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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 16:06

Tégénaire: je l'engraisse comme il se doit ! Rien d'extraordinaire, elle est dans un verre à moutarde basique avec un morceau de film alimentaire dessus. Elle a englouti 4 asticots et un vers de farine, son gastre est bien gros. Je galère pour la photographier; elle était plus sage et moins agressive quand elle avait faim. Si sa posture de défense avec les deux longs palpes proches des mandibules est amusant, ses crochets venimeux (balaises en plus), ses mouvements veules, et la bougeote de son appendice à soie me dégoutent... je me demande comme font certains pour élever des migales. Beurk beurk beurk !!! Il y a plein de vidéos sur tutube... bref... elle est assez grasse pour être donnée en pature à mes denseuses africaines vous croyez ??

tegenairemiam0001.jpg tegenairemiam0002.jpg tegenairemiam0003.jpg

Camponotus maculatus: rien de bien neuf, juste envie d'essayer de faire de la vidéo avec mon Iphone, cela fait des images qui bougent de meilleure qualité qu'avec mes deux APN. Inconvénient, il n'y a pas de zoom. Elles sont amusantes, j'éclaire le nid (forcément) et elles migrent vers le fond en grappes, fuyant ainsi la lumière. Ce qui m'a valu une frayeur d'éleveur: je trouvais soudainement le nid bien vide !!

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 10:47

Ouep, je sais, je ne poste pas beaucoup mais la saison ne s'y prête pas vraiment et deux nouvelles espèces vont partir en diapause, cela ne va pas aider, désolé...

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Camponotus micans: j'ai reçu ma commande polonaise ! En fait et pour tout dire, une semaine que le recommandé m'attend à la Poste. C'est incontestablement le moyen d'envoi que je déteste le plus car il nécessite un déplacement. D'un autre côté, venant d'où cela vient, il vaut mieux un recommandé, cela sécurise grandement la réception et tranquillise les deux parties. Il y a des pays comme ça, où il vaut mieux ne pas tenter le diable. Bref... cette dame n'a pas d'ouvrières mais quelques larves, au moins 3 mais il m'est difficile de dire au juste. La tube disposant d'une toute petite réserve d'eau (ce n'est pas pratique mais évite les innondations et donc les noyades), j'ai procédé au déménagement de tout ce beau monde. Je ne fais pas dans les chichitages: j'ai collé les deux tubes l'un à l'autre, quelques coups secs et HOP, tout le monde dans le nouveau tube. Pour rassurer madame et accélérer le processus d'installation/d'adaptation, j'ai utilisé l'ancien coton qui permettait de fermer le tube; quelques odeurs familière devraient la faire se sentir plus en sécurité. Car le stress est important; une fois nouvellement en place, madame n'a eu de cesse de s'exciter dans tous les sens, non sans préalablement avoir pris sa progéniture entre ses maternelles mandibules. Reste à croiser les doigts pour qu'un infanticide cannibale ne lui vienne pas en tête. D'ici un ou deux jours, elle ira sur mon balcon pour commencer une diapause en régle. Avec du Camponotus, il ne faut rien espèrer si on ne fait pas les choses dans les règles de l'art et Dieu sait si l'art est difficile.

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PS: la deuxième et troisième photo ont étaient prises dans le nouveau tube, il va s'en dire. Celui de transport était tellement couvert de condensation, que cela rendait la mise au point automatique de mon APN et donc le moteur un peu dingue !

Pour faire mumuse, deux petites vidéos. La première dans l'ancien tube et la deuxième dans le nouveau. Le comportement n'est vraiment pas identique, mais je ne vous apprend rien !!

Have a nice week-end !

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 22:50

Tapinoma sp: ma gyne Tapinoma ramenée de Sicile est morte ! C'est bête, hein ?! Cela fait la deuxième fois que je foire cette espèce, dans le genre "pas de chance"... pourtant, elle avait pondu et je l'avais aidée un peu en lui mettant une  mouche dans son tube au cas où elle aurait eu un p'tit creux. Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas, il faut savoir ne pas insister et en l'occurrence, je n'aurais même pas besoin de m'acharner puisqu'elle m'a faussé compagnie.

nicobarensisCAM000003.jpg nicobarensisCAM000002.jpg nicobarensisCAM000001.jpg

Camponotus nicobarensis: autant les Camponotus endémiques sont difficiles, autant certaines exotiques de ce genre sont d'une facilité à toute épreuve !!! Il leur manque tout de même un peu de chaleur pour qu'elles se développent comme des tarées et je ne vais pas trop m'en plaindre hein. Non pas que je n'aime pas les colonies populeuses mais cela me va bien ainsi. Septembre a tout de même été un mois froid pour elles et le retour du chauffage dans l'appartement leur convient mieux, la gyne a repris les pontes. Elles snobent toujours autant les insectes mais nullement les gelées protéinées dont elles raffolent, surtout celle à la banane; ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien du tout. Le miellat non plus n'est pas trop leur fort. J'ai du mal à les dénombrer et je n'ai aucune idée du nombre d'ouvrières au sein de la colonie, cela ne me préoccupe ou ne m'obséde pas non plus. La tactique de défense est toujours la même quand je manipule le nid: des ouvrières font du tamtam avec leur gastre (cela doit être plus efficace que les stridulations et en tout état de cause, c'est très audible cette petit symphonie) et les ouvrières forment un amas compacte et défensif autour de la gyne et du couvain (dernière photo). Elles ont toujours leur dépotoir interne qu'elles entretiennent; ce dernier reste vraiment un autre grand mystère pour moi. Fungus entretenu ou pas ?? Il va falloir que j'aille chercher la réponse dans mon bouquin amerloque sur les camponotus...

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 00:01

Aphaenogaster dulcineae: la gyne est morte ! Capriiiiii, c'est finiiiiiiiiiiii... cela a été une longue descente aux enfers pour cette colonie. D'abord la disparition des ouvrières, une à une et sans raison, couplé à une absence de ponte de la gyne. L'absence de diapause a peut-être joué un rôle. Ceci dit, elles ne s'alimentaient pas super bien. C'est la deuxième Aphaenogaster (certes, il y avait une gyne exotique qui n'a jamais fondé mais quand même) que je foire en beauté... le genre ne doit pas être fait pour moi. Je n'ai plus qu'à devenir un Camponotus addicted !

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Camponotus micans: (je triche, j'ai reçu ces belles jeudi 7 octobre, jour de repos en plus, pile poil) et oui, j'ai craqué sur cette espèce rencontrée en Sicile ! La beauté des major est époustouflante ! J'ai cru à des Formica la première fois que j'ai rencontré un nid au milieu d'un champs d'olivier, les reflets argenté sur les anneaux du gastre des minor sont assez trompeurs. Heureusement qu'il y a des major qui permettent de resituer le genre. Pour ce qui est de l'espèce, cela a été un jeu d'enfant.  Malheureusement, j'ai eu peu de temps pour les observer in natura; une petite extase (qui a dit orgasme ? ;o) ) en allant à la plage, des étoiles dans les noeils et je n'ai ensuite jamais retrouvé le nid au milieu des herbes folles. Mais j'ai bien enregistré leurs charmes, ce n'est pas tombé dans l'oeil d'un aveugle et après quelques hésitations, je me suis procuré l'espèce: EASY. Cela tombait bien, j'avais un vieux solde de 21€63 (leurs "Gift Vouchers" comme ils disent) chez les allemands d'Antstore, autant dire que je n'ai eu à payer que les frais de port. L'occasion de faire le plein de capsules de gelée nutritive. Nan nan, ce ne sont pas des capsules de chez George mais bien pour mes fourmis. Mes Camponotus nicobarensis les adorent. J'ai été truffe sur ce coup là, j'eusse dû en commander beaucoup plus... je me demande pourquoi je l'ai faite à l'économie cette fois-ci ! A croire que je clique et que je rEUflEUchis après. Pour une fois, la commande s'est bien passée, on verra par la suite si tout se passe toujours bien; il y a une gyne, 4 premières ouvrières et une larve. Il semblerait qu'il y ait également une larve séchée mais difficile de faire le distinguo d'avec des débris de nourriture... chez Camponotus, c'est assez courant ce genre de maltraitances envers les futures ouvrières !

capsules.jpg micans0001.jpg micans0003.jpg

L'espèce est méditerranéenne; même traitement que pour mes Camponotus cruentatus ! L'opération consiste donc à les nourrir (pseudo-miellat) pour ensuite les mettre en diapause light dehors sur mon balcon (juste avant les premières gelées); inutile d'espèrer une ponte de sa sérénissime majestée avant. Pas évident car je les ai changé de tube (le plastoc ce n'est pas fantastoc - le verre est plus noble puis pour les photos, c'est sans comparaison) et les Camponotus, surtout quand elles ne sont pas nombreuses, n'aiment pas les déménagements, le temps d'acclimatation est assez long je trouve. On verra bien ! Sinon l'espèce est plutôt de petite taille en comparaison aux autres Camponotus. On est pas loin des tailles de Formica de plaine (j'exclue volontairement les Formica du sous-genre rufa qui, elles, sont des géantes).

Sinon, pour ceux qui se plaignent de la Poste, le transporteur (15€ de frais de port tout de même), GLS, ne fait guère mieux; c'est aussi pire et plus chéros. Heureusement que le carton est grand et l'éprouvette contenant les choupettes petit et perdu au milieu des chips en polystyrène, car il a pris de nombreux chocs, il est même un peu "accordéonné" sur les côtés (!!!).

Je devrais également recevoir une fondation de micans de Pologne, achetée sur un autre site mais via la Poste (je préfère et de loin). Cela me laissera une p'tite marge de manoeuvre en cas de foirage. Je tiens vraiment à les réussir... quitte à ensuite faire un don ou un échange, je ne suis pas à ça près, au diable l'avarice LOL !

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Encore quelques activités (nettoyage, mise dehors etc), quelques changements de place de nids et je serais d'équerrre pour la saison automne/hiver 2010/2011 ! Il faut aussi que je me rachète des asticots, je n'ai plus que des mouches congelées. Vous mangeriez des vers de farine à chaque repas vous ? ;o))

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 13:03

Je commence les mises en diapause !

Camponotus cruentatus: cela fait un moment qu'elles bullent et restent en groupe autour de la gyne malgré qu'elles soient légèrement chauffées. Il est fort probable que ce soient les températures nocturne très fraiches (16°C) qui les aient orientées sur cette voie. Bien que le week-end soit doux et enfin automnale (22°C), je les ai mises sur mon balcon, non sans auparavant emmailloté le nid dans du film alimentaire. Ce dernier n'a qu'une fonction "hygiènique", cela m'évite de nettoyer les nids une fois que je les rentre à l'intérieur (feuilles et surtout poussières). Il ne faut pas oublier de percer à certains endroits clé afin que les échanges gazeux se fassent et qu'elles puissent respirer. Elles ont encore un couvain conséquent dont une grosse larve. Je ne sais pas encore combien de temps je vais les laisser dehors... il faut que j'évite les températures négatives, l'espèce étant tout de même méditerranéenne. Elles sont désormais une quarantaine et l'an prochain, la colonie devrait connaitre une belle envolée démographique ! Deux ans pour en arriver à 40 ouvrières, ce n'est pas évident mais ce sont des Camponotus...

cruelleissimes0003.jpg cruelleissimes0002.jpg cruelleissimes0001.jpg

temnothoraxunifasciatusdodo0001Temnothorax unifasciatus: même traitement pour la mise en diapause et même diagnostique; elles bullent depuis un petit moment. Je leur laisse le miel afin qu'elles puissent s'alimenter lors des montées en température. Elles par contre pourront sans mal se confronter à des températures négatives. Je n'ai pas encore pris de décisions concernant mes débuts de fondations: diapause extérieure ou à l'intérieur ??

 

That's all folks !

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 12:00

Miellat1236000.jpgMiellat: oh oh oh ! En ouvrant ma bouteille de miellat un bruit bizarre s'en suivait, un genre de pschitt façon limonade. J'avais également des sortes de "glaires" dans le mélange (désolé pour l'image peu appétissante - je ferais mieux la prochaine fois). Je me suis dit "ça n'a quand même pas fermenté ?". Puis vint le test imparable de l'odeur: le fumet de vinasse !!!!!!!!!!!! Boouuuuhhhhh ! Mes Camponotus maculatus n'ont pas trop apprécié le breuvage aigre/alcoolisé et me l'ont démontré  (elles sont très démonstratives) en vidant tout simplement les abreuvoir, tant qu'à faire  autant qu'elles fassent comme à la maison ! Lasius et Formica n'ont pas vraiment fait la différence. Je tiens à souligner que c'est un peu de ma très grande faute: je suis fainéant et au lieu de finir ma bouteille de miellat, j'en rajoutait et j'en rajoutait. Ceci doit expliquer cela. Je mets désormais ma bouteille du frugal breuvage au frigo, histoire de ne pas renouveller l'expéreince. Pour ce qui est de savoir ce que j'ai fait au juste (hydromel ?), cela restera un mystère. J'ai jetté de toute manière.

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cruelles1265005600.jpgCamponotus cruentatus: elles sont désormais 31 ouvrières !!! YES ! Certes, je n'ai qu'un seul media et que des minor mais la progression de la colonie me fait plaisir. Il ne faut pas oublier que ce sont des Camponotes, doucement est souvent vite assez ;o). Par contre, je ne comprends pas pourquoi la gyne a encore pondu alors que la diapause est sur le point d'arriver et qu'il n'est pas question que je leur épargne cette petite séance de froid qui leur fera du bien, à la rigueur je l'écourterai peut-être et leur éviterai les très grands froids de décembre. Ce sont des sudistes et même si j'en ai bavé, j'y tiens ! Rien de bien nouveau sinon, elles aménent souvent les cocons dans l'ADF; recherche de chaleur ou d'un milieu plus sec que le nid ? Les deux peut-être...

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Camponotus lateralis: elles ont pris possession de leur nid. D'abord elles ont bouché l'entrée avec les morceaux de quartz que j'avais mis à disposition (c'était prévu à cet effet; c'est tellement mieux que les cadavres de mouches utilisés dans l'ancien cyclants qui leur servait de logis). Ensuite, elles ont utilisé un peu de la semelle en plâtre (miettes) pour se sécuriser et éviter que l'air passe entre la plaque de plexi de dessus et celle des salles. Ce n'est pas très original, à peu près toutes les espèces agissent ainsi. Elles par contre, ont été contentes de retrouver du vrai miellat et non cette sorte d'eau sucrée alcoolisée. Les larves ne sont nourries que par trophallaxies, aucune proie n'est ramenée au nid. De vraies discrètes peureuses, des choupinettes à son pOpounet adoré quoi ;o) et je ne leur en tiens pas rigueur., bien au contraire. Mais comprenons-nous bien; tant qu'elles restent sages et se développent. Je suis fort satisfait (ralalala la tournure de phrase lol) de ma graisse mécanique en guise d'anti-évasion. Je ne voudrais pas non plus m'avancer mais je crois que j'en ai définitivement fini avec l'huile de paraffine, je n'y vois plus que des inconvénients. Ah j'oubliais (tttttttttttttttsssssss), la gyne a fait une petite ponte visible au milieu de la deuxième photo.

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See you later !

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 00:01

cruelles000455Camponotus cruentatus: et bien finalement, j'ai eu quelques naisances puisqu'elles sont désormais au nombre de 12. Ce sont des minor pour l'instant et je n'ai toujours qu'un seul media ou intermédiaire pour l'instant. Vous me direz, c'est normal qu'une colonie se développe et d'autant plus avec le grand nombre de cocons qu'elles avaient. Oui mais bon, ce sont des Camponotus, il n'y a rien de moins fiable et d'expérience ou comme vous pouvez le lire au fil des billets, avec elles, rien n'est jamais acquis tant que la colonie n'a pas atteint une certaine taille ! Il faut donc s'armer de patience, les bichonner donc les nourrir tous les jours même quand la nourriture n'est pas consommée, bref, un quasi sacerdose ou une casserole de lait sur le lait auquel il faut faire attention.

Camponotus lateralis: j'ai finalement mis une petite couche de plâtre au nid plat que je leur destine, c'est tellement plus esthètique qu'une couche de gouache blanche mal étalée. Je ne sais pas bien encore comment je vais m'y prendre pour les déménager. Certes, je n'ai pas d'autre solution que d'ouvrir l'ancien nid afin de choper les choupettes pour les mettre dans l'ADF du nouveau nid. Mais quand on a dit cela, on n'a rien dit, et surtout on n'a encore rien fait et l'opération pourrait s'avérer délicate. Je ne voudrais pas non plus escrabouiller les ouvrières ou le couvain entre la paroi en plexi et le bloc de pierre reconstituée. Ce serait éthiquement très moyen et puis je n'en ai pas bavé pour réduire soudainement la population de la colonie.

Camponotus truncatus: j'ai relâché la gyne un soir pour qu'elle se trouve un mari. Je pense qu'elle était encore vierge car elle n'a jamais enlevé ses ailes dans le tube. En plus, cela tombe plutôt bien, cela ne me branchait absolument pas d'élever cette espèce. J'ai déjà essayé, merci bien mais sans façon. Je galère suffisament avec celles que j'ai en ce moment. Je ne suis pas maso ;o)

Ce sera tout !

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 00:01

Camponotus maculatus: ça y est, j'ai fait !!!! J'ai vidé et jeter 90% des cadavres d'insectes qu'il y avait dans le dépotoire des danseuses. Elles ne m'ont même pas spécialement agressé, cela a plutôt été un sauve qui peut à l'intérieur du nid, la belle et bonne affaire. Franchement, je ne demandait pas mieux, même en rêve. On a beau dire que les fourmis cela ne sent pas et c'est vrai quand la colonie est petite, le dépotoire d'une grosse colonie, cela pue bien. Je veux bien que mon salon sente la clope mais la charogne, non non. Cela a aussi été l'occasion qui fait le laron de nettoyer un peu les vitres de l'aquariOum et d'enlever les moucherons collés et morts dans la graisse mécaniques qui me sert d'anti-évasion. Je me demande si ce ne serait pas sympathique de mettre des pelures d'un citron bio là elles ont l'habitude de mettre leurs ordures, histoire de faire un peu déodorant ou harpic nid...

depotoiremaculatus0002.jpg depotoiremaculatus0001.jpg depotoiremaculatus001.jpg CCmaculatus0002.jpg

Pour ce qui est de légender les photos... tout d'abord le dépotoire avant enlévement et amende forfaitaire de 20 minutes de boulot. Il y en a une bonne couche quand même. Ensuite, le tout dans mon évier avec paquet de clopes à l'appui histoire de donner une idée de l'échelle. Comme vous pouvez le voir, c'est presque un matériel de construction: des cadavres et du sable. En fait, une succession de couches différentes. Comme les chiens, les fourmis couvrent leurs merdes; quand la couche de cadavres d'insectes commence à devenir importante, elles la couvre d'une couche de sable. Cela permet de comprendre le rôle de fertilisation des sols qu'accupent les fourmis:

  • non seulement elles les aérent en creusant
  • elles les fertilisent également avec des débris d'insectes

Ce sont donc d'excellentes jardinières ! La troisième photo se passe de commentaire. Quant à la dernière, c'est une vue du couvain un étage en dessous, ce qui explique le rendu un brin opaque. Y a du people quand même !!

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:01

Camponotus nicobarensis: franchement, elles sont terribles ! Sans pour autant me prendre pour un expert (loin s'en faut) en fourmis, j'en ai élevé quelques unes, foirées quelques autres aussi, mais là, j'avoue qu'elles sont vraiment... comment dire... RIEN ne leur résiste. Elles parviennent à passer la graisse mécanique, pas à grand échelle, mais quand même. Disons que le produit est répulsif mais nullement une barrière infranchissable. Cela me troue ! Elles n'ont rien trouvé de mieux que de creuser le silicone qui colmate le passage entre les deux boites Ferrero du nid et elles se faufilent "vicieusement" entre. Elles en sont pour leurs frais car c'est la mort assurée par écrassement progressif. Le nid est tout neuf donc tout propre, et bien non, elles ont refait un dépotoire interne; un joli petit tas fait de briques et de broques et surtout de merdouilles alimentaires qui font certainement fermenter !!!!! Elles n'auraient pas cette robe si particulière, aux couleurs beige et noire, je crois que je les aurais viré. Elles sont incroyablement têtues. Sinon et hormis ce petit inconvénient des tentatives d'évasions, le nid le fait bien. Je n'ai plus de buée (je ne le chauffe pas, cela aide grandement) et elles se sont bien organisées; les cocons dans un tas, les larves triées par taille...

Les inconvénients:

 Dépotoire  Percée dans le silicone
 Plus plat, tu meurs !
nicobarensisCAAM123581.jpg nicobarensisCAAM123582.jpg nicobarensisCAAM123583.jpg

Les avantages: (la première photo est une ancienne vue d'ensemble du nid)

nicobarensisCAMP325891 nicobarensisCAAM123580vue-copier.jpg nicobarensisCAAM123580.jpg nicobarensisCAAM123580vue2.jpg

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 10:09
gloria.jpg maculatusCAMP9832570.jpg maculatusCAMP9832571.jpg maculatusCAMP9832573.jpg maculatusCAMP9832574.jpg

Camponotus maculatus: la première photo est vraiment utile !!! LOL C'est comme les romans photos, je fais dans le didactique avec illustration du moindre évènement ("Oh non Charles, tu sais bien que je ne digère pas le lait" ->  "mais zenfin Cindy, c'est du Gloria !!!!"). Donc j'ai donné une petite capsule de lait concentré aux choupinettes, en une journée, elles me l'ont torché. C'est pratique comme conditionnement, pas cher du tout etc. Le miellat que je leur donne est de couleur ambre, alors avec le lait, qui colore bien le gastre des ouvrières en blanc, j'ai pu suivre un peu le cheminement d'un aliment au sein du nid. La répartition géographique est relativement rapide; on retrouve des ouvrières au gastre blanc un peu partout et à tous les étages du nid. Par contre, et c'est l'objet de la deuxième photo, j'ai eu des décès très rapidement. J'ai d'abord pensé à un pesticide présent dans le lait... je commençais à me faire le scénario catastrophe avec empoisonnement prévisible de la gyne (c'est fragile une colonie monogyne - cela me donne parfois des sueurs froides rien qu'à l'évocation d'un tel point faible sur une si grande colonie qui m'a demandé des mois et des mois d'attention) mais apparemment, ce n'est pas la réponse (ooouuuffffff !!!) puisque je n'ai eu que 5 décès avec tous la même caractéristique, un gastre proche de l'explotion. Pour ce qui est de l'expliquer, on peut échaffauder des hypothèses: le lait a-t-il fermenté ou caillé causant la mort des ouvrières ? Je ne suis pas prêt de leur en redonner tout de même...

Le couvain est impressionnant: j'en ai réparti dans les 6 étages (sur 7) du nid !! Je n'en ai jamais eu autant. Comme je n'ai jamais eu autant de mâles (les photos suivantes). J'en ai récupéré 3. Pas une mince affaire que de plonger une main munie d'une pince dans une ADF remplie d'ouvrières d'une colonie de 6 000 âmes (peut-être plus, je ne sais pas au juste puis je m'en fous un peu en plus). Non pas qu'elles soient agressives (aucune morsure à mon actif), elles sont tout de même bien nourries, mais on se retrouve rapidement avec toute une cohorte de curieuses sur la main qu'il faut ensuite faire retourner à la maison. Secoué la main au dessus de l'ADF suffit à les faire tomber: courageuses mais pas si téméraires que cela. Si elles ne m'ont point mordu (gentilles les fifilles), elles ne se sont pas privée de déposer de l'acide formique. L'effet est d'abord nul, puis au bout de plusieurs longues minutes on ressent comme des point de chatouilleux picotements à l'endroit de dépôt; amusant comme expérience.

Les mâles, qui étaient tout de même l'objet du présent billet, sont différents de ceux que j'avais précédemment. Jusqu'à présent, ils étaient petits (de la taille d'un minor), un rien chétif et de couleur très claire. Grosso merdo et pour prendre un raccourci, j'avais des mâles trotteurs plus que voleurs. La nouvelle vague est toute différente. Non seulement ils sont plus grands (j'en ai même un carrément géant au sein du nid - pas tant en grosseur mais surtout en longueur), de couleur beaucoup plus sombre mais en plus ils s'exercent au vol ! Le thorax est un petit peu plus développé mais c'est surtout leur taille (toujours en longueur) qui a changé; ils égalent désormais les major. Il existe apparemment un polymorphisme chez les sexués également.

Pour ce qui est de la couleur des ouvrières, c'est aussi très variable. Il y a le shéma classique:

  • ouvrière minor: petite tête, couleur miel clair, gastre légérement sombre avec 4 points (+ ou -)
  • ouvrière major: grosse tête, couleur presque noir avec 4 points clairs très marqués sur le gastre
  • il y avait quelques intermédiaires, les uns appeleront cela des media, même si je reste convaincu que cette caste n'existe pas vraiment chez Camponotus

Un de ces quatres, je vous ferai des photos (je garde l'idée d'un futur billet - je vais m'amuser à récupérer ça dans l'ADF). Il y a également des ouvrières qui ont un gastre de major avec une taille de minor. Cela donne presque plus l'impression d'une loterie, pléonasme, hasardeuse qu'une maitrise des castes. Si l'on peut "incrimer" la nourriture dans la détermination des castes, je me demande bien qui l'on peut "accuser" dans ces différentes colorations qui normalement sont associées à chacune des deux castes. Un mystère de plus !

Pour ce qui est du couvain de fou et de la présence importante de mâles, il n'y a que la température estivale à blamer ! Franchement, je ne vais pas m'en plaindre, c'est signe de bonne santé de la colonie. Le jour où je la perd, j'en fais une maladie, assurément.

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