Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 22:59

Crematogaster scutellaris: yep, j'avais fait une estimation de 1 000 ouvrières, je n'étais pas très loin, j'avais sous-estimé la colonie ! Après utilisation du super compteur de bibi675 (si vous le voulez, c'est ici que cela se passe Antscounter), il s'avère qu'il y ait 1 410 ouvrières dans le nid et une centaine dans l'ADF, ce qui porte l'effectif de cette colonie à 1 500 ouvrières. Sacré sous-estimation, n'est-il pas ! Je signale au passage que cette espèce est une des rares, parmi toutes celles que j'ai, à avoir autant de fourrageuses dans l'ADF nourriture ou pas, même s'il y a les abreuvoir qui sont attractifs.

comptageCremato00.jpg comptageCremato01.jpg comptageCremato02.jpg comptageCremato03.jpg comptageCremato04.jpg

Je rapelle que ni je les chauffe, ni je leur fais faire de diapause (mise au froid). Elles sont toute l'année à température ambiante, suivant imperturbablement leur petit bonhomme de chemin. La seule différence est la vitesse de développement, et encore, je trouve qu'elles s'affranchissent pas mal des basses températures (jusqu'à 17°C) en automne et au printemps quand les températures extérieures sont un peu fraiches et qu'il n'y a pas de chauffage dans l'appartement.

Actuellement, elles n'ont plus de nymphes et les larves les plus évoluées sont sur la photo n°3 ! Globalement, les larves sont plutôt comme sur la photo n°5, de petite taille. Toutes les espèces se développent par palliers, au grès des pontes de la gyne, c'est encore plus flagrant chez Crematogaster scutellaris. La reine pond "comme une malade", puis se repose le temps qu'une génération de nymphes se transforment en imago. Comme le développement est plutôt long, elle se repose quand même pas mal !

Sur la photo n°4, c'est de la fausse patafix (marque distributeur - les fameuses MDD pour les spécialistes) qui me sert à maintenir le tuyau de liaison entre l'ADF et le nid. Ce dernier étant légèrement trop petit pour être bien tenu (on est jamais à l'abri d'une erreur de manipulation et d'une petite hémorragie d'ouvrières). C'est impeccable. Je ne pouvais pas mettre de silicone de base sans m'affranchir des émanations toxiques pour les fourmis et je n'ai pas de silicone d'aquairOum. Puis le silicone est pénible à enlever (pas impossible). Là je peux repositionner, changer, bref, je fais ce que je veux.

---------------------------------------------------------------

Messor minor hesperius: contrairement à mes Messor barbarus, je les garde à l'intérieur sans mise au froid. Elles se portent bien, la colonie se développant. Je n'ai qu'un seul media (troisième photo) par contre et elles ne semblent pas sur la voie d'aller au-delà avec des major, pour l'instant du moins. Je verrais pas la suite (autrement dit l'an prochain) si je les mets dehors pour une petite diapause light (probable d'ailleurs).

Messorminor0000001.jpg Messorminor0000002.jpg Messorminor0000003.jpg

Diapause: il a fait chaud samedi/dimanche, et quand je dis chaud c'est 19°C avec un vent du sud à décorner des boeufs, pour un mois de novembre c'est surprenant. Aucune colonie à l'extérieur n'a bronché; elles sont imperturbables dans leur trip diapause !

PS: j'ai chopé une nouvelle tégénaire... c'est énorme et c'est dégueulasse mais ce sera pour un autre billet !

Partager cet article

Repost0
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 00:01

Crematogaster suctellaris: suite du billet précédent, une petite vidéo. Elle était jolie pour une fois, jusqu'à temps que TaTéloche me l'abîme. C'est dingue la déperdition de qualité. Je suis vert... prière donc de ne pas trop l'agrandir sous peine de voir le rêve de belles images animées s'évaporer. Vivement que je change d'APN; il y en a qui font des vidéos en full HD maintenant  Pourquoi s'encombrer d'un camescope même minuscule ? De plus, je trouve que les APN bridge sont un très bon compromis, largement suffisant pour ce que j'en fais... le tout sera de choisir le bon. Comme je suis sage tout le temps, le père Nouyel devrait me gâter (surtout que c'est moi qui me le fait pour moi-même, cela m'évite d'être déçu); patience ! A moins que je craque avant Nouyel...

 

Et un billet de plus pour pas grand chose par temps de pénurie (qu'il faut que je gère) de nouvelles fourmiesques pour cause de diapause des choupettes ! Misèèèèèèèèère, misèèèèèèèèèère, misèèèèèèèèère disait le borgne à l'aveugle ;o)) Ceci dit, une nouvelle espèce devrait sous peu arriver (on dit toujours "c'est la dernière" puis finalement...). Surtout qu'avec la Sicile, j'ai une nouvelle Camponotus et des Solenopsis. Bref...

Partager cet article

Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 00:01
crematooo001.jpg crematooo002.jpg crematooo003.jpg crematooo004.jpg

Crematogaster scutellaris: on ne peut pas spécialement dire que je les bichonne ! Je veille à ce que leurs deux abreuvoirs (eau et miellat) soient plein, je balance des proies (vers de farine) et elles font leur vie. Et bien figurez-vous que cela leur réussi sans dommage. J'ai fait un comptage (un mixe comptage et estimation pour dire vrai, je ne les compte pas une par une de la première à la dernière) et elles sont 1 000 ouvrières ! Le développement fonctionne par vague: une vague d'oeufs qui donne une vague de larves, puis de nymphes et, je vous le donne en mille (oooopz, le vilain jeu de mots que voilà !), une vague d'imago. Ce qui donne parfois l'impression que la colonie stagne alors qu'il n'en est rien du tout. Certes les différents stades sont longs mais il faut être patient.

Le chemin parcouru est sympathique ! J'ai commencé en mars 2008 avec une gyne seule donnée par Mr Propre, deux ans et demi après, j'ai un beau cheptel. Je ne les chauffe pas et je ne leur fais pas faire de diapause. Elles s'accomodent fort bien de températures somme toute assez basses en comparaison à leur biotope d'origine. D'ailleurs, une colonie a élu domicile dans le jardin de mes parents près de Lyon (sans mon intervention je précise). L'espèce (réchauffement climatique oblige et surtout hivers plus doux) n'a surement pas fini sa conquête de la France.

J'ai trouvé un truc extra pour pouvoir nettoyer leur ADF sans être trop ennuyé (pas une mince affaire - rien de plus tenace et longuement tenace qu'une ouvrière cramponnée aux poils d'un pinceau, essayer et vous verrez): je braque une lampe de bureau sur le nid et je peux, peu ou prou tranquillement, frotter avec un coton humide le sol  de leur ADC et enlever les débris divers. La chaleur leur fait perdre tout sens de la réalité: elles forment des grappes compactes et m'ignorent. Par contre, une fois le ménage fait (j'en ai fait un gros présentement) et la source de chaleur éteinte, elles se dispersent aussitôt et elles ont parcouru en long large et travers cette nouvelle ADF rutilante et brillante et enfin propre; "tiens, où s'est-il qu'on est ?". Même si on doit être loin d'une telle interrogation, les Crematogaster ne laissant pas de traces chimiques au sol.

Un autre fait plutôt amusant et qu'elles snobent la partie du nid qui jouxte la réserve d'eau. J'ai eu utilisé (à tord, j'en conviens) la mousse oasis afin d'humidifier le nid; c'était au début, je psychotais un peu sur le fait de les maintenir dans un nid sec ou alors je n'avais pas le temps de remplir à nouveau l'abreuvoir d'eau. Depuis, elles ont dû identifier cette partie du nid comme potentiellement humide ou soumis à des risques d'humidité. Avec le temps et la démographie galopante de la colonie, cet état de fait devrait changer !

Heureusement que j'ai mes pom pom girls (cheerleaders) du commandant Cousteau à la mauvaise saison (qui commence d'ailleurs, sniff sniff), sinon mon salon serait bien morne et mes activités de myrmécophile bien chétives.

-----------------------------------------------------------------------

PS: pour ceux qui auraient quelques posts de retard (honte à eux) l'ADF est une boite des fameux chocolats Ferrero reliée par le biais d'un tuyau. Easy et diablement efficace !

Partager cet article

Repost0
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:01

male00000.jpgMâle: ce sera LA photo pourrie du mois (cela tombe bien, il ne devrait pas y en avoir beaucoup), promis, je ne récidiverai pas (quoi que !). En l'occurence un mâle que j'ai trouvé dans une toile d'araignée sur mon balcon. Pour ce qui est de déterminer l'espèce, je présume (restons prudent, je suis plutôt nul en identification) que c'est un mâle Tetramorium. Il y a une colonie dans le muret qui ceinture ma compropriété; j'ai même vu, il y a quelques mois, des princesses sortir en file indienne d'une fissure alors que je partais au boulot en pleine après-midi (rien ne les arrête ces pestouilles de Tetramorium). Je ne sais pas si le bellâtre a connu les affres ou les délices de l'accouplement (je le souhaite, ce serait dommage pour lui) mais assurément, la fin aura été plus tragique. Quoi que, il se sera fait bien sucer la substance (rhôôôô) par une araignée avant de mourir LOL ! Autant dire que c'est petit rikiki, dans les 3 à 4 mm à peine, un vrai sexe sur pattes, ou du moins, un sexe sous ailes. A force de le manipuler, je l'ai coupé en deux... je n'aurais aucun remord, il était déjà mort.

---------------------------------------------------------

Crematogaster scutellaris: le développement est vraiment impressionnant ! Elles sont un rien des pestes quand même. Non seulement une ouvrière cramponnée aux poils d'un pinceau ne lâche pas facilement, quitte à mourrir, elles mangent absolument de tout, faisant ainsi preuve d'un opportunisme digne des Tetramorium, leur gastre dégageant une hormone de recrutement est très efficace, et leur couvain ferait pâlir n'importe quelle espèce !!! Heureusement que ce n'est pas ma première colonie car entre le développement très lent au début, j'eusse désespéré, et leur développement de fou de maintenant, je serais effrayé. Je crois que j'ai autant de nymphes que d'ouvrières actives. La seule chose de rassurante est de savoir qu'un nid sec (avec abreuvoir à eau dans l'ADF) leur convient très bien; aussi grosse que devienne la colonie, je n'aurais aucun mal à les loger.

crematogasterscutellaris1200580.jpg crematogasterscutellaris1200581.jpg crematogasterscutellaris1200582.jpg

Partager cet article

Repost0
31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:01
crematoGG123500.jpg crematoGG123501.jpg crematoGG123502.jpg crematoGG123503.jpg

Crematogaster scutellaris: elles fonctionnent par vagues, au rythme des pontes de la gyne, c'est très caractéristique chez Crematogaster. Sauf qu'en guise de vagues, j'ai deux tsunami qui arrivent !!! D'abord avec deux tas monstres de nymphes (photos centrales) qui finissent leurs transformations. Ensuite avec la ponte monstrueusement importante de la gyne dont j'avais parlé préalablement dans un billet précédent. Ca calme quand même ??!! L'an prochain, il est à gager qu'il faudra que je songe à un nouveau nid. Vu qu'elles ne nécéssitent pas un système d'humidification, cela ne devrait pas être très compliqué à trouver. Comme l'an dernier, je n'envisage nullement de les faire diapauser; les 20°C de mon appartement en hiver suffisent largement à leur indiquer que c'est l'hiver méditerranéen.

Sorry so short !

Partager cet article

Repost0
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 00:01

Crematogaster scutellaris: je n'ai rien de particulier à dire sur ma colonie, elle suit sa route, je vous tiens juste au courant de sa progression conformément au but de ce blog. Si le développement du couvain est lent, et je pense que cela doit être le plus lent de toutes les espèces que je possède, son importance en nombre rattrappe largement. Ce qui, au final, fait qu'une colonie croit assez rapidement. C'est le paradoxe Crematogaster ! Elles n'ont qu'un inconvénient majeur les pompom girls du commandant Cousteau (paix à son âme), ce sont des crados; elles vous transforment une ADF en champs de bataille en moins de temps qu'il ne faut pour le taper sur le clavier. Le moindre aliment est éparpillé.

Ah si, il y a une chose qui m'intrigue au plus haut point dans leur comportement (première vidéo) et que je ne comprends pas (pour ce qui est visible et que je peux en voir  - il y a surement plein d'autres mystères à percer). Quand je les éclaire pour les photographier, forcément, je les chauffe par la même occasion. Des ouvrières forment alors des grappes compactes et plus le temps passe donc plus la températures montent, plus d'autres ouvrières se joignent à la grappe. J'ai beau chercher et réfléchir, je ne vois aucune explication...

crema0001.jpg crema0002.jpg crema0003.jpg crema0004.jpg

Partager cet article

Repost0
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 00:01

Camponotus cruentatus: pas facile hein, même avec des ouvrières ! La première fournée d'oeufs n'a jamais éclos et ils sont donc "morts" (ce n'est jamais complétement perdu, ces dames les ont mangé). Je pense que je peux incriminer une température non suffisament élevée. Etrange les différences d'adaptabilité selon l'espèce: Camponotus maculatus, Camponotus nicobarensis (on va conserver le même genre en comparatif) se sont très bien adaptés à la relative douceur de mon appartement (il fait rarement en dessous de 20°C tout de même) alors qu'elles vivent dans des contrées beaucoup plus chaudes, cruentatus NIET ! Tout espoir n'est pas perdu, la gyne a une physogastrie permanente (un jour elle va éclater) et elle vient de me faire une ponte conséquente !!! La saison avance et les températures augmentent, donc cela devrait aller beaucoup mieux cette fois-ci.

cruentatus001a.jpg cruentatus001b.jpg cruentatus001c.jpg

temnouni001.jpgTemnothorax unifasciatus: oui, encore elles !!!! Je ne les surveille pas encore comme l'huile sur le feu, j'ai encore un peu de marge niveau temps pour récupérer des gynes dans l'ADF, mais n'empêche que je les ai à l'oeil (on est jamais trop prudent). La photo n'est qu'un prétexte pour énoncer que tout le monde a eu droit à du grillon frais, autrement dit vivant et que personne n'a boudé son plaisir, même les placides Temnothorax (leur truc c'est vraiment "mine de rien"). Ceci dit, pour les petites espèces dans leur genre (pareil pour les Lasius), je prends tout de même soin d'escagasser la dite bestiole avant afin que cela soit plus facile. Le grillon a la facheuse tendance a fortement remuer les pattes, donc hormis si vous voulez une pluie d'ouvrières catapultées hors de l'ADF, il est préférable de faire le nécessaire avant. De temps en temps (il faut faire attention aux acariens, je sais) de la nourriture ultra fraiche, autrement dit du vivant, ne peut que leur faire du bien, j'en suis convaincu.

-------------------------------------------------------------------

Harpegnathos venator: je n'ai plus d'oeufs !!!! AAARRGGGHHH !! Elles les ont boulotés, tout simplement. Ce n'est ni sympa, ni très cool !!! Encore une aventure qui s'annonce compliqué. Je crois que je vais devoir opter pour un nid avec un lit de sable sur une semelle de plâtre. Je me demande aussi si je dois vraiment étendre le chauffage la nuit...

-------------------------------------------------------------------

Crematogaster scutellaris: les pom pom girls ou les filles à Cousteau, l'odeur de moule en moins (heureusement). Rien de bien fondamental, le développement se poursuit et devrait s'accélérer. Déjà que la gyne était généreuse dans ses pontes et que les ouvrières n'étaient pas trop fainéasses, cela promet une sacrée explosion démographique à venir. Des estomacs sur pattes; quelque soit la provende apportée, elles la consomment, alors un grillon bien croistillant et la cuisse bien charnu, elles n'allaient pas bouder. J'en ai profité pour faire quelques vidéos; une carrière de cinéaste ne s'ouvrira pas devant moi et en plus, j'ai trouvé le moyen  de me brûler à lampe de bureau qui sert à les éclairer (les "putain !" m'en sont témoin). Pour ce qui est de la musique fredonnée (vraiment n'importe quoi), ce n'est point celle d'un film mais celle des trompettes d'Aïda de Verdi... je voulais fredonner celle de la guerre des étoiles (aucun rapport avec la choucroute) et c'est celle-là qui m'est venue au bout des lèvres (une connection neuronale qui a dû foirer).

crematogastersQtellaris02.jpg crematogastersQtellaris03.jpg crematogastersQtellaris04.jpg crematogastersQtellaris05.jpg

Il y a aussi de l'ordre et de la méthode chez Crematogaster, les larves de mêmes tailles sont ensembles, les nymphes sont entre elles. L'entrée du nid est aussi bien gardé, gare à l'imprudent ou l'impudent qui s'approcherait de trop près.

Partager cet article

Repost0
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 11:37

Et si on parlait un peu forumis parmi toutes ces belles fleurettes ?

Crematogaster scutellaris: s'il y a bien des fourmis qui ne nécessitent que peu de soins, ce sont bien elles. Les pompom girls du commandant Cousteau font leur vie, il y a juste à les nourrir. Et encore, avec deux abreuvoirs, un d'eau et un de miellat, l'opération prend 3 secondes par jour. Sans compter qu'elles ont une réserve de miettes de jambon au sein du nid. Le couvain est impressionnant: elles ont 3 salles avec des larves (de vrais tapis orientaux et richement ornés) et une salle avec les nymphes ou larves en cours de nymphose. C'est vraiment toute une organisation où pas le moinde poil de c*l ne dépasse. Elles doivent être dans les 600 maintenant; c'est assez difficile à estimer car dès que j'approche la lampe de bureau pour une séance photos (voir un comptage), elles se ruent toutes contre la vitre en plexi du nid pour prendre des bains de chaleur. Il n'y a que sa sérénissime majesté, j'ai nommé son altesse royale, qui n'aime pas ce genre de perturbations. C'est amusant, sur la photo numéro n°4 (dans l'ordre d'apparition et de gauche à droite), j'ai l'impression que les ouvrières me regardent, font montre d'agressivité (le cul en l'air et positionnement des mandibules) à cette espèce de grand bipède qui vient les déranger avec son objectif ! Au final, si le développement de l'oeuf à l'imago n'était pas très très lent (et d'autant plus que je ne les chauffe pas), leur croissance me ferait presque peur !!!!! A noter tout de même que les ouvrières sont plus grandes qu'au début.

CrematogasterSCUSCU01.jpg CrematogasterSCUSCU02.jpg CrematogasterSCUSCU03.jpg CrematogasterSCUSCU05.jpg
CrematogasterSCUSCU06.jpg CrematogasterSCUSCU07.jpg CrematogasterSCUSCU08.jpg CrematogasterSCUSCU09.jpg

Formica lusatica: je pourrais inaugurer la section "photos pourraves" de ce blog, le nid n'est pas vraiment conçu pour faire des photos, ceci explique cela et je n'ai jamais brillé avec cette espèce tant elles ont la bougeottes; ce qui les rend sympa à observer est un vrai casse-tête dès qu'on s'arme d'un appareil. Je voulais montrer deux choses et il va falloir les deviner (désolé hein ! Mettez le mode imagination sur ON et plissez les yeux si cela vous aide...). On commence par le développement de la colonie. Les gynes pondent et pondent et pondent...la quantité d'oeufs est conséquente. Mais pour l'instant, je ne vois pas de larves. Faut dire aussi que j'ai tendance à ouvrir souvent la porte-fenêtre du salon  (quand je n'oublie pas de la fermer en partant au boulot LOL) et donc à faire chuter les 22°C de cette même pièce. En même temps, fumant un peu, je peux difficilement faire autrement. Dès que les températures extérieures vont être agréables (on a un petit retour du froid: 12°C... où es-tu printemps chéri ??), le couvain va exploser. Les ouvrières sont à la recherche de chaleur pour les précieux oeufs... en même temps chercher des sources de chaleur à une telle période de l'année n'a rien de surnaturel, y compris pour des fourmis. Elles sont juste dans les starting-blocs. Ensuite, la rampe d'accès de l'étage du bas (celui qui comporte le lit de sable avec de l'eau et la semelle absorbante) s'est un peu affaissée (2 f + 2 s + ai -> faudrait presque deviner et j'ai eu un gros doute): le scotch n'aime pas trop l'humidité (c'était franchement prévisible). Pas de souci, mes Formica font un pont avec leur corps pour la colonie. C'est cette photo que je ne parviens pas à faire (Formica attitude: le moindre petit coup ou éclairage dans le nid et c'est l'affolement général, de vraies fofolles) et ce comportement qui me fascine: elles s'accrochent les unes aux autres pour créer elles-mêmes une rampe d'accès entre deux étages. C'est très sympathique à mater. Oui oui, moi aussi je plains celles qui sont en dessous. Sauf qu'il y a des "rotations" et ce ne sont pas longtemps les mêmes.

Lusatica0124.jpg Lusatica0125.jpg   Tschüss !

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 22:47
Crematogaster scutellaris : elles ont fait que leur petit bonhomme de chemin. J'ai désormais environ 450 ouvrières. Si le couvain a diminué pendant cet automne avec la baisse de la température (septembre/octobre), il n'a pas disparu pour autant; j'ai de nombreux oeufs. Comme le chauffage de mon appartement est en route et que je ne leur fais pas faire de diapause, le développement larvaire devrait reprendre rapidement et cela devrait être spectaculaire !!! Les ouvrières ont la chitine du gastre bien tendue et elles ont accumulé des boulettes de jambon au sein du nid. Elles ont trois défauts principaux à mon goût:
  • ce sont des crades !!!! Elles dépècent la moindre proie en mille morceaux et en mettent de partout
  • elles stockent de la nourriture dans le nid
  • ce sont des championnes de l'évasion
Elles occupent la partie la plus éloignée de la réserve d'eau, la partie la plus sèche du nid. Cela a toujours été plus ou moins le cas, c'est encore plus caractéristique depuis qu'elles sont nombreuses ! Quelques photos des loges de leur nid.
The end

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 11:34
Petite explosion démographique dans ma petite colonie de Crematogaster scutellaris. J'ai huit nymphes !!! Elles consomment leur ration journalière de pseudo-miellat (comme toutes, rien d'extraordinaire) mais surtout un mini grillon aussi. J'ai essayé beaucoup d'aliments sur elles et il n'y a pas à tortiller du c*l pour chi*r droit, seuls les petits grillons bien tendres les intéressent,  à la rigueur un vers de farine jeune, pour le reste, ce n'est pas la peine. Je ne les pensais pas aussi chipoteuses, la colonie grandissant, elles sont plus exigeantes sur la nourriture.
http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/cremat12.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/cremat14.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/cremat15.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/cremat13.jpg
Camponotus sp Malaysia: première sortie aujourd'hui d'un major, il n'est pas allé bien loin mais elles vont prendre possession de leur nouveau territoire. J'ai eu aussi une ouvrière de morte (minor), elles ne sont plus que 10 maintenant. J'ai disposé dans l'ADF d'un coton humide, un papier d'aluminium avec le bon pseudo-miellat à papa et un jeune grillon sorti du congélateur...wait and see. La gyne est assez entreprenante: les ouvrières restent au fond du tube, pas elle.
Camponotus lateralis: elles m'amusent beaucoup !!! Elles ont une technique bien particulière de défense et propre à leur genre je trouve et que j'avais déjà observé à l'état sauvage dans le jardin de Cathy. "Embêter" un Lasius, ou un Formica, il fuira dans le nid ou passera à l'attaque; "embêter" un Camponotus, il choissira vite l'optique "fuite sur quelques centimères puis immobilité" et s'il y a une cachette pas loin, c'est encore mieux. Leur activité principale consiste à prendre des graviers de l'ADF pour fermer/sécuriser l'entrée du tube. Un travail de titan, surtout que seule la plus petite ouvrière le fait.
Bye bye

Partager cet article

Repost0