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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 11:20

Camponotus nicobarensis: elles sont vraiment particulières, pour le moins. J'en suis à mon xième déménnagement en peu de temps finalement. Quoi que j'exagère, c'est le deuxième:

  • le premier à cause de la cradeur incommensurable du nid
  • le deuxième: comme pour le premier en plus du manque de place

Ceci dit, elles ne sont pas très compliquées. Là, elles ont quand même battu le record: j'ai raccordé le nouveau et l'ancien nid et en quelques heures le gros de la colonie était dans son nouvel appartement, gyne, larves et oeufs compris. Pour les cocons, c'est un peu plus laborieux surtout que certains restaient accrochés à la condensation de la vitre. Je n'ai rien fait d'autre que raccorder les nids: ni assèchement, ni hostilités du style éclairage ou chauffage de l'ancien module: que dalle !!!! Ce qui me conforte dans l'idée d'une espèce plutôt nomade et qui ne s'embête pas dans l'entretien d'un nid, préférant de loin un déménagement. Je ferais des photos de l'ancien logis plus tard; plus sale et plus mal odorant, il ne doit pas être possible de faire. Putain l'odeur, baaaaaaaaaaaaaaaaaah, la salle du dépotoire interne est infecte; un amas maronnasse et qui fermente... Le nouveau n'a rien d'extraordinaire; les fameuses boites de chocolats Ferrero m'ont servi, comme d'hab', de réceptable et j'ai fait une semelle humide avec un lit de gros gravier sur lequel j'ai coulé une dalle de plâtre. J'alimente la couche de graviers d'eau par le biais d'un tuyau. J'ai disposé un double anti-évasion:

  • de la graisse mécanique: qu'elles parviennent à franchir (dans un sens seulement), pas à grand échelle mais tout de même, il y a des aventureuses. Je vais pouvoir les nourrir sans être assailli !
  • un couvercle grillagé histoire d'être tranquille

Elles ont désormais de la place pour un bon moment. Restera l'inconnu de l'endroit choisi pour le nouveau dépotoire ! Si elles choississent l'intérieur du nid, cela va encore être une sacrée cacade !!! Il reste encore une vingtaine d'ouvrières dans l'ancien nid et je présume que, comme la dernière fois, il faudra que je fasse un déménagement manuel pour ces dernières récalcitrantes.

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 00:01
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Camponotus lateralis: oubliez de les nourrir une journée et les discrètes, qui ne le sont plus vraiment, se jettent sur la première mouche congélée donnée en pature. Franchement, cela surprend !!! Elles se prennent pour des Lasius. Il faut dire aussi, qu'elles sont soutien de famille avec des larves, dont une vague fraichement arrivée.  Je ne vais pas bouder mon plaisir après tout le mal que je me suis donné et toutes les péripéties qu'elles m'ont fait subir; ne croyez point brave lecteur, elles sont sans la mondre pitié avec le myrmécophile amateur. Ce sont quand même en majorité les minor qui fourragent et les major qui restent au nid à servir de  réserve de nourriture, la plupart du temps la tête suspendue. Quand on observe un temps soit peu le nid, c'est flagrant. Autre différence par rapport à mes autres colonies, j'ai des imago qui n'ont même pas finis leur coloration qui viennent fourrager. Quand je vous disais qu'elles sont sans pitié aucune; chez les fourmis, le travail des enfants n'est point prohibé ;o))) Comme elles ne sont pas très nombreuses encore, j'ai pu effectuer un comptage et je peux présentement vous faire un ch'tit bilan:

  • 60 ouvrières
  • 10 cocons
  • 30 oeufs
  • 6 major (ce qui en fait 10% de la colonie - en comparatif, chez mes Camponotus maculatus, cette caste représente 5% de l'effectif globale)

N'est-ce pas fort prometteur ? Je pense, sauf mauvaise surprise, que je suis sorti de l'ornière où j'étais avec cette espèce pas franchement des plus simples. Avec un petit effort, après tout il reste encore 2 mois de développement, je devrais atteindre la petite centaine avant la diapause. Tranquilloutes les loutes !!!

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Lasius flavus: je vais devenir chèvre avec celles-là !! La colonie torture chinoise. J'avais un couvain de fou, j'ai des naissances avec de pâles imago qui se colorent tranquillement MAIS (c'est là que le bas blesse), j'ai beau compter et recompter, je ne constate pas d'augmentation de l'effectif de la colonie. Si ce n'est pas un défi à l'entendement, je ne sais pas ce que c'est. J'imagine donc qu'elles me boulottent le couvain (je ne vois pas d'autres solutions). Pourtant je les nourris, pourtant elles fourragent (plutôt mal mais bon...), même si c'est de nuit (j'ai surpris une ouvrière hier soir à la lampe torche)... je n'en suis quand même pas au stade de mes colonies passées de cette espèce qui végétaient, voir régressaient et finissaient inévitablement par dépérir mais n'empêche, que ce n'est pas vraiment le pied. Mon nid ne doit pas être si top que cela. Serait-il plus judicieux d'envisager un nid creusable avec du sable ?? Je vais persévérer...

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 12:54

Camponotus cruentatus: ah les cruelleissimes ! Elles m'ont enfin fait plaisir !!!!!! Un des deux cocons a donné naissance à une très belle ouvrière. Rien à voir avec celle de première génération qui sont noir charbon. Elle a une jolie robe ocre et noir, une petite merveille. Au début, j'ai eu une angoisse voyant qu'il manquait un cocon. Non pas que je sois par nature péssimiste mais la première chose qui m'est venue à l'esprit "les salopes, elles m'ont bouloté un cocon" !!! Puis voyant une ouvrière plus grande que les autres sous le filtre rouge du nid, mon visage s'est illuminé d'une extase à nulle autre pareille (enfin presque, n'exagérons rien, surtout que ce n'est pas du tout mon genre ;oP  d'exagérer j'entends) !!! Le couvain, composé de nombreuses larves connait aussi un développement impressionnant, surtout en temps. Les larves grossissent à une vitesse grand V, c'est presque visible à l'oeil nu (essayez d'habiller un oeil). Du coup, elles en deviennent des as du fourragement. Elles sont vraiment déconcertantes ces Camponotus !!!!! Elles semblent végéter et soudainement se réveillent, c'est à n'y rien comprendre. D'autant plus que je n'ai absolument rien changé à mes conditions d'élevage. Auparavant, elles navigaient entre deux salles; celle qui est la plus humide contre la réserve d'eau, et une beaucoup plus séche. Elles sont désormais dans la salle la plus humide. Bref... pourvu que cela dure ! Et quand c'est dure, c'est bien connu, c'est bon ;o)))) (l'enthousiasme d'une réussite, c'est fou ce que cela fait écrire comme âneries !)

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Cataglyphis velox: j'ai 13 cocons (last picture) ! Je ne suis pas entièrement satisfait. J'ai résolu un souci; les larves font maintenant des cocons et je ne suis plus dans le cercle "vicieux" -> nymphose nue -> estomac des ouvrières. Mais je trouve le développement un rien chétif, cela ne boume pas comme cela devrait... En voilà une espèce difficile à maintenir en captivité et je n'ai pas fini de m'arracher les cheveux ou de m'en faire des blancs (en faisant coïncider les deux, cela le ferait bien ;o) ) mais veni, vedi, vici !!!!

Camponotus lateralis: tant qu'à parler des chieuses, autant faire le panorama complet, même si elles ne le sont plus du tout. Elles carburent à 100 km/h. Elles ont mis le temps mais maintenant, il ne faut pas la leur raconter. J'ai une nouvelle vague de petites larves fort prometteuses et cela me va bien ! Le major sans antennes est mort. Il n'était pas alimenté, apparemment, et devait fourrager seul pour subvenir comme un grand à ses besoins. Je l'ai finalement retrouvé mourrut dans l'ADF. Leur grande obsession du moment est de fermer l'entrée du nid avec des cadavres de mouches. Comme elles m'en ont bien fait baver, je leur rend gentillement la pareille et tout dépôt de nourriture dans l'ADF s'accompagne d'un débouchage de ma part.... niark niark niark ! Rassurez-vous, cela a pour effet bénéfique de les faire fourrager, une méthode de boost presque :o)

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 11:14

Il fait trop chaud pour faire de l'Internet ! ;oP

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Camponotus maculatus: je ne suis pas trop star-system, mais là quand même, elles brillent au firmament de ma plus haute estime ! Hormis la routine habituelle, point grand chose. Elles me sirotent les deux abreuvoirs à miellat en deux jours top chrono, je présume que la chaleur y est pour beaucoup. Seul inconvénient, elles marchent un peu dans le sucré, en répandant un peu de partout et le plexi de la boite de chocolats ferrero devient opaque. Ce n'est pas une mince affaire de dégager tout le monde afin de pouvoir passer un coup d'éponge. Comme n'est pas simple le fait d'enlever l'abreuvoir à oiseaux où elles ont de l'eau à disposition; j'ai des grappes d'ouvrières en permanence dessus. Il faut être suffisament énergique pour les faire déguerpir mais point de trop sinon elles attaquent et mes petites mimines ne font pas le poids face à cette armée de camponotes, même si elles mordent très peu. C'est tout une technique rodée avec le temps: leur faire peur sans que ce soit trop, un peu à la manière d'un apiculteur récoltant son miel mais sans nuage de fumée.  Elles sont rarement agressives, à leur décharge. A un moment donné, il va falloir également que je vide le dépotoir; cela fait une sympathique colline avec le temps et le nid à beau être sec, cela dégage un petit fumet pas spécialement... comment dire... ça schlingue un tantinet (merci les asticots) ! Pour en venir aux photos, puisque c'est aussi, pour ne pas dire avant tout, le propos de ce billet dédié...

Photo n°1: une petite zone de 2 cm carré (pas très grand hein) où elles "cultivent" un champignon. Soyons clair, ce ne sont pas des champignonistes mais comme vous pouvez le voir, elles déposent tout de même sciemment des boulettes infrabuccales à cet endroit, et ces mêmes boulettes ne peuvent pas moisir toutes seules comme des grandes vu que le nid ne dispose pas de système d'humidification. C'est vraiment quelque chose qui m'intrigue que la relation Camponotus/fungus (moisissure serait peut-être plus exacte). Ce n'est pas la première fois que je suis confronté à cette "association". Who knows ???

Photo n°2 et n°3: rien d'extra !! Une mer de cocons et de larves. Il y a celle-ci qui est au sommet du nid et est conséquente en taille et une deuxième mer (là c'est carrément un océan) juste en dessous, dans la salle de la gyne. Vous pouvez constater que j'ai toujours des mâles qui se baladent mais point de princesse. Franchement, elles pourraient faire un petit effort et m'offrir une belle grosse mémère. En tous les cas, si ce n'est pas pour cette année, il faudra attendre l'été prochain.

Voili voilou !

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 00:01

Camponotus maculatus: elles vont toujours aussi bien ! Les voici en action à travers des clichés:

maculatusCAMP0001.jpg maculatusCAMP0002.jpg maculatusCAMP0005.jpg maculatusCAMP0004.jpg

Quelques explications s'imposent, même s'il n'y a rien d'extraordinaire.

Photo n°1: j'ai testé un jaune d'oeuf de caille cru (j'ai enlevé le blanc). J'eusse pu prendre un oeuf de poule mais cela aurait été faire un gros gaspillage. Le résultat n'est pas probant, j'ai le même succès avec le lait concentré en capsule Régilait; elles consomment mais sans plus. Autre gros inconvénient, cela sèche rapidement !! Peut-être incorporais-je un peu d'eau la prochaine fois histoire d'allonger de quelques heures de plus la durée de vie d'absorbtion d'un tel aliment.

Photo n°2 et n°3: la différence entre les major présents dans le nid et ceux dans l'ADF est flagrante ! On peut raisonnablement avancer que ceux du nid servent de réserve de nourriture pour la colonie (les gastres sont plein) et ceux de l'ADF sont de vieux major qui servent d'ouvrières classiques. C'est d'ailleurs dans l'ADF qu'ils finissent par mourir de leur belle mort, tranquillement, avant d'être conduit au dépotoir. Sur la deuxième photo vous pouvez voir de petites pelotes; c'est le contenu de la poche infrabuccale qui est vidé dans le nid (les Formica font pareil: tout ce qui est trop gros et ne peut pas passer dans le tube digestif est stocké puis vidé sous forme de boulettes).

Photo n°4: quand je vous disais qu'elles étaient un peu con-con dans ma vidéo de présentation de mes colonies. Alors que le sommet du nid dispose d'un méga abreuvoir à eau, elles se précipitent sur une flaque d'eau dans l'ADF et se gavent. Allez comprendre !!!!

Les hausses des températures (c'est de saison) ont un effet très bénéfique sur le couvain; les larves se développent plus vite et le nombre de cocons est de plus en plus important !!! Mais où vont-elles s'arrêter ?????

Evviva maculatus !

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 00:01

Camponotus lateralis: les deux de tension par jour de forte tempête !!! Il faut le croire pour le voir, plus inactives, c'est qu'elles sont épinglées sur un carton de taxo, assurément. J'ai eu pas mal de décès et je n'ai plus que 13 ouvrières, ce qui n'a rien de très glorieux, pour ne pas dire que c'est la honte ou presque. J'ajoute à ma décharge que l'an dernier, la colonie m'a tout de même fait des mâles, ceci explique cela et ne les a pas aidées. Par contre, depuis que je les chauffe, le couvain est beaucoup plus important; quand il y en a pour une (Harpegnathos venator, il y en a pour 3 - je parle du chauffage bien entendu):

  • 1 gyne + 13 ouvrières dont 3 major
  • 17 cocons
  • 15 larves
  • 20 oeufs

Cela ne semble pas être une fin puisque la gyne continue de pondre; elle a une physogastrie assez conséquente. Il reste encore tout l'été pour que ces dernières accroissent la taille de la colonie. Je maudis toujours autant ce cyclants dans lequel j'ai eu la mauvaise idée de les mettre; je vais me répéter à l'envie mais le plexi n'est pas d'une limpidité à toute épreuve et sa forme arrondie ne permet pas de faire de belles photos. Déjà que je ne suis pas particulièrement doué, si en plus techniquement cela ne le fait pas... ma seule satisfaction du moment (ce qui d'ailleurs m'a poussé à faire fonctionner la boite à images) fut un jeune major tout juste sorti de son cocon. Fort vorace l'animal, il n'a eu de cesse de sollicité des trophallaxies auprès de ses soeurs.

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That's all folks !

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 11:30

Les stars, les miennes en tous les cas ;o) mes danseuses...

Componotus maculatus: j'ai beaucoup de mal à les photographier, il faut ituliser un éclairage mobile, faire des accrobaties et en plus, comble de la malchance, elles ne prennent pas la pose hein, comme qui dirait qu'elles bougent et comme moi aussi, les résultats sont franchement... cela illustre et donne une idée ! Pour ce qui est de leur nombre, je fais une estimation (en même temps, on ne va pas chipoter pour quelques centaines en plus ou en moins) de 6 000 âmes. La température n'a une influence que sur le développement du couvain, 20°C leur conviennent bien. Hormis l'été où cela monte vite, elles doivent être à 22°C de moyenne.

maculatuuus01.jpg maculatuuus02.jpg maculatuuus04.jpg maculatuuus05.jpg maculatuuus08.jpg

J'adore la troisième photo, certes elle est en contre-jour (c'est beaucoup voulu) et surtout pas très nette, mais je voue une passion dévorante à leurs gastres on ne peut plus élastiques et à leur capacité à se gaver jusqu'à la chitine  (jusqu'à l'os, cela ne va pas le faire) de miellat ou tout simplement d'eau. Elles ont leurs abreuvoirs et elles se débrouillent toutes seules comme des grandes. Elles raffolent des araignées (on dirait d'ailleurs que cette dernière a une tête de mort dessinée sur le gastre, BEURK) et j'en ai d'ailleurs repéré une autre derrière le meuble de mon aquariOum, faut juste que je la chope... niveau insectes, elles ne sont vraiment pas difficiles; tout y passe du dure vers de farine, à l'asticot se tortillant, au sauteur grillon qui est neutralisé en 10 secondes chrono.

maculatuuus06.jpg maculatuuus07.jpg maculatuuus09.jpg maculatuuus11.jpg

Sur cette série de photos, ce sont plus leurs petites manies de mémères ! Les deux pots de gelée nutritive désormais vides qui se trouvent à l'entrée du nid servent de poste avancé; j'ai tout une cohorte d'ouvrières qui y logent en masse. Du coup, je n'ose plus les enlever et leur laisse bien volontiers, si cela leur fait plaisir ! Une autre manie consiste à former des rangs le long des parois du nid, c'est-il pas qu'il y a de la discipline chez ces filles là ? Et encore, lors de la prise de vue la rangée manque un peu de rigueur, je les ai connu beaucoup plus militairement alignées. La dernière photo est une vue à l'intérieur du nid: c'est principalement là que se situent les gros majors. Leur principale vocation est de stocker la nourriture dans leurs énormes gastres, comme des relais entre les ouvrières qui fourragent et celles qui s'occupent des larves. Ils ne font pas grand chose d'autre, hormis des trophallaxies.

Pour ce qui est des castres, puisque nous y sommes, le polymorphisme est important mais je reste encore dubitatif sur une caste de media (à chacun de se faire sa propre opinion). Pour moi, niveau ouvrières bien entendu, il y a deux castes bien distinctes:

  • les minor, même s'il serait plus approprié de parler d'ouvrières classiques, elles forment le gros des troupes, on n'est pas dans le cas des Messor qui eux ont vraiment de minuscules ouvrières
  • les major, les forts en tronche

Pour ce qui est des ouvrières intermédiaires (des media ?), ce n'est vraiment pas très clair et il y a de nombreuses variantes. Si je conçois très bien qu'elles fassent dilébéremment, des ouvrières "classiques" ou  de grandes ouvrières (les major), je n'en dirais pas autant des media, à l'allure des variantes (la tête est plus ou moins grande, plus ou moins colorée et le gastre également), cela s'apprente plus à des "ratés" qu'à une caste à proprement parlé, surtout que ce type d'ouvrières est très minoritaire; à un moment donné, le développement (nourrissage) qui méne au major a été interrompu. J'avais calculé en son temps une proportion de 5% de major, les "media" ne doivent guère dépasser  1%, ce qui est déjà pas mal au regard du nombre (j'en conviens).

That's all folks !

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:49
solenopsismoman111aSolenopsis fugax: "bonne mère" disent les marseillais (avec l'accent s'il vous plait). Et ma foi, il est vrai qu'elle prend bien soin de sa future progéniture; une vingtaine d'oeufs. Je ne sais pas si tous donneront des ouvrières (quelques uns serviront-ils de casse-croûte ?), en même temps vue la taille minuscule de ces dernières, l'effort n'est pas insurmontable pour une gyne. De temps en temps j'humidifie le coton qui ferme le tube histoire d'être certain qu'il y a les 100% d'hygrométrie nécessaire à cette espèce difficile à maintenir, et à faire fonder n'en parlons même pas. Non parce que les prières, cela ne fonctionne pas hein ;o) et la chance ne suffit pas. Je ne voudrais pas vendre la peau de l'ourson polaire avant de l'avoir scalpé des oreilles aux papattes, mais tout cela me semble en bonne voie et je tente de conceptualiser un futur nid pour la colonie: il faut que le nid soit humide au maximum (je sais faire), grand (Solenopsis font de très grandes colonies - que la force Ferrero soit avec moi) et avec une ADF fermée (au regard de la taille des ouvrières, c'est plus que souhaitable). Il faut également que l'ADF soit humide. Cela devrait le faire; cela mijote là-haut...
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Messor barbarus: elle continue de pondre et a une dizaine d'oeufs. J'adore la voir archeboutée tenant entre ses puissantes mandibules le précieux couvain. C'est un peu comme quand vous voyez ces reportages à la téloche où une lionne transporte entre ses crocs un frêle lionceau; vous vous dites qu'en appuyant un peu plus, elle le briserait en deux. Pour la photographier par contre, c'est une autre paire de manche. Elle a le chic pour me tourner le dos genre "dégage toi, il n'y a rien à voir", ce qui fait que le résultat visuel n'est pas probant (sympathiquement dit pour des photos floues, non ?). N'empêche, qu'est-ce qu'elle est poilue !!!!
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Camponotus nicobarensis: vous les connaissez maintenant ces ravissantes asiatiques avec leurs couleurs chatoyantes. Leur robe a les deux premiers segments du gastre beiges et les derniers noirs. Les minors ont une tête noire et les major, à l'image de la gyne, ont la tête rougeâtre. En les observant hier soir, quelle ne fut pas ma stupeur de constater qu'il y avait eu quelques changements (j'ai vraiment loupé un épisode, mais lequel ??). j'ai des ouvrières entièrement noires, mieux, noires avec la tête rouge. Regardez la deuxième photo (désolé pour la qualité - le passage à leur connerie d'heure d'été m'a perturbé), on dirait une trophallaxie entre deux espèces différentes. Et j'ai deux major qui, certes ont la tête rouge, mais également le gastre entièrement noir. Je ne l'explique pas, je constate seulement. Chez mes Camponotus maculatus il y a des variations entre les ouvrières: entre le minor au gastre jaune et le gros major qui ressemble à la gyne et a donc un gastre noir avec 4 points blancs, il y a toute une palette de nuances en fonction de la taille de l'ouvrière. Mais là, rien de cohérent ou une logique toute myrmécienne que je ne comprends pas. La gyne a-t-elle fait zizi-panpan avec plusieurs mâles ? Sinon j'ai fait une photo d'une petite partouze ou une trophallaxie à plusieurs, 4 ouvrières qui s'échangent leurs fluides gastriques. Je n'ai jamais vu que les Camponotus adeptes de ce genre de pratique "à plusieurs". Formica fait ? Tiens, je ne sais plus...
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Cnicobarensis738d.jpg Cnicobarensis738c.jpg That's all folks !

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 20:04
AbreuvoirsAbreuvoirs: je sais ce que vous allez dire, je vous entends d'ici, ne niez pas, cela fait élevage de batterie. Objection votre honneur, ce n'est point de l'industrialisation, c'est juste qu'une famille nombreuse demande un peu d'organisation. Ces abreuvoirs évitent au miellat de sécher et comme j'ai viré le lait de mon mélange (sirop d'érable + miel + sirop d'agave), la durée de vie est longue. Ils sont en libre service depuis ce matin... pour de grandes espèces comme Camponotus ou Formica, c'est vraiment impeccable. Par contre pour Lasius, cela ne le fait pas ou alors, si vous préférez, cela le fait beaucoup trop. Je ne voulais plus des abreuvoirs à ciel ouvert car mes niger et mes emarginatus se jettaient dessus comme des hystèriques avec une cohorte de noyées assez impressionnante. Là, cela ne change rien, elles se jettent toujours autant dessus, effet syphon oblige, j'en vois pas mal surnager en haut de la réserve de miellat. Oui, c'est pas cool pour le moins. Je vais tenter d'adapter avec un petit morceau de coton pour que les ouvrières n'aient pas accès à la réserve et ne se fassent pas aspirer. Le rêve polonais était trop beau ;o)
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Camponotus maculatus: une petite séance cinoche vous branche-t-elle ?? No choice, je décide !! ;oP Certes, nous sommes loin du full HD ou encore de la 3D, mais cela change des photos.
J'ai finalement donné le gros tégénaire femelle à mes Camponotus; proie de choix à une colonie de choix ! Pour info, les abreuvoirs (à eau ou à miellat) sont en haut du nid, en son sommet, c'est surement plus explicite sur la photo du bas, je ne sais (haut, bas, vous suivez ? ;o)). Je continue à avoir du mâle !!! Quatre hier, j'essaie bien d'observer leur comportement dans l'ADF mais peine perdue. Peut-être qu'un jour de ménage un peu poussé, je les retrouverai morts et séchés sous un meuble, aller savoir. De toute manière, il n'y a que deux alternatives: l'envol et une mort certaine ou la mise à mort par une demi-soeur pas très gentille après la sollicitation d'une trophallaxie. J'en ai un qui n'a pas déplié ses ailes, ou alors c'est un mâle transexuel qui se la joue gyne fécondée sans ailes !!! Mais naaaaaaaaaan... en tous les cas, ses ailes ne se sont pas dépliées ou plutôt n'ont pas été dépliées par une ouvrière, c'est la seule certitude (oui je sais aussi, les photos sont dégueux, en même temps à travers une vitre d'aquarium, il ne faut pas s'attendre à un mirable). En dernier lieu ou vu (cherchez un peu, je ne les ai pas mises dans l'ordre), des ouvrières se préparant à faire une escapade en dehors de leur ADF: car une évasion c'est tout une organisation !!! On dirait presque qu'elles vont se faire la courte échelle. Cela fait un petit moment que je mate leur manège à la con, (on ne me la fait pas lol) dès que l'aquarium de mes guppies s'éteind à 2h du mat', elles se la jouent grande escapade nocturne (en théorie seulement). C'est fini depuis belle lurette de se faire la belle !!! J'ai 3 cm de margarine étalée sur le haut de l'aquarium, de temps en temps j'en ai une qui parvient à passer mais l'exception ne faisant pas la règle, je ne me plaindrais pas. Ceci dit, il faut régulièrement remettre du dérappant 100% biodégradable, car de tentatives en tentatives elles grignottent les 3 cm, finissent par l'user... j'ai le temps, mais partant en Italie (italia mia, ti piacce bella !) en septembre, j'envisage de tester la graisse, voir si c'est plus efficace. Je veux et j'exige du 1 000% d'efficacité ;oP
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 23:44
Camponotus nicobarensis: et bien ce seront des garçons !!! Les larves de sexués ont fait leur cocon, au regard de la taille, nulle doute, ce seront des mâles. Fortiche le gars il parvient à l'oeil nu à reconnaitre des larves de sexués !!! En fait, c'est une question non seulement d'habitude (merci à mes Temnothorax unifasciatus qui ont été les premières à m'initier), mais de morphologie. Comme vous pouvez le voir sur les photos, les larves ont une sorte de bourlet périphérique, ce qui leur donne ce côté plat. De plus, pour un peu qu'on les observe attentivement, les larves de sexués ne sont pas au même régime niveau soins; elles sont beaucoup plus léchées. Ces larves ont aussi une différence niveau comportement, elles bougent énormément; rien à voir avec l'inertie d'une larve d'ouvrière. Comme vous pouvez le voir sur la première photo, j'ai aussi une nymphose nue (pas de chance pour la nymphe... quoi que... sait-on jamais ?!).
Ceci dit au passage: j'en ai marre des mâles !!!!! Mes Formica vont certainement remettre le couvert cette année avec cette caste (pas de raison qu'elles ne renouvellent pas), Camponotus maculatus en font par-ci, par-là... jamais je n'ai des princesses ??? J'aimerai bien me regaler de quelques observations "gynesques"... PATIENCE...
nicobarensis1200a.jpg nicobarensis1200b.jpg nicobarensis1200d.jpg nicobarensis1200c.jpg
Lasius niger: avec un tout petit peu de retard par rapport à mes Lasius emarginatus (je les ai sorties plus tard aussi - ceci explique cela), la colonie a ses premiers cocons.
Cataglyphis velox: je n'ai plus aucun oeuf, elles me les ont tous boulotés !!! Ca commence bien ! Pourtant elles sont chauffées avec tapis + lampe pour l'ADF. Je vais finir par ne plus savoir par quel bout les prendre celles-là...
Sorry So Short !

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