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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 18:27

Il ne me reste plus grand chose à observer, reste actives car à l'intérieur: Camponotus maculatus, Camponotus nicobarensis, Crematogaster scutellaris, Cataglyphis velox, Plagiolepis pygmaea, Messor barbarus, Messor minor et Harpegnathos venator.

Les Messor ne sont pas super intéressantes. Ce sont des débuts de fondation dont une est encore en tube.

Je ne sais pas trop quoi faire avec les Plagiolepis; la colonie possède encore des cocons, ce qui me pose un souci pour les mettre dehors en diapause, même s'il va bien falloir qu'elles y aillent.Il fait franchement froid, dans les 6°C la nuit !

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Harpegnathos venator: elles sont jolies, de vraies tueuses mais je patine grave !! J'ai eu des décès, 3 ouvrières quasiment coup sur coup. J'ai eu un peu peur, la différence entre gyne et ouvrière étant faible, j'ai eu les chocotes de prendre l'essentiel. Il me reste 12 ouvrières, la gyne of course et j'ai 3 larves. Elles s'alimentent mal, ne voulant pas de vers de farine (à leur décharge, c'est coriace). J'ai eu des progrès au début en mettant le nid dans l'obscurité (pontes de la gyne et de nombreuses larves) mais ce temps semble loin: nombre d'unités du couvain ont fini dans les gastres des ouvrières. Je n'ai pas trouvé les bons paramètres niveau hygrométrie et température !!!

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Je n'aurais jamais eu de cocon avec cette espèce, j'échoue lamentablement au stade des larves ! Je crois que la mousse oasis de la réserve d'eau est en train de devenir hydrofuge; ça veillit mal ! :-( A défaut, elle diffuse mal l'eau dans le nid.Je me suis vraiment mis dans la galère avec cette colonie ! Je vais continuer à persévérer mais j'ai peu d'espoir...

That's all folks !

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:24

Les températures ont baissé !!!! Je vais choper la tempête du nez, pas encore le tsunami mais quelques bons glissements de terrain ;o) Ce n'est pas top pour les colonies (le froid, pas le rhume), même si un petit coup de frais ne leur fera pas de mal (elles doivent subir tellement pire dans la nature et des chocs termiques tellement plus importants) mais cela ralentit quelque peu le rythme de croissance des choupettes. Quoi que...

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Camponotus cruentatus: les naissances se succèdent à un bon rythme, il y a désormais 16 ouvrières, toujours des minor (ne forcez pas trop les filles). Elles attendent vraiment le dernier moment pour sortir les nymphes de leurs cocons, ce qui fait que les imago sont déjà complétement colorés et actifs. Certes c'est une caractéristique des Camponotus mais je me demande aussi si ce n'est pas un caractère des débuts de fondation, mes maculatus sont plus rapides et j'ai des imago très clairs et encore fragiles et maladroits qui sont sortis de leurs cocons, c'est un peu plus sympathique et attendrissant à observer. Malgré la chute des températures, la gyne a gratifié la colonie d'une ponte, ce sera assurément la dernière de l'année. D'ailleurs son gastre a pris une dimension tout à fait "normale"; finies les physogastries dûes à l'activité des ovaires. Ces futures larves devraient hiverner, je présume.

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Harpegnathos venator: rien de bien neuf, les larves poursuivent leur croissance (tant qu'elles ne se font pas bouloter et qu'elles sont nourries, cela me va). Qu'il me tarde après tant de difficultés d'avoir les premiers cocons. Reste tout de même un aspect peu sympathique à leur élevage; la mise au noir du nid. Je suis très voyeur et cela gâche un peu mon plaisir. Je n'ai pas fait de comptage du couvain, je limite les observations à la lumière histoire de ne pas traumatiser les chasseusses sachant chasser sans leur chien (on rigole moins là ?!). Cependant, j'ai eu droit à un beau portage social d"une larve. C'est quand même "bien fait"; la morphologie des larves avec leurs longs cous leur permet certes de se nourrir seules comme des grandes (un bout de barbaque à proximité et elles se débrouillent) mais offre également une bonne poignée aux ouvrières pour les changer de place. Je me demandais à quoi pouvait bien servir ces sortes de "crochets" à la base des mandibules et ce n'est pas un caprice esthétique, assurément. Cela sert même de bassine de transport pour les oeufs. Ah (soupir) si toutes les machineries ou simples outils humains étaient aussi bien conçus, ce monde serait un paradis (je m'égare, désolé...).

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On en va pas abuser des bonnes choses, cela tombe bien, je manque cruellement de temps, c'est l'horreur :-( Et si Overblog arrêtait de pédaler dans la purée lorsqu'on veut mettre une photo...GGGGGGRRRRRR

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:39

Harpegnathos venator: 33 oeufs et 6 petiotes larvounettes !! J'ai suivi le conseil d'un autre éleveur  (Walter) en cachant avec une simple feuille de papier le nid pour qu'elles soient dans l'obscurité. A priori, cela fonctionne bien. En espérant que mes prises de vues ne vont pas condamner le couvain (là j'hurle ma race !!). En tous les cas, le simple fait de découvrir le nid a suffit à conduire nombre d'ouvrières menaçantes à se rendre manu militari dans l'ADF. Mine de rien et de crayon, elles sont super craintives; elles m'ont fait un amoncellement de débris animaux (enveloppe de pupes de mouches) à l'entrée du nid afin de se protéger, de quoi, je ne sais pas (de meuhoua ?????) mais ainsi elles sont quasiment calfeutrées. Je les nourris simplement d'asticot frétillants et vivants. Elles boudent les ténébrions et je n'ai plus de grillons depuis belle lurette et je ne pense pas récidiver avant l'an prochain. Je leur en donne de trop, mais ce n'est point grave. La troisième photo n'a rien ni de fondamentale ni de transcendentale, mais avec moi vous avez l'habitRude. Par contre, on voit assez bien les cicatrices alaires de madame sa sérénissime majesté la gyne, ooooooooooh bonne mère !! ;o) Je maitrise assez mal l'hygrométrie du nid mais elles ne semblent pas m'en tenir trop rigueur, puis avec un cache sur les salles, c'est encore pire. Cela fait un moment que je ne les chauffe plus non plus. Là encore, il ne semble pas y avoir d'incidence particulière, mais nous sommes encore en été.

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Camponotus cruentatus: tant qu'à parler des chieuses, autant rester dans ce domaine particulier. Les cruelles ne chôment pas. Il y a actuellement 21 cocons, un peu de friture et surtout (du moins c'est ce qui me branche bien en ce moment) 8 grosses larves que je pense destinées à être de futurs major. Du moins, des major d'une petite colonie, donc pas forcément la forme définitive de cette caste. Sur la deuxième photo, en bas, j'ai un cocon bien coloré et j'espère qu'il ne donnera pas naissance à une momie. Le dernier cocon avait donné une ouvrières morte tout de même. Je croise les doigts de mains et de pieds (ça fait mal hein ?). Comme vous pouvez le voir sur la dernière pic, il y a eu un petit investissement de l'ADF; les cocons c'est à peu près normal, les oeufs, c'est un peu surprenant car sur la première photo, les grosses larves sont tout contre la réserve d'eau. Quand je vous dis que c'est à y perdre son latin; n'étant également plus chauffées, l'ADF n'est un lieu plus chaud que le nid. En cela elles sont  "pénibles"; c'est un jonglage perpétuel entre humidité et chaleur, tant et si bien que je ne sais plus par quel bout prendre la problématique.

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A suivre...

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 10:49

Il faut que j'aille faire le plein d'asticots chez "à fond la forme", un volontaire ?... il fait trop chaud pour bouger en voiture. C'est un coup (pardon) à finir lyophilisé sur un siège; "de la poussière, tu retourneras à la poussière..." (moi y en a pas vouloir mourrir hein !) quoi qu'un petit vent nordique et donc frais fait baisser un peu le thermomètre...

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Camponotus nicobarensis: elles sont maintenant 400 pépettes (coucou Alan, niark niark niark). Comme toute exotique qui se respecte, chaleur caniculaire oblige, elles ne se sentent plus de joie et la gyne pond, pond et pond. Il y a encore de la place dans le nid (quoi que... j'angoisse d'avance sur un futur déménagement) mais n'empêche que leur grand trip est de s'attaquer aux bouchons en silicone de l'ADF (saloperies va !!) et de faire des petites boulettes de silicone, autant dire que je surveille cela de très très près. Deuxième chose pas très sympathique; ce sont définitivement des crados. Entre le dépotoir interne de couleur marron (une vraie fosse septique, avec l'odeur s'il vous plait et quelque chose de mignon) et l'ADF où des cadavres de toutes sortes sont éparpillés... doux Jésus Marie Joseph (on va laisser l'âne et le boeufs tranquilles). Troisième petit souci, et finalement le plus ennuyeux, elles sont tellement nombreuses dans l'ADF (re coucou Alan !!!! LOL) que le nourrissage devient compliqué (la ruse du siou, vous connaissez ?), d'autant plus que le seul anti-évasion dont le nid dispose, est un couvercle avec une grille inox. Enlevé le couvercle, donner le bon miam miam à pOpa sans se faire attaquer (passe encore) ou sans voir des ouvrières se faire la malle, est devenu un vrai sport. Tout aussi sportif sont les récupérations, à vrai dire (pour ne pas dire vrai), c'est usant à la longue. Sans cela (c'est une course avec multiples handicaps), tout baigne. Il y a toujours les batailles d'ouvrières; de temps à autre, une choupette se fait tricider par ses soeurs (les joies de la vie en famille). Et je reste fasciné par leur message d'alerte quand face à un danger (MOI ? Moi un danger ? Moi qui les nourris avec amour et attention ? - que d'ingratitude !) elles se mettent à taper du gastre à l'unisson, faisant entendre un bruit fort sympathique et tout à fait audible; une vraie symphonie moderne. Et là je me dis, imaginons que je sois dans une forêt tropicale, un soir de pleine lune et qu'une énorme colonie de nicobarensis décide de me faire la peau... j'entendrais un bruit menaçant de tam tam annonciateur d'une attaque ??!!!! N'empêche, ce sont les seules fourmis asiatiques que j'ai réussies; elles ont une bonne adaptabilité !

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harpegnathosvenator0001a1Harpegnathos venator: ne serait-il pas qu'elles sont un peu chieuses sur les bords ??!! La galère d'espèce !! J'en ai connu des "emmerdeuses" mais là, chapeau bas mesdames; un nichon d'or de la casse-couilles ? Elles migrent dans le nid selon son humidité; trop et elles s'installent à l'opposé de la réserve d'eau, pas assez elles s'y collent. Même cinoche avec les proies; je mets un grillon dans l'ADF, une chasseuse va le tuer avec son aiguillon venimeux (t'es chez nous là, va crécher ailleurs) et elles laissent ensuite le cadavre de la pauvre bestiole sécher dans l'ADF (de toute manière cela tombe bien, il doit me rester 3 ou 4 grillons seulement). J'en reste donc pour l'instant aux asticots, au pire ils se transforment en mouche et offre une bonne partie de chasse. Présentement et comme vous pouvez le voir sur la photo, elles ont une vingtaine d'oeufs (la femelle alpha n'est pas fainéasse de la ponte, ça je ne peux pas le lui reprocher), elles ont entamé un bel asticot, mais iront-elles au-delà ? C'est là mon principal souci. Non parce que, sans larves, autant dire qu'il ne se passe pas grand chose sinon RIEN ! Pour ce qui est des conditions de maintien, j'ai corrigé un peu le tir. Déjà, je n'ai plus besoin de les chauffer (un souci de moins), j'ai diminué l'humidification du nid et j'ai disposé un morceau de protège cahier rouge sur l'ensemble du nid histoire qu'elles se sentent moins agressées visuellement (c'est qu'elles ont une excellente vue ces saloupiotes). Elles sont robustes donc j'espère parvenir enfin à quelque chose...crossed fingers mates !

The end

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 00:01

Chose promise, chose due !!! Les photos et comme vous avez été sages et patients, vous aurez même les vidéos.

Harpegnathoos001.jpg Harpegnathoos002.jpg Harpegnathoos003.jpg Harpegnathoos004.jpg

Par ordre d'apparition (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple): sur la première photo vous avez même la gyne qui trône sur sa progéniture (on distingue assez bien les cicatrices alaires je trouve - je sais, le français est une langue barbare, on passe du mot "aile" à l'adjectif  "alaire") !!! J'ai compté à l'aide de photos pas toujours très nettes, le nombre d'oeufs. Il y en a une vingtaine. Comme elles ont une très bonne vue, tout approche du couvain se traduit par une attitude de recouvrement qui rend tout comptage un peu fastidieux alors prendre des photos pour se faire, c'est au final, reconstituer un puzzle. Le grillon, cela nourrit sa larve. Quand je compare leur forme applatie quand je les ai reçu et maintenant, cela me rassure. On est passé d'un rond plat plutôt creux à une forme longiligne. A noter aussi cette sorte de partie cornée au sommet de la tête (les futurs crochets ?) qui pourrait ressembler à des dents. Pour finir, une petite vue globale... et pour conclure, les images qui bougent...

ENJOY !!

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 11:46

Harpegnathos venator: j'eusse dû faire des photos cette nuit, là avec le chauffage et la condensation sur la vitre du nid, c'est tout bonnement impossible (plus tard, promis). Bref... les deux larves se sont bien arrondies (elles prennent le temps) et la gyne a grattifié la colonie d'une nouvelle ponte (j'aime definitively ces orange eggs, trop fort), en espérant que cette dernière ponte ne soit pas boulotée. Franchement, il y en a autant que la dernière fois, cela m'épate qu'une reine avec un gastre somme toute aussi petit ponde autant à la fois !!! Surprenant ! Pour la nourriture, un grillon vivant tous les deux ou trois jours suffit largement (cela dépend de sa taille aussi). Non seulement elles chassent bien mais en plus, elles ont une méthode de serpent; la chasseuse pique la proie et la laisse à sa belle mort pour la récupérer un peu plus tard: pourquoi risquer de se faire blesser alors que la proie sera morte et sans danger. Pour ce qui est de l'humidité, j'ai la main trop lourde mais je ne parviens pas à réellement doser et j'ai tellement peur de les perdre que je suis trop généreux. Au final, si j'en crois mes observations, dès que le nid est moins noyé, la gyne pond !!!

Cataglyphis velox: mon nouveau nid à le gros inconvénient de ne permettre que peu de visibilité (c'est con hein ?) tellement il y a de condensation, mais les occupe beaucoup. Elles m'ont fait des "travaux" avec le sable et je ne les ai jamais connu aussi actives. Comme il n'y a plus de salles, elles expulsent même les proies consommées dans l'ADF (alors que ces dernières pourrissaient dans des salles éloignées dans l'ancien nid) . Pour ce qui est des travaux...elles se sont aménager leur espace à leur guise :o) Sans photos, difficile d'expliquer...

Temnothorax unifasciatus: j'ai récupéré 5 princesses ailées dans l'ADF, j'ai mis ces vierges dans un petit tube. Je ne sais pas trop ce que je vais en faire mais bon....

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Je finis avec trois photos, tout d'abord les princesses citées ci-dessus et deux vues du dépotoir de mes Camponotus maculatus situé à l'arrière du nid. Un jour il faudra que j'enlève tout cela, il y a peut-être des choses intéressantes à en tirer dont, entre autre, le nombre de major tricidés (il suffira de compter les têtes). Je n'ai pas une envie débordante d'aller mettre mes doigts parmi les ouvrières...

princesses depotoir001.jpg depotoir002.jpg

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 01:16

Camponotus nicobarensis: les larves que j'avais prises pour des sexués (mâles) sont en fait de gros major (je me répète et ne vous apprends rien de neuf), ils finissent leur coloration. Ils sont assez proches de la gyne niveau couleur avec deux tâches beige clair sur le côté du gastre, comme mOman et la tête est foncée et non rouge. Au polymorphisme (rien de surprenant chez des Camponotus, même s'il est plus prononcé chez cette espèce) se rajoute un polychromisme assez sympathique. Pour avoir mater différentes colonies de différents éleveurs, ma colonie n'a rien d'exceptionnel et l'on trouve également des noireaudes chez toutes les colonies. Par contre, il est vrai qu'il y a de légères différences dans les couleurs; une même espèce connait des variantes ou alors il y a des sous-espèces. Elles sont vraiment surprenantes (un vrai arc-en-ciel de marron/beige/noir) et je ne regrette en rien mon achat. Sinon, elles recommencent à squatter l'ADF; je dois être le coupable ayant légérement trop forcé sur l'humidité du nid. Rien de dramatique hormis une nymphose nue.

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Harpegnathos venator: c'est-il pas que c'est mignon tout plein ?? Mon petit bonheur de début de semaine, la gyne (sur la première photo, premier individu) m'a fait 8 oeufs dont la couleur est orange, vi vi, orange, j'adoOoOoOoOoOore. Quand on voit la gyne (assez petite finalement) et la taille des oeufs, on se demande comment elle fait pour les sortir !!! LOL. Surtout 8 oeufs en deux jours; chapeau bas m'dame. Les deux larves se développent bien; elles ont pris de l'embonpoint: bien dodues elles sont ;o) Quand on voit le "charpentage" d'une ouvrière et la forme de la larve, la nymphose doit vraiment être un sport. J'attends avec impatience les premiers cocons et me demande si les ouvrières sont capables d'en sortir seules à l'image des ponérines. J'imagine mal leurs soeurs, vues comment elles sont outillées, aider les imago, mais sait-on jamais. Je n'ai pas encore d'expérience avec cette espèce mais je me régale par avance de mes futures observations. Pour ce qui est des conditions de maintenance, j'ai un peu de mal à juger: mon nid est un peu trop humide (j'ai abusé sur la réserve d'eau - comme d'hab' mais je préfère que ce soit plus que moins) et une température de 28°C semble adéquate; avec les journées ensoleillé de ces derniers temps + le tapis chauffant, je dois monter à 30°C sans difficultés. Je ne les chauffe pas la nuit, un peu de frais ne peut pas leur faire de mal ;o). Let's gooooooooooooooooooooo. Je continue de les nourrir d'asticots mais l'apétit est somme toute assez modéré et le vers de farine que je croyais mortibus car assassiné dans les régles de l'art agonise toujours dans l'ADF. Faudrait-il que je tente les grillons ? J'ai un peu de scrupules à leur en donner des vivants...

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 00:01

venator54683.jpgHarpegnathos venator: le moins que l'on puisse dire est qu'elles ne sont pas d'une activité débordante, surtout dans le nid. Je les chauffe désormais la journée; une petite place sur le tapis de mes Cataglyphis velox (que je n'ai d'ailleurs toujours pas déménagé) et curieusement, elles se sont placées sur la partie du nid non chauffée. J'imagine qu'il faut que j'attende une ponte de la gyne pour voir la colonie s'activer. Un scarabée de ténébrion est resté 4 jours avec elles sans qu'elles ne le tuent; elles le chassaient régulièrement du nid (je l'ai retrouvé plusieurs fois les 4 fers en l'air dans l'aire de chasse) mais c'est tout. Elles ont consommé une mouche congelée donnée, mais une seule (les insectes morts ne sont-ils pas leur fort ?). Sur la photo (au milieu) vous pouvez voir une ouvrière mâchouiller un asticot; c'est assez amusant de les voir manger car ce n'est pas simple quand on est armé comme elles le sont, imaginez-vous galèrer avec des baguettes chinoises et un plat de nouilles !!!

Camponotus nicobarensis: elles poursuivent !! La chaleur qui a considérablement augmenté ces derniers jours (24°C dans mon appart' avec un soleil d'enfer - ENFIN le printemps !!) devrait les aider un peu, si ce n'est les booster. La gyne a fait une grosse ponte et comble du bonheur, les ouvrières commencent à vider leur dépotoir situé à l'intérieur du nid (il va tomber de la m*rde). Besoin de place pour un accroissement du nombre d'ouvrières ???!!

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 20:51

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Tégénaire: et une araignée de plus dans mon appart'. Elle est légérement moins grosse que la précédente et cela ne doit pas être la même espèce car elle est beige, et non grise et le bout des pattes est noir. Mais croyez-moi sur parole, la taille reste impressionnante (de la tête au gastre: 2 cm) et j'en ai bavé pour la choper avant de la mettre au congélateur pour l'offrir à mes Camponotus nicobarensis (chacune son tour). Cette horreur à huit yeux était sur la porte fenêtre de mon salon. Je l'ai coincée entre la vitre et une boite de coton tiges et quand j'ai voulu glisser le couvercle de la boite entre la vitre et elle, elle faisait des bonds et a fini par se sauver, comme il y avait quand même mes mains et que je déteste les araignées, j'ai fait un bond en arrière en lâchant tout. Il était 2h du mat' et il était HORS de question que j'aille me pieuter avec CA chez moi. Bref, ce fut long mais j'ai fini par la choper !

 

BEURK BEURK BEURK  pour moi !!!

MIAM MIAM MIAM pour mes fourmis :o)

Harpegnathos venator: merci à Cooljo33 d'avoir fait l'intermédiaire pour ces petites venues d'assez loin tout de même. Le nom est assez sympa et je vous cite ma keupine prof de grec: harpa = crochet, gnath = mâchoire et venator = chasseur. Le chasseur (chasseuse serait plus exacte) à la mâchoire crochet. On peut faire difficilement mieux dans le genre descriptif tant on dirait que ses mandibules disposent d'un hameçon, qu'on ne voit au final que quand elles l'ouvrent et à l'intérieur, donc assez discret.

Dès réception, je les ai mises en nid. Elles ont plutôt rapides à s'installer. Une fois à l'intérieur, s'en est suivi de longues séances de toilettage (et vas-y que je me lèche les antennes, les pattes, tout ce qu'y est accessible). C'est un très bon signe. Le soir, elles étaient toutes groupées dans la salle la plus proche de la réserve d'eau; là c'était mauvais signe. Heureusement, elles sont désormais dans une salle assez éloignée de la réserve d'eau. J'ai quand même pris peur en me disant que le nid ne convenait peut-être pas, manquait d'humidité en fait. A piori, non !! Il y a 16 ouvrières et une gyne. Cette dernière est assez difficile à distinguer (seules les cicatrices alaires ne laissent aucun doute sur son statut de maitresse de la horde) car ce n'est même pas la plus grande en taille. L'ouvrière la plus "balaise" fait 3 cm de long, les autres sont plus proches des 2,5 cm, ce qui reste une taille fort honorable. Mes Camponotus maculatus ont l'air de naines en comparaison. Il y avait 6 larves. En fait 4 étaient mortes (les basses températures ont dû leur être fatales) et de couleur marron mais deux sont encore en vie; l'aspect est assez étrange. Elles sont rondes avec une petite tête très mobiles. On dirait des sacs à main de fille genre "baise en ville" ;oP

Je leur ai donné 4 asticots dès la mise en nid, qu'elles sont snobées dans un premier temps, il y a même une ouvrière qui est allée tâter de ses mandibules la tête de l'un; pour un peu, j'ai cru qu'elle le prenait pour une larve et allait le nourrir. Le lendemain, elles avaient commencé à en mager deux. Avec seulement deux larves, l'appétit devrait être modéré. Deux asticots continuent à se promener dans le nid.

Comme le laisse présager leur gros yeux, leur vision est excellente, il suffit de se montrer au dessus du nid afin de les mater pour voir une des sentinelles  passer d'un regard plongeant au sol à un soudain port de tête haut !! Elles devraient surement s'habituer à me voir, ou pas. Une fourmi qui vous regarde quand vous vous approcher, cela fait vraiment penser à un animal de compagnie, vous vous attendriez presque à lui parler (ça je fais déjà) mais presque à échanger sur un mode animalier. La référence cinématographique de daube; il y en a bien qui mumurent à l'oreille des chevaux, je peux bien causer à des insectes, non ? m'enfin, de là à ce qu'elles me répondent...

Non seulement elles sont anatomiquement très sympa, leurs mandibules sont super fun, (les harponneuses va bien leur aller comme surnom) mais leur taille rend l'observation vraiment agréable, certainement plus que pour des Ponera coarctata. J'espère parvenir à faire prospérer cette belle colonie de géantes.... places à quelques clichés fait à la va vite (manque de temps):

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 <- ces deux dernières photos sont celles de la gyne reconnaissable uniquement à ses cicatrices alaires.

 

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