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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 12:00
YES ! Je viens de recevoir mon bouquin Les Fourmis des Bois de Cherix aux éditions Payot. Le petit bijou qui devrait être lu dans la journée avec une foule de documents intéressants. Quelques extraits pour le plaisir:
Pays: Nombres d'espèces:
Pays: Nombres d'espèces:
Finlande: 47 Norvège: 46
Suède: 61 Danemark: 49
Angleterre: 46 Allemagne: 83
France: 180 Suisse: 130
Italie: 225 Espagne: 160
Le haut du palmarès est tenu par la diva Italia mais la France n'est pas en mauvaise position. Ce qui fait vraisemblablement la différence ? La diversité des climats = diversité d'espèces !

Dessin et texte sur les intercastes chez les Formica.


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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 12:00
Messor ebeninus: Il y a maintenant 10 ouvrières qui, avec sa majesté, font leur petit bonhomme de chemin dans leur tube: je vais pouvoir les y laisser un moment sans difficulté. Je n'ai que des minor mais bien charpentés, plus trapus que des barbarus par exemple. Tout est en lenteur mais concernant Messor, rien d'anormal. Quand je pense qu'il m'a fallu pas loin de 6 mois pour lui trouver les conditions idéales qui lui ont permis de fonder. Je ne suis pas peu fier de cette réussite là !
Les températures ont fait une chute vertigineuse ce matin (16° dehors au matin et 20° à l"intérieur de mon chez moi).
Lasius cf fuliginosus: Cela ne donne rien mais alors rien du tout. La gyne et son ouvrière n'ouvre aucun cocon. Je me demande encore ce que je suis allé faire dans ce ratage foireux ;o(
Gyne Lasius emarginatus: Une valeur sure ! Les oeufs ont donnés des larves dont la reine prend grand soin. Fingers in the noise ;o) Avec 20 larves, cette dame a tout de même vu un peu large et son gastre a bien diminué. L'atrophie des muscles des ailes devrait l'aider.

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 11:58
Vous prendrez bien un billet sur la Lasius emarginatus attitude, non ? Tout d'abord l'abreuvoir à pseudo-miellat qui sert de récupérateur à saloperies en tout genre (en fait, celles qui étaient dans l'un des trois dépotoirs internes qu'elles sont en train de vider - il n'y en a désormais plus que deux). Elles me facilitent grandement la tâche: je n'ai plus qu'à enlever ce dernier, le nettoyer et mettre du pseudo-miellat frais (ce que je fais 2 fois par jour de toute manière).

Vient ensuite, toujours dans la même veine "ordre et méthode", la position rang d'oignons sur les parois des salles. Une version de "comment gagner de la place" dans le nid en rangeant les ouvrières à un endroit où elles ne dérangeront pas l'organisation interne de la colonie ? Elles auraient des placards, qu'elles les utiliseraient sans aucun doute.


Pour finir (là je n'ai pas fais de photo - je vous fais grâce de mes horreurs visuelles dans ma grande mansuétude), elles s'acharnent un peu sur les 2 bouchons en silicone du nid alors qu'elles sont encore loin d'être à l'étroit.
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En conlusion: (de comptoir, je précise)
Il n'y a pas vraiment d'organisation précise ou d'intelligence collective. Il y a les faits: la colonie grandit mais ne manque pas encore de place et des actions:
- élimination des dépotoirs internes
- mise au garage des ouvrières "inutiles"
- recherche d'espace
Mais comme elles s'entr'aident ou aident (il y aurait beaucoup à dire sur le mot aider qui est surement inapproprié) leurs soeurs, cela donne cette impression de coordination ou de convergence d'action. Elles sont plus moutons de Panurge qu'unies dans l'action ou dans un but à atteindre.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 11:57
Et de deux ouvrages supplémentaires sur les fourmis trouvés et achetés dans la mine d'or Ebay (on y trouve d'ailleurs de temps en temps des fourmis - débuts de colonies- en vente).

Le premier: Les Fourmis d'Europe Occidentale et Septentrionale de F. Bernard aux éditions Masson et Cie Editeurs, 1967, 400 pages. Un petit moment que je le cherchais celui-là, non pas que je l'avais point trouvé, mais son prix (pas loin de 150€) me rebutait un peu.
Le deuxième: Les Fourmis des Bois de D. Chérix aux éditions Atlas, 1986, 93 pages.
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Je commence à être un peu en retard dans mes lectures, pour ne pas dire que je fais du sur place. Il me tarde donc d'être en vacances dites d'été (septembre) pour remédier à cela !!

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 11:56
Certainement la photo la plus pire de ce blog (je l'ai éclaircis un peu, d'où l'étrangeté des couleurs), mais je ne parviens pas à faire mieux et faute de temps...tout ça pour dire qu'il y a désormais 6 ouvrières et 3 cocons et du menu fretin ou de la friture si vous préférez. Toujours est-il que le développement est impressionnant et que je conçois en direct live que certaines espèces exotiques introduites par accident deviennent vite invasives ! Si seulement ma Camponotus herculeanus pouvait s'en inspirer car, de ce côté là, il n'y a vraiment rien de nouveau: désespérant, vraiment.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 11:55
Camponotus maculatus: de vraies carnivores ! Si le pseudo-miellat les laisse indifférentes, il n'en est pas de même pour les asticots qu'elles consomment quasiment intégralement. Leur appétit est proportionnel à leur taille. En bon humain  de base que je suis "manger = bonne santé" donc, surtout qu'elles continuent.
Lasius emarginatus: la pression démographique étant là et ayant colonisé toutes les loges du nid, elles commencent à vider l'un des 3 dépotoirs internes (elles sont un peu molles pour le coup, je les ai connu plus efficaces). Il était temps qu'elles fassent le ménage: je n'ai plus qu'à faire attention qu'elles n'utilisent pas les déchets pour se faire un pont et se faire une ch'tite évasion dont elles ont le secret.
Lasius cf fugilinosus: mouais, j'ai un gros doute sur l'appartenance de cette gyne à cette espèce. Qu'elle soit à fondation indépendante, c'est certain, mais cela s'arrête là. J'ai hâte de voir comment cette dernière va organiser sa petite colonie: ouvrir les cocons, unifier les ouvrières autour de sa personne pour ensuite pondre.
Temnothorax unifasciatus: le developpement du couvain est vraiment lent, mais alors d'une lenteur...elles restent fidèles à leur 2 de tension, sauf pour les escapades hors nid et ADF (là, elles sont médaille d'or), ce qui n'empêche nullement la gyne de recommencer à pondre.
:)  That's all folks  :) 

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 11:54
On commence par lesquelles ?
Formica lusatica

Camponotus maculatus
La seule chose de vraiment notable sur cette photo pas terrible, ce sont les gastres bien gonflés de cette petite famille qui grandit vite maintenant que les larves sont nourries par les ouvrières. J'ai un cocon de plus !


Messor barbarus
Et son couvain en deux parties: les grosses larves d'un côté, et le reste de l'autre. Et bien entendu, photos avec vitres sales (de vraies cochonnes). Les grosses larves sont souvent gardées par des media.
Lasius niger (DE) (sans commentaires)

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 11:52
Généralités:
Cette fiche pourra vous aider si vous élevez des Formica (serviformica).
La fourmi des bois ou la fourmi rousse, telle qu'on la nomme de ses petits noms vernaculaires est un genre majoritairement polygyne, présent sur l'ensemble de territoire européen (principalement dans les zones nordiques), qui peut construire des colonies avec plusieurs nids reliés entre eux sur plusieurs hectares: viewtopic.php?f=16&t=461 .
Selon les espèces (attention donc), la fondation peut être:
  • dépendante: une gyne ne pourra pas fonder une colonie, après l'essaimage, les reines retournent au nid ou y sont ramenées par des ouvrières.
  • indépendante: la gyne seule s'occupera de fonder une nouvelle colonie.
Formica est une fourmi de grande taille (jusqu'à 1 cm pour les ouvrières), vive et très active, et le développement de son couvain est tout aussi rapide: un mois (selon les températures) suffit pour passer de l'œuf à l'imago. Elle est donnée pour être la plus évoluée des fourmis de part son organisation sociale et son comportement (des morceaux de résine de pin ramenés au sein du nid sont utilisés pour leurs vertus bactéricides et fongicides). Les Formica alpines jouent un rôle fondamental dans leur écosystème (les forêts où elles vivent), détruisant les nuisibles en surnombre (préférence alimentaire: elle aura en effet tendance à sélectionner les insectes faciles à trouver, donc ceux qui pullulent, régulant ainsi la prédation sur certains végétaux).
Plusieurs ouvrages lui sont consacrées dont:
  • Fourmis des Bois (du parc jurassien vaudois) de Daniel Cherix, Anne Freitag, Arnaud Maeder aux éditions Rossolis. (surement le plus complet)
  • Les Fourmis des bois de Bruno Corbara, aux éditions de la Reinette. (incontestablement le plus facile d'accès mais le moins intéressant)
ATTENTION: Certaines Formica vivent dans des parcs où toute récolte animale ou végétale y est interdite. Le genre est suffisamment répandu sur tout le territoire national pour ne pas effectuer de récolte de gynes lors d'essaimages dans ces zones protégées.
Nourriture:
Aucune difficulté particulière, le genre est parfaitement omnivore. Dans leur milieu naturel les Formica entretiennent des colonies de pucerons dont elles exploitent le miellat. Il faudra donc leur donner du lait mielié tous les jours. Les insectes de grande taille ne leur présentent aucune difficulté. Des morceaux de fruits ou des graines (fraiches et avec élaïosome) seront également appréciés.
Températures:
Ce genre est sensible aux variations de températures, il est inutile de les chauffer, voir déconseillé de le faire. Les températures, y compris à l'intérieur d'un logement varient naturellement en fonction du jour ou de la nuit, et de la saison. Inutile de les éclairer: une lumière artificiel sur les loges contenant le couvain les stresserait. Pour ce qui est de la diapause (l'hivernage), elle serait indispensable pour respecter leur cycle de reproduction principalement. Formica résiste très bien aux basses températures mais l'intérieur du nid les en protège aussi: quelques mois, correspondant à l'hiver, à moins de 10° feront l'affaire.
Comportement:
De part leur vivacité, les Formica réagissent très vite et violemment aux vibrations ou à une lumière vive. Elles peuvent faire montre d'une grande agressivité, n'hésitant pas à mordre et déposer de l'acide formique ou à le projeter, selon l'espèce. En cas de dérangement, on peut les observer dans une de leur tactique préférée, la dispersion: gynes et couvain transporté par les ouvrières partent dans plusieurs directions parfois opposées. Surement une conséquence du vol de cocons pratiqué par leur ennemi héréditaire, Formica sanguinea. Le calme revenu, le rassemblement sera organisé assez rapidement et les gynes ramenées (voir trainées) au nid par des ouvrières.

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 11:51
Le dernier date d'il y a 1 semaine (pas grave, cela donnera une idée): comptage
(ces chiffres ne sont pas des valeurs absolues - marge d'erreur de + ou - 10)
Messor ebeninus: 8 ouvrières. Le genre Messor et sa tranquilité sereine. D'un autre côté, j'aurais presque envie de dire que je conçois que les fourmis soient passé à un mode d'alimentation plus omnivore voir carné (contre granivore pour Messor), cela accélère grandement le developpement du couvain. D'un autre côté, c'est leur niche écologique, elles y sont tranquilles et quasiment seules.
Messor barbarus: 125 ouvrières. Une petite stagnation. J'ai eu 2 ou 3 minors qui sont morts (pourquoi ?). Elles portent plus d'effort et d'énergie à concevoir des media, ceci explique cela. Elles sont passé du stade développement au stade consolidation.
Formica lusatica: 125 ouvrières et dans les 150 cocons !!!! Elles ne chôment pas. C'est tout de même un tantinet impressionnant.
Lasius niger (DE): 125 ouvrières et dans les 100 cocons. Elles sont beaucoup moins speedy Gonzalès qu'emarginatus, la différence est plus que notable.
Colonie Lasius emarginatus: je ne peux plus les compter !! 700 ? 800 ? Aller savoir ! LOL Historiquement, ma première colonie et la plus peuplée. Les vidéos postées hier parlent d'elles-mêmes, non ?
Crematogaster scutellaris: 14 ouvrières. A priori, j'ai 2 donzelles qui se sont fait la malle. Ce n'est vraiment pas fiable le talcool: vous me direz qu'aucun système n'est infaillible (j'en ai fait l'expérience avec l'huile de paraffine sur l'ADC de mes emarginatus) mais quand même...déménagement ?

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 11:51

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