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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 22:25

Cataglyphis velox: elles aussi sont de retour, même si elles ne sont jamais parties ! Elles étaient en diapause à température ambiante avec ajout de miellat de temps à autre. Hier j'ai remis le nid face à leur lampe de bureau et autant dire qu'elles étaient toutes fofolles, gigotant dans tous les sens. Si les fourmis savaient danser de joie, cela ressemblerait un peu à ce que vous pouvez voir sur la vidéo.

Niveau qualitatif, ce n'est par contre pas la joie justement ! Ce nid est mortibus... j'hésite entre 2 options:

  • refaire le même type de nid (boite de Ferrero rochers) avec une semelle en ciment qu'elles ne pourront pas détruire; l'espoir fait vivre
  • réutiliser l'ancien aquarium de mes Camponotus maculatus et faire un nid contre les parois (à la manière des cyclants mais en beaucoup plus grand)

Je n'ai pas encore arrêter de décision, d'autant que j'utiliserai volontiers l'ancien nid pour mes Formica lusatica ! Non seulement je me tâte (en tout bien tout honneur, il va sans dire) mais en plus la perspective de 2 déménagements m'hérissent le poils (et Dieu sait s'il y a). Si l'on rajoute le fait que je ne suis pas un grand bricoleur devant l'Eternel (encore Lui LOL), cela devient compliqué. Bref...

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:01

Il faut que je reprenne le rythme !!!

Catataglyph0001.jpg Catataglyph0002.jpg Catataglyph0003.jpg

Cataglyphis velox: comme vous pouvez le constater sur la première photo, l'organisation est bien rodée. Sur votre gauche, le nourrissage des larves, au milieu le lieu de la mise en paquet (mieux que les petits lutins du père Noël) où les ouvrières recouvrent de sable les larves afin qu'elles tissent leurs cocons et sur votre droite (la partie du nid la plus proche de la lampe - que je n'ai d'ailleurs toujours pas éteinte), la maturation des cocons. Jusque là, tout va bien. Et puis il y a cette pauvre semelle en plâtre confectionnée avec amour avec mes deux mains gauches de non bricoleur; vin Diou, elles avaient déjà commencé par faire des trous dedans (prenant quelques quartiers en dessous). Là elles sont en train de mettre la dernière main/patte à son explosion mode demolition women. Et j'en viens à la dernière photo, la célèbre faille de San Andreas que même les californiens m'envient. Doux Jésus Marie Joseph le boeuf et l'âne (c'est plus classieux que "putain de merde fait chier" - il faut savoir faire preuve d'une certaine réserve en société) !!!! Une partie de cette fameuse semelle est même écroulée et elles commencent son évacuation par petites parcelles. Il ne devrait pas en rester grand chose à la fin de la saison (période prévisible d'un déménagement - je commence à mijoter un truc cérébralement parlant).

Plus prosaïquement, la colonie va très bien et la population explose. Pour vous donner une idée, cela fait plusieurs mois que j'ai en permanence une centaine de cocons dans le nid. Je crois que niveau démographie, elles sont un tantinet plus actives que les Formica qui ne sont déjà pas des lentes genre deux de tension par temps de grand vent, style Camponotus, de ce côté là. Elles gamellent fortement aussi; pas du genre à se contenter d'un petit gouter entre 16h et 17h, j'enchaine les vers de farine par dizaines. Je leur pardonne bien des soucis tant elles sont ravissantes. Leurs longues pattes et leurs grosses têtes rondes sont un enchantement. De temps à autre je m'amuse à les voir tenter de monter sur les parois du plexi de l'ADF; "cela le fait pas les filles, on fait moins sa maline hein ?!" Ralalalalala....

Pour finir ce paragraphe blabla qui ne vous apprendra pas grand chose que vous ne sachiez déjà, une p'tite vidéo (enfin petite... 1 minute correspond à quasiment 1 heure de mise en ligne pour quelques centaines de Mo) Au milieu, vous les verrez faire les hamster dans la roue. Comprendre, elles ont un étrange besoin de monter sur l'abreuvoir à miellat et à tourner en rond en son sommet...

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 00:01
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cataimago.jpg

Cataglyphis velox: (dans l'ordre des photos) le couvain vous connaissez maintenant sur le bout des doigts, rien de particulier ! Je suis parvenu à faire une photo de la gyne. Elle craint (fuit pour tout dire et être exacte) la lumière et j'ai dû attendre le soir, alors qu'elle faisait le tour du propriétaire pour parvenir à la chopper. Et encore, à la moindre modification de l'éclairage, elle se barrait. Le polymorphisme est très light, le gastre est à peine plus rond, le thorax un peu plus développé et surtout, elle a des cicatrices alaires. En dernier lieu, viennent les cocons, du moins une partie seulement. Je les ai compter un à un et il y en a 120 !!! Ca calme hein ? Je ne vais pas me plaindre de tant de belles promesses. De vrais Formica et je ne comprends pas mes galères de l'an dernier. Rien à changer et elles se portent très bien. Et comme l'indique la première photo de cette strophe, j'ai mes premiers imago (beuh, ce ne sont que de grandes ouvrières, moi qui attendais du sexué, je suis déçu).

 temnothoraxUNIFA0010.jpg

Temnothorax unifasciatus: elles aussi vont très bien. Il y a toujours les 4 ouvrières, plus deux nymphes dont une bien colorée et bien charpentée. Qui plus est, la colonie a désormais une dizaine d'oeufs. Je me demande dans quelle mesure il ne serait pas plus simple de faire des adoptions pour faire fonder les gynes, surtout qu'il n'y a aucune agressivité entre adoptée et adoptantes ! Cette année, quand je récupérerai d'autres gynes, je pense que je tenterai cette technique; quelques ouvrières rendues orphelines quelques temps (restera à tester la durée) auxquelles je rajouterai une reine. La fondation claustrale et indépendante est vraiment trop longue avec cette espèce ou alors je m'y prends mal (pas exclu aussi). Les deux autres gynes en cours de fondation (celles qu'il me reste) ne sont pas encore rendues... elles font un concours de la fondation la plus lente avec mes Camponotus ! Pas de chance ! A moins qu'elles ne finissent par mourir d'épuisement, ce qui n'est pas exclu non plus poils au c...

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 00:01

J'ai presque honte (un moment de honte est si vite passé) mais je vais faire un copier/coller quasiment de mon post sur myrmécofourmis !! Ne dit-on pas que la répétition est pédagogique lol !

orgacataglyphis.jpg

Petit bilan:

  •  70 cocons (oui, cela carbure) !
  • 70 grosses larves (oui, cela continue à carburer)
  • de la friture (je ne vais pas vous faire un comptage des toutes petites larves)
  • pour une colonie de 70 ouvrières, faites le calcul !!!

Je n'ai pas eu une seule nymphose nue pour le moment, donc aucune perte niveau couvain. Que demande le peuple, enfin en ce qui me concerne à titre personnel, pas moins.

La photo est médiocre (mais elles sont sensibles aussi alors j'évite les manipulations véhicules de panique) mais suffira largement pour l'explication. Je ne peux pas utiliser ma super lampe Jobby sur l'ensemble du nid.

En bas: les œufs et les petites larves. Ces dernières sont exclusivement nourries par trophallaxies.
Au centre: je ne vais pas vous prendre pour des ganais de 6 semaines d'âge, les grosses larves sur lesquelles les ouvrières déposent des vers de farine faisandés; à charge pour les dites larves de se nourrir seules par des mouvements foreurs de leurs voraces bouches.
A votre droite: la lampe de bureau qui chauffe tout son monde, ainsi que le garde-manger. Notez l'alignement des proies.
Au fond: invisible à votre vue, se cachent la gyne avec sa cour rapproché. C'est aussi à cet endroit (là où elles ont laissé le sable du nid - ailleurs, il a été évacué) que les larves sont conduites pour le tissage de leurs cocons.

Je mets volontairement les cocons à part car ils sont perpétuellement (tous les jours en fait) déplacés en fonction de la température. Sur la photo, c'est la position journée; ils sont mis en formation arque de cercle donc  tous à la même distance de l'ampoule, donc tous à la même température. Dès que la lampe s'éteint, les ouvrières les déplacent complétement à droite, prêts à prendre les premiers rayonnements chaleureux de la lampe pour le lendemain. Preuve en est, qu'elles savent intégrer un certains nombres de paramètres (d'où vient la chaleur) et adapter leur méthode d'élevage du couvain et surtout le reproduire (n'est-ce pas la base de tout apprentissage ?).

Un petit couplet sur le nourrissage: je leur donne 2 gros vers de farine par jour, cela peut paraitre beaucoup et peu à la fois mais cela me semble nécessaire. Non pas qu'elles ne disposent pas de réserves (le garde-manger comporte 12 vers de farine morts qui sèchent sous l'effet de la chaleur de la lampe - je présume que cela évite la putréfaction sans certitude) mais si je veux que les petites larves soient bien nourries, il faut des proies fraiches, plus facilement "ingurgitables" par les ouvrières et plus faciles à redistribuer par trophallaxie. Peut-être (je ne fais que des hypothèses, n'en faites pas une règle) que c'est l'élément important que j'ai loupé auparavant et qui permet aux larves de tisser un cocon plus tard et évite les nymphoses nues et le cannibalisme.

Chaleur: on lit souvent comme conseil concernant cette espèce qu'il faut chauffer l'ADF. Cela ne sert à rien ! C'est le nid qu'il faut chauffer. C'est la présence de larves qui génère le fourragement, pas la chaleur; mon ADF est à température ambiante (soit dans les 20°C) et cela ne leur pose aucune difficulté.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 00:01

Cataglyphis velox: c'est une vraie explosion démographique avec 60 cocons désormais et 60 grosses larves (les deux photos sont une vue partielle - c'est la partie photographiable du nid) ! La taille des cocons donc des ouvrières qui en résulteront (major ou minor) ne suit vraiment aucune logique:

  • indépendant des ressources alimentaires de la colonie (ce qui pourrait paraitre le plus logique)
  • indépendant de l'hygrométrie ou de la température

Il s'agit vraiment du "bon vouloir" des ouvrières ou du petit bonheur la chance. J'ai beau tortiller le truc dans tous les sens, je ne trouve pas le "fil conducteur". Il semble logique de penser que la larve des minor est "sous-alimentée" ce qui conduit à un petit individu: est-ce une volonté délibérée des ouvrières ? Mieux, une larve "sous-alimentée" pourrait très bien ne pas tisser son cocon et attendre d'être mieux nourrie ! Vraiment, je ne comprends pas. En dernier lieu, les minor (pas très fréquent tout de même) ne sont pas les plus actifs au sein de la colonie: quel intérêt ?

Si les larves restent plus ou moins toujours à la même place dans le nid, les cocons par contre sont déplacés sans arrêt. Tout d'abord le tissage se fait à un endroit précis du nid (là où il y a du sable) mais en plus en fonction du moment de la journée (la lampe ne fonctionne que de 9h à 16h)) donc de la température, ils sont dépacés comme suit:

  • éloignés de la lampe quand elle fonctionne
  • proches de la lampe quand elle est éteinte (la nuit)
cata0001.jpg cata0002.jpg

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 00:01

Lasius emarginatus: les premiers cocons sont apparus et le gavage des larves est soutenue, j'en ai avec le "cul" jaune, ne me demandez pas pourquoi, ce n'est pas un effet optique de l'image. Normalement, du moins jusqu'à là, je n'avais observé qu'une coloration de l'estomac des larves... Ne sont pas moins importantes les pontes de la gyne. Cela commence à faire beaucoup: jamais elles ne s'arrêteront, au-secours LOL !!! J'en serais presque à vouloir qu'une génération disparaisse histoire de faire de la place (c'est horrible) !!! Cela va être très dense dans le nid même s'il y a toujours plus de place que l'on se l'imagine.

Plagiolepis sp: elles aussi ont leurs premiers cocons. Elles les entreposent en haut du nid et sont même allées dans l'ADF pour les exposer à des températures plus élevées (un moment d'hérésie). Par contre, tous les cocons ont la même taille, donc point de sexués à l'horizon contrairement à ce que j'ai pu croire un moment.

Lasiusemarginatus10000.jpg Lasiusemarginatus10001.jpg plagiolepis2000.jpg

Cataglyphis velox: rien de particulier a priori; je compte 12 cocons. Cependant, j'ai fait une observation intéressante: la gyne était entourée de sa cohorte de gardes rapprochées (comme d'hab'); une ouvrière a soudainement pris une position "califourchon": elle a basculé son gastre devant ses mandibules et a sorti un œuf devant la tête de la gyne (elle est gonflée celle-là, elle va se prendre une rouste, oser défier un privilège royal !!!) pour le lui donner. Un peu comme une offrande, et la gyne a tout simplement mangé l'œuf (trophique en l'occurrence).
Je ne savais pas que les ouvrières pondaient (première info), d'autant plus que ce n'est pas une des plus grandes ouvrière qui l'a fait (le polymorphisme chez cette espèce est important; il y a des minor, des media et des major en quelque sorte) mais encore moins que c'était à fin (faim) de nourrir la reine. J'ai bien tenté d'y revenir oculairement parlant avec mon fidèle assistant de chez Canon, le hasard aurait pu me gratifier d'un peu de rabe, mais elles ont une excellente vue ces saloupiotes. Si ma présence les dérange peu (je ne fais pas la danse de Saint Guy devant elles), les mouvements de l'objectif leur ont fait peur: fuite de la reine dans un coin obscure du nid, ouvrières agressives dans l'ADF, le grand jeu quoi !
Elles vivent dans des milieux pauvres en nourriture et si elles savent se contenter de peu (cadavres d'insectes, déjections animales etc), les pontes de la gyne demande beaucoup de protéines. La belle affaire, à charge pour les ouvrières d'apporter un concentré de protéines via leurs œufs non fécondés ! Trop fort et en même temps, bête comme chou. Sa sérénissime majesté aurait pu se contenter de trophallaxie, cette espèce a un jabot social et sait très bien s'en servir, la table est, qui plus est, bien garnie par mes soins. Elles ont fait un autre choix.
D'un autre côté, comme la différence entre ouvrière et gyne est peu marqué, les pontes sont peut-être inévitables (les ouvrières ne sont pas stériles - la petite taille des ouvrières chez certaines espèces ne permet pas la présence d'ovaires ou leur fonctionnement), peut-être est-ce plus simplement une façon de détruire les œufs des ouvrières sans perdre une si bonne source de nourriture, riche en protéines qui plus est, alors que le milieu d'origine en est peu pourvu.
L'observation soulève quelques questions, comme toujours. Une chose me semble à peu près "certaine" (c'est toujours compliqué de déterminé ce qui relève du conscient - volonté délibérée serait plus exacte - et de la succession de faits) est que l'ouvrière a délibérément pondu dans le but de donner son œuf à la gyne...

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 00:01

Cataglyphis velox: elles ont leurs premiers cocons ! Mine de rien, cela fait pléze (plaisir) de voir ses colonies reprendre une activité soutenue et prendre soin des générations futures (dans quelques mois, ce sera la routine - le rythme saisonnier, qu'on a pas avec les exotiques, à ceci d'appréciable, un peu comme les premières fraises ou mieux, les premières cerises; il y a l'attente et quelque chose à savourer). Les cocons sont assez volumineux, ce qui présage de bonnes ouvrières bien solides sur pattes. J'ai tout de même 2 ou 3 larves "anormalement" ou inhabituellement grasses et grosses (c'est kif kif bourricot ou qu'affaire d'appréciation). Je vous mets quelques photos (pas toujours tip top concours de beauté photographique - surtout les premières) histoire d'illustrer mes propos:

Cataglyphisveloxx1000.jpg Cataglyphisveloxx1002.jpg Cataglyphisveloxx1001.jpg Cataglyphisveloxx1003.jpg Cataglyphisveloxx1004.jpg

Sur la première photo, vous avez le garde-manger où elles laissent faisander les vers de farine; ils sont presque tous bien alignés comme des saucissons au séchage ! J'ai même vu une grosse larve (surement par l'odeur alléchée) y promener sa goulue bouche pour se nourrir. Car si les larves ont une "tête" assez mobiles, ce sont également de vrais gouffres à nourriture, ce n'est pas l'appétit qui leur manque. Sur la deuxième photo, rien d'extraordinaire, les repas se prennent en famille; non seulement elles engloutissent leur pesant de nourriture mais en plus elles creusent comme des pelleteuses le contenu des vers de farine. La troisième photo vous montre, dans un coin du nid, la prochaine génération de morfales à venir. Surement dû au nombre d'ouvrières, je ne les ai jamais connues avec un tel couvain de fou; les générations se succèdent à un rythme effreiné. La gyne ayant encore pondu une belle grappe d'oeufs, tout ceci est fort prometeur. Ai-je besoin de vous indiquez que sur la quatrième photo ce sont des cocons ? Leur nombre devraient croitre dans les jours à venir. Dernière photo, une des 2 ou 3 très grosses larves.

Pour la petite histoire (il y en a souvent quelques unes qui se cachent derrière le quotidien d'une colonie - sinon ce serait beaucoup moins drôle), une ouvrière s'est échappée. Je me demande encore comment elle a fait, tant leur capacité à grimper une surface comme le plexi sont pitoyables. Je l'ai retrouvée se battant avec une araignée (elles aussi en sont très friandes - comme quoi le haut de la chaine alimentaire n'est pas si hiérarchisé que cela) au bas de ma cuisinière (à deux mètres, à distance de patte de fourmi, du nid - peut-être plus d'ailleurs). J'ai d'abord cru que c'était une maculatus (je commence à m'habituer à leurs escapades), mais non. Elle avait la tête engluée avec des fils de soie et la toute petite araignée ne savait pas par quel bout prendre cette remuante et dangereuse proie. J'ai récupéré la fuyarde qui s'est faite nettoyer en bonne et due forme par ses soeurs et j'ai récupéré l'araignée (rien de tel qu'un bon coup d'éponge dans la tronche pour l'envoyer voir les diablotins sous terre) pour la donner à mes Camponotus lateralis. Les Cataglyphis sont suffisament faciles niveau nourrtiure pour que je réserve ce met de choix à plus fines bouches !

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:01

¡¡ Arriba arriba !! J'en profite qu'elles n'ont pas changé de place et que la condensation ne me gâche pas encore complétement la vue. Seule interrogation; d'où sort cette vieille mouche toute séche, si cela se trouve de l'an dernier. Il faudra qu'on m'explique pourquoi elles préfèrent cette proie qui n'est pas de choix et encore moins de prime fraicheur, aux vers de farine non encore faisandés qu'elles ont conduit au nichon (sein) du nid (désolé, ma période jeux de mots à 3 francs et six sous)?? Leur instinct serait-il le plus fort ? Je sais qu'elles sont épatantes dans leur milieu naturel, pouvant se contenter de fort peu, trouvant des réssources alimentaire là où il y en a apparemment pas et allant jusqu'à recycler les déjections d'autres animaux (ma période pipi/caca est passée depuis belle lurette, je n'irais plus avant), mais quand on a le choix ?? Entre Bocuse et Mc Do, mon coeur ne balance pas... et encore moins mes artères peuchères (pour la rime).

Blablablabla... sur la première vidéo j'ai fait une tentative (brève incursion ô cul ô cul mais l'air, occulaire) de filmage de la friture alias toutes petites larves, mais cela ne le fait pas. Tant pis pour vous :o)

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:01

Cataglyphis-velox-2042.JPGCataglyphis velox: ¿qué tal ? Ne m'en demandez pas plus, je n'ai jamais pu saquer cette langue - pas faute de m'en être trimaballé 5 (français, anglais, espagnol, italien, allemand), mais l'espange après 6 ans de lutte infernale calvairesque (c'est pas un beau néologisme calvairesque ? Robert serait fier de moi); BASTA non ti voglio più (c'est tellement plus beau le rital). Pour en revenir à nos moutons de Panurge, oui, c'est un peu jaunâtre mais j'ai fait la photo sans éclairage annexe, rapidement qui plus est, juste avant de partir au boulot (une ouverture de tir photographique). J'allais partir gagner ma pitance (vous savez, la départiture à réculons chez le patron..), je jette un coup d'oeil aux sauterelles du désert espange et soudainement une réflexion me saisit "oh putain de Dieu, elles prennent la pause là ?" (j'eusse dû utiliser "par Toutatis" en bon gaulois de base... la chrétienté est passée par là). Vint ensuite l'action: clic clac pas Kodak (j'ai hésité sur nikon ni méchant, mais Canon a remporté l'appel d'offre), j'ai fait une série de photos en croissant les doigts pour que le soir une au moins soit montrable. Entre nous soit dit, il arrive qu'on se prenne bien la tête à orienter les éclairages, prendre des postures pas possible pour au final sortir 3 clichés à vomir par terre (cela dégoute d'utiliser la boite à images parfois) et là avec 10 photos faites en 2 temps et 3 mouvements, j'ai le cliché que je veux. Je péterai bien une jambe ou deux à Dieu photo ! Mais trève de bavardage (pensez bien, ce n'est pas du tout mon style, muet comme une carpe). J'ai de grosses larves (la première freudienne ou freudien qui interpréte cela en "j'ai une grosse B***, se prend une baffe !). Dans un ancien billet, surement pas si ancien que cela (je vous laisse faire les archéologues) , j'affirmais avoir des larves pour ensuite me retracter et montrer les ouvrières promenant deux grosses grappes d'oeufs (Freud, sort de ce corps) entre leurs protectrices mandibules (ben quoi ?!). Et bien je n'avais point "luciner" dans un état second, j'avais bien vu de petites larves qui sont devenues grandes (elles les avaient cachées les saloupiotes - ou les salopes, mais en occitan cela a un côté affectif et non vulgaire qui me siet mieux - j'ai le juron facile mais l'oreille chaste gardant ainsi quelques menus terrains encore vierges LOL, quoi que j'ai les auriculaires curieux). Les premières de l'année "youpi hourra" !!! Me disait bien aussi que ce n'était pas très logique; pourquoi aurais-je eu autant d'ouvrières fourrageant (cf la vidéo) avec seulement des oeufs !!! C'est donc bien le colonel Moutarde avec un chandelier dans la cuisine; je gagne les 20 000€ sans passer par la case prison mais je n'achéterai pas la rue de la Paix ! ;oP C'est toujours un bonheur d'observer les larves de Cataglyphis se mouvoir, ou plutôt agiter leurs longs cous à la recherche de nourriture. Faudra que je les filme un de ces quatre...

Elles continuent leur manège de terrassières, à savoir qu'elles prennent le sable du nid pour le déposer sur le sol de l'ADF, cette dernière étant sur le dessus de la boite plastique qui leur sert d'habitat, afin de cacher une partie de l'intérieur. Cela doit aussi faire office de zone d'ombre (je les chauffe à l'aide d'une lampe de bureau avec ampoule 60W à incandescence - faut que je fasse des provisions avant qu'elles ne disparaissent  d'ailleurs - ils nous font chier avec leurs lois pseudo écolo du dimanche à la mord-moi-le-noeud). Je ménerai bien une lutte acharnée (quoi que je sois assez fainéant dans l'âme) afin qu'elles ne me gâchent pas mon plaisir de voyeur mais à quoi bon ?! Reste à attendre les premiers cocons, en espérant ne pas avoir de nymphoses nues car là, c'est cannibalisme assuré.

Il est 00:53, faut que j'aille dodoter un peu... zoubix les poulpes !

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 00:01
Cataglyphisvelox00100.jpg Cataglyphisvelox00101.jpg Cataglyphisvelox00102.jpg

Cataglyphis velox: les espanges n'ont finalement pas des larves mais deux gros tas d'oeufs, je ne leur en veux pas pour autant car petit oeuf deviendra larve, voir grosse larve bien grasse. Pour ce qui est de devenir des ouvrières, avec elles, c'est une autre histoire. J'ai de grosses pertes et peu (sur le grand nombre - cela fait pas mal  d'imago quand même, heureusement) atteignent le stade adulte. Je ne sais pas si c'est à cause de mes conditions de maintenance mais beaucoup se font cannibaliser. J'adore la première photo et pourtant, Dieu sait si elle n'est pas terrible, mais je la trouve plein de charme avec le flou de la condensation qui recouvre les parois du nid en plexi (un rien trésor caché). Pour le vert, ce sont des algues qui ont colonisé la semelle en plâtre; forcément, humidité + nid en plexi (donc lumière) = algues ! Et  v'la un peu de verdure m'sieurs 'dames ! Comme vous pouvez le voir sur la seconde image pour les enfants sages (en êtes-vous seulement ?), une Camponotus maculatus baladeuse est venue (ça gambade loin), pour son plus grand malheur, faire un petit tour en terrain enemi. Bah, cela leur fait une provende comme une autre, elle s'accorde bien avec le vers de farine niveau couleur. Pour ce qui est des maculatus (petite parenthèse), une autre est allée dans l'ADF de mes Crematogaster scutellaris et je n'en ai retrouvé que la tête et le thorax (!!!!). Je ne comprends pas pourquoi elles vont ainsi dans les ADF des autres colonies (c'est suicidaire); l'alimentation les attirent-elles (elles fourragent donc) ?

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