou tout élément décoratif, genre statue décorative.

Le paillage des plantations avec des écorces de bois est à proscrire.

carpenterhome001.jpg carpenterhome002.jpg carpenterhome003.jpg

 

The end !

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 00:01

Carpenter Ants Of The United States And Canada de Laurel D. Hansen et John H. Klotz

Un vrai régal ce bouquin, d'autant plus pour sa facilité de lecture, même s'il laisse beaucoup de questions en suspend.

  • Life history:

Les colonies matures ont des nids satellites. La diapause se fera dans le nid principal.

  • Nid principal: généralement proche du sol, il est très humide afin de préserver le couvain
  • Nids secondaires: généralement en hauteur, moins humide et plus chaud, ils servent à la maturation des cocons.

Sexués: il faut 6 ans à une colonie avant de produire ses premiers sexués, moins si la colonie est polygyne. Les mâles ont une durée de développement 2 fois plus courte que les ouvrières. Ils peuvent être produits par des major en cas de décès de la gyne chez C. pennsylvanicus, ou par des gynes non fécondées chez C. modoc et C. vicinus. Une gyne fécondée vit entre 7 et 21 ans.

Développement: (j'ai relu 3 fois pour être certain de bien comprendre, la passage est ardu)

Curieusement, la croissance d'une colonie est influencée par la concurrence (autres colonies) et la présence ou pas de prédateurs. Les ouvrières savent s'adapter aux abondances ou carences de nourriture; les larves serviront à stocker la nourriture en cas d'abondance et pourront être cannibalisées en cas de disette. Par contre, elles réduiront le couvain si la concurrence est importante ou les prédateurs nombreux afin de limiter les risques liés au fourragement (comprendre et transposé à nos élevages: stress = faible couvain = faible développement).

Taille des colonies: la taille moyenne de la plupart des colonies de Camponotus est comprise entre 3 000 et 6 000 ouvrières, mais elle peut aller jusqu'à 100 000.

Une colonie de C. herculeanus peut produire:

  • 4 500 mâles
  • 1 800 femelles

Organisation: la règle est la monogynie mais les grandes colonies peuvent pratiquer l'oligogynie; chaque gyne défendant son propre territoire au sein d'un nid (C. herculeanus et C. ligniperdus). Camponotus vicinus est la plus polygyne, on a retrouvé 41 gynes dans un seul nid. Cette polygynie serait la conséquence d'une pléométrose.

Toutes les expériences de polygynies en laboratoire ont échoué; la polygynie durant de quelques jours à 6 mois avec un record de 18 mois se soldant par le conflit des deux gynes restantes et la mort des deux (comprendre, n'essayez même pas !!).

Usurpation: les nids satellites peuvent être pris d'assault par une gyne fraichement fécondée.

  • Fourragement:

Il se fait classiquement via des pistes physiques ou chimiques qui peuvent être permanentes pour des colonies d'arthropodes ou éphémères. Beaucoup d'espèces fourragent de nuit afin d'éviter la prédation des oiseaux. Elles peuvent également construire des tunnels faits de débris ou de terre. Ces tunnels sont "aériens" ou souterrains et ont entre 5 voir 25 cm de profondeur. Quand ils suivent les racines d'un arbre, ils peuvent atteindre 1m20 de profondeur.

Les phéromones de marquage au sol perdurent jusqu'à 2 heures et sont déposées via le gastre.

Chez C. herculeanus et C. pennsylvanicus 10% des ouvrières fourragent à l'extérieur. Ce qui peut permettre d'évaluer la population d'un nid sans le détruire et compter les membres contenus. En laboratoire, les activités de fourragement sont affectés si plus de 100 fourrageuses sont soustraites par mois pendant deux mois.

Entre 10°C et 14°C, la plupart des ouvrières peuvent fourrager, particulièrement dans le nord des USA. Camponotus vicinus aime particulièrement le froid et commence à fourrager aux environs de quelques degrès mais arrête toute activité à partir de 20°C.

Les Camponotus sont omnivores (insectes, carcasses d'animaux, sécrétions végétales, miellat etc), 1% des fourrageuses ramènent des proies entières au nid, la plupart du temps, des morceaux sont ramenés entre les mandibules. Camponotus floridanus est particulièrement friande de termites dont les nids sont dans le même type de bois.

Les particules de 200µm ne peuvent être ingérées par une ouvrière et à 150µm, la particule sera filtrée. Ces minuscules particules sont accumulées et stockées dans la poche infrabuccales pendant plusieurs jours où des enzymes  les dégraderont en partie (présence également de bactéries dans cette poche) et  sont "recrachées" sous forme de boulettes.

That's all folks ! 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 08:21

 

Carpenter Ants Of The United States And Canada de Laurel D. Hansen et John H. Klotz

J'arrive enfin dans la partie "littéraire" de l'ouvrage, jusqu'à présent c'était quand même un catalogue de données. Je n'ai rien contre, cela peut être utile, mais je préfère de loin les choses écrites et en plus c'est très bien écrit et relativement facile d'accès (grand publique) pour un livre en anglais ! J'essaye de retranscrire fidélement ce que disent les auteurs...

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  • Life history:

Je prends une précaution d'usage, chers amis éleveurs, ces informations sont des généralités et concernent les Camponotus du continent nord-américain. Ceci étant dit...

Les essaimages ont lieu au printemps, parfois plusieurs fois dans l'année, le soir après une pluie. Les sexués sont issus de larves ou de cocons ayant hivernés. Ils prennent généralement un bain de soleil avant de s'envoler. Les mâles déposent une hormone, sécrétée par les mandibules, aux sorties du nid; cela stimule les princesses à essaimer. Cette hormone agit sur l'ensemble des membres de la colonie. Componotus herculeanus réagit également à l'hormone sécrétée par les mâles Camponotus ligniperdus.

(NDT: je vous fais grâce de l'arrachage des ailes, l'atrophie des muscles alaires et tutti quanti)

L'accouplement se fait en vol (parfois au sol). Une gyne peut chercher un lieu de nidification (principalement dans le bois) pendant 3 jours. La fondation est claustrale et indépendante. Elle pond entre 6 et 16 oeufs, dont certains seront mangés. Ces derniers ont la faculté de pouvoir se coller en grappe, comme les larves, afin de permettre à la gyne de les déplacer ensemble rapidement.

  • de l'oeuf à la larve -> entre 2 à 5 semaines
  • la nymphose dure entre 2 et 4 semaines
  • de l'oeuf à l'imago -> de 48 à 74 jours

L'imago n'est pas capable de sortir seul de son cocon. A la fin de l'été, une fondation aura entre 4 et 25 ouvrières. La présence de cocons dans une colonie (donc de futures ouvrières à même de s'occuper du couvain) stimule les pontes de la gyne. Les deux premières années de développement sont longues. 53 fondations de Camponotus modoc donnèrent des colonies de 19 ouvrières au bout de 30 mois. Le taux d'échec est important, sans même parler des conditions naturelles (météo), de la prédation et de l'échec pour trouver un lieu de nidification adéquate.

En laboratoire après deux ans d'élevage:

  • 67% de succès chez Camponotus modoc (sur 144 colonies)
  • 77% de succès chez Camponotus vicinus  (sur 13 colonies)
  • 40% de succès chez Camponotus pennsylvanicus (sur 35 colonies)

Les autres colonies prennent fin avec le décès de la gyne.

On distingue deux périodes d'ovulation, donc de pontes chez C. modoc et C. pennsylvanicus:

  • tard en hiver ou au début du printemps
  • en été (les larves issues de cette ponte diapauseront)

Des protéines sont indispensables à la gyne pour pondre et aux larves pour grandir. Les fourmis adultes ont besoin de carbohydrates pour vivre. La nourriture se transmet entre membres de la colonie par trophallaxie, via des sécrétions glandulaires et des oeufs trophiques (quelques fois produits par des major - assez peu courant). Les fourmis stockent graisses, protéines et glycogènes (sucre) dans leurs organismes via l'hémolymphe (sang). Ces nutriments peuvent ensuite être partagés via la salive et les sécrétions des glandes post-pharingiennes.  Les ouvrières sollicitent aussi les sécrétions orales ou anales des larves.

Le nombre et la taille des major dépendent de la taille de la colonie, ils apparaissent quand le nourissage est à son maximum, au bout de la deuxième ou troisième année.

  • d'avril à août: pleine activité
  • de septembre à mars: diapause

La diapause est déclanchée par une combinaison de plusieurs facteurs: la photopériode, les températures et la raréfaction de la nourriture. Le nid est fermé par les ouvrières durant cette période. Les adultes et les larves de Camponotus pennsylvanicus produisent  du glycérol qui agit comme un anti-gel. Le glucose est utilisé par les autres espèces.

Températures létales (pas de fahrenheit - thank Godness):

  • -17°C chez un major
  • -22°C chez une larve

De novembre à avril une ouvrière perd la moitié de ses réserves contenues dans son organisme (hors jabot); graisses, protéines et glycogènes.

campopo0001.jpg campopo0002.jpg

campopo0003.jpg

A suivre...

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:01

Carpenter Ants Of The United States And Canada de Laurel D. Hansen et John H. Klotz

Continuons cette "fiche lecture" avec la suite de l'ouvrage...

  • Taxonomy and distribution:

Les Camponotus nord-américaines sont classées en 7 sous-genres, selon des critères morphologiques (repérables sur les major) et qui se divisent en deux zones géographiques distinctes, celles de l'ouest et celles de l'est du continent:

Le sous-genre Camponotus:

C. americanus, C. chromaiodes (nom vulgaire: red carpenter ant), C. herculeanus, C. laevigatus, C. modoc (nom vernaculaire: western black carpenter ant), C. noveboracensis (New York carpenter ant), C. pennsylvanicus (nom commun: black carpenter ant), C. quercicola, C. schaefferi, C. texanus.

Le sous-genre Colobopsis:

C. etiolatus, C. hunteri, C. impressus, C. mississippiensis, C. obliquus, C. papago, C. pylartes.

Le sous-genre Myrmaphaenus:

C. ulcerosus, C. yogi.

Le sous-genre Myrmentoma:

C. anthrax (!!!!!), C. bakeri, C. caryae, C. clarithorax, C. cuauhtemoc, C. decipiens, C. discolor, C. essigi, C. hyatti, C. nearcticus, C. sayi, C. snellingi, C. subbarbattus.

Le sous-genre Myrmobrachys:

C. mina, C. planatus, C. trepidulus.

Le sous-genre Myrmothrix:

C. atriceps, C. floridanus.

Le sous-genre Tanaemyemex:

C. acutirostris, C. castaneus, C. dumetorum, C. festinatus, C. incensus, C. ocreatus, C. sansabeanus, C. semitestaceus, C. socius, C. tortuganus, C. vafer, C. variegatus (nom vernaculaire: Hawaiian carpenter ant), C. vicinus.

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Je vous fais grâce des considérations toutes économiques qui classent certaines comme étant nuisibles. Ils n'ont qu'à ne pas construire de maisons en bois !!! Ce critère étant de surcroit et à mon goût, largement suggestif.

Le livre dispose ensuite de clefs d'identification, 4 pages illustrées consacrées aux éléments morphologiques permettant de différencier les différentes espèces.

  • Distribution:

24 espèces sont présentées sur une carte pour chacune avec leur répartition géographique. Je vous mets quelques exemples histoire que vous visualisiez mieux les choses:

cartecamponotus001.jpg cartecamponotus002.jpg cartecamponotus003.jpg cartecamponotus004.jpg

La plus répandue est Camponotus peensylvanicus, la plus nordiste et la deuxième espèce la plus répandue est Camponotus herculeanus qui vit jusqu'en Alsaka tout de même ! La plus sudiste est bien entendu l'hawaiienne Camponotus variegatus. Chaque carte est accompagnée d'un court texte (ils ne se foulent pas) et les auteurs se contentent d'une description des ouvrières, des lieux de nidification et des dommages qu'elles causent ou pas. Arrêtons-nous 30 secondes sur la surprenante Camponotus herculeanus. Le texte ne parle nullement de son origine, est-ce la même espèce que notre européenne qui serait arrivée avec les premiers colons ? Force est de constater que son succès écologique est important, nulle autre Camponotus endémique au continent américain ne monte aussi haut. En plusieurs siècles, elle a eu l'occasion de faire "son trou". Je serais tenté de dire  (carte à l'appui) qu'elle est allé là où les autres Camponotus n'étaient pas.

  • Life history:

Enfin la partie littéraire du livre, qui commence page 103 tout de même (il faut être patient) !! Mais ce sera pour une autre fois... lire, prendre des notes et faire un billet ralentit énormément ma lecture. Pour vous faire patienter gentiment, quelques photos couleurs de l'ouvrage, deux pages en papier glacé et en couleurs, les seules ! Pas de quoi se taper le cul par terre non plus mais bon, un petit voyage par procuration pour vous aussi.

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