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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 00:01
Temnothoraxxxx0004.jpg Temnothoraxxxx0001.jpg Temnothoraxxxx0002.jpg Temnothoraxxxx0003.jpg Temnothoraxxxx0005

Temnothorax unifasciatus : les starlettes ont fait leur petit caprice et m'ont donné quelques sueurs froides. Après un p'tit coup d'oeil sur ma colonie, j'ai eu la très désagréable surprise de constater qu'il n'y avait quasiment plus d'ouvrières dans le nid (vade retro satanas) et quelle ne fut pas ma surprise de constater que la colonie était divisée en deux parties:

  • une petite partie dans le nid (normal)
  • une partie sous le papier d'aluminum où est disposé le miel pure

Après examen du nid, il s'avère qu'il devient de moins en moins viable pour une colonie de Temnothorax, les déchets divers ainsi que de nombreuses moisissures le rende trop humide (en même temps, elles ne peuvent s'en prendre qu'à elles-mêmes, ce n'est pas moins qui l'ait dégueulassé). J'ai donc connecté, en bon pOpa poule que je suis pour elles, comme pour les autres, un nouveau nid tout beau tout propre afin qu'elles déménagent. Il devrait présenter l'avantage d'être beaucoup moins humide avec un étage sans semelle absorbande. Si elles pouvaient changer de nid plutôt rapidement, cela m'arrangerait vraiment; j'ai observé quelques portages sociaux mais je ne voudrais pas me retrouver avec une colonie divisée en 3 parties. D'ailleurs l'ADF mériterait un bon coup de ménage. L'inconvénient des ADF fermée et que les carcasses d'insectes séchées dégagent une sacrée mauvaise odeur (cela fouette sous les nasaux de pas bon puage). Je ne parviens toujours pas à voir la gyne (pourtant j'ai des oeufs); où c'est qu'elle est cette saloupiote hein ?! On fait sa timide ? Je n'ai plus aucun mâle présent, pourtant la fournée était importante. La suite au prochain épisode !

La dernière photo est un délire perso, prise avec le falsh, elle n'a que l'avantage de m'amuser énormément :o)

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 00:01
lateralis900.jpg cruentatus900.jpg

Pire que la ramitude, l'impression de pagailler et de ne pas avancer. Surtout les cruentatus qui ne font strictement rien, on pourrait presque les croire en diapause. Cela ne donne même pas envie de fournir des efforts incommensurables pour les photographier convenablement (j'avoue, je cherche une excuse bidon). Les lateralis sont tout de même moins léthargiques et avancent un chouïa, mais les autres, makache, à peine commence-t-on à distinguer parmi le couvain des cruentatus quelques larves minuscules. Cela défit mon entendement ! Je me rassure à la vue des gastres des ouvrières m'enfin quand même... les ai-je trop rapidement sorties de l'hivernage et ai-je ainsi perturbé leurs rythmes biologiques respectifs ? J'espère que ce ne sera pas le même cinoche avec mes Camponotus cf pilicornis parce qu'il y a vraiment de quoi se direr une balle, ou en moins violent, s'endormir en les observant. Ainsi soit-il mais autant dire qu'à ce rythme là, elles ne risquent pas de remplir ce blog, pour l'instant du moins !

That's all folks !

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 00:01

Laissons parler le maitre de Les Fourmis D'Europe Occidentale et Septentrionale, pour moi, cela reste encore LA référence francophone de la myrmécologie, même si cela date et que donc il y a eu des changements depuis.

- MANICA RUBIDA -

Longtemps réuni aux Myrmica, ce genre s'en sépare aisément, à première vue, par l'absence d'épines médiaires chez les ouvrières et reines, la grande taille, la massue antennaire de 5 articles. Mais il y a aussi d'excellentes caractères dans les mandibules, très dentées (18 dents chez la femelle, 14 chez le mâle, jamais plus de 10 chez Myrmica) et les volsellas du mâle.

La biogéographie est moins distincte. Alors que les Myrmica sont certainement d'origine asiatique, les Manica ont une seule espèce européenne, allant jusqu'en Sibérie, et 5 espèces nord-américaines, dont une parasite: ce groupe paraît donc provenir du Nouveau Monde. Biologie analogue à celle des Myrmica du groupe scabrinodis.

L'espèce est peu variable dans son domaine, et, contrairement aux Myrmica, n'a donné lieu à aucune création de races et variétés, malgré le zèle de Forel et Bondroit pour ce genre de travail. Sa forte taille permet d'ailleurs de bien voir les détails à la loupe et d'éviter les confusions.

Commun en montagne, de 900 à 1 800 m, sauf dans les Pyrénées où il manque totalement. Europe centrale et orientale, Allemagne du sud, Oural près de la Caspienne, Sibérie. Nord de l'Apennin, Asie mineure, Caucase. Absent en Espagne. Atteint çà et là 2 200 m à 2 400 m, en Suisse. Très proche de la région méditerranéenne à La Turbie (Alpes-Maritimes), vers 900 m sur pelouse.

Biologie: fait de grands nids superficiels, parfois de plus de 100 m2, dans des terrains en pente faible mais peu argileux : sablonneux ou fissurés. Reines nombreuses. Fourmilières sous les pierres, plus rarement sous les mousses. L'optimum en France est de 1 000 à 1 600 m sur granite, dans les forêts de conifères exposées au nord : la localité la plus riche en Manica observée par moi est à l'ouest de La Louvesc (Ardéche), non loin de Lyon et déjà sur le Massif central granitique. Mais l'espèce peut habiter du calcaire sans arbres dans les Alpes. Ne fait pas d'ordinaire plus de 2% des fourmilières locales. Piqûre pénible, mais rarement effectuée. Fourmi très combattive, repoussant les Formica.

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Pour en revenir à ma choupette à moi que j'ai, après le miellat qu'elle a consommé et une petite évasion (c'est de ma faute, la boite Ferrero est cassée à un angle - un bout de scotch et HOP), elle a ramené le vers de farine au sein du tube pour un nourrissage en ordre de sa couvée (je suis en train de repenser à la morphologie des larves avec leurs têtes un peu particulières - je suis à retardement en ce moment). Si ce n'est pas une affaire rondement menée, je ne sais pas ce que c'est... elle n'a pas grand chose d'une gyne tant sa vivacité est importante.

On the roads again, again...

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 00:01

Une nouvelle venue !

Manica0003.jpg Manica0002.jpg Manica0004.jpg Manica0001.jpg

Manica rubida: que d'aventures et d'aventures en aventures... bref, j'ai failli ne jamais l'avoir. Ce que cela peut m'énerver ces transporteurs privés qui font vraiment n'importe quoi (je pensais que TNT était le pire, non non, GLS est pas mal dans le genre). Quand on habite Lyon et que le transporteur balance le colis à Toulouse, forcément, non seulement il ne trouve pas l'adresse mais en plus, il renvoie le colis à l'expéditeur. Je ne voudrais pas être vieille France (même si je m'en fous) mais rien de mieux que la Poste. Bref, après quelques discussions avec le commerçant (qui me proposait un renvoi du colis à mes frais - même pas dans mes rêves - je m'étais résigné à faire une croix dessus), j'ai fini par obtenir ma commande via la Poste tout simplement (pourquoi faire compliqué et cher). Je suis quand même impressionné par la taille de cette dame, par le volume du couvain aussi pour dire vrai (8 larves dont une assez importante en taille). Elle n'est pas que grande, c'est aussi de la nerveuse. J'ai réutilisé le nid de mes Lasius flavus (un petit coup d'eau et cela ressert) pour qu'elle puisse continuer sa fondation semi-claustrale; à disposition miellat et un vers de farine escagassé par mes soins. J'ai collé le tube à la patafix puis je l'ai ouvert (cela a été un gros affolement, dard sorti). Bien entendu, l'ADF est humidifiée. Ayant fait l'espion à la torche, je peux vous dire que le miellat a été bien consommé. J'espère qu'elle s'acclimatera et aura une nombreuse descendance, après tout, c'est le but du "jeu". Et comme je suis perspicace, je pense même lui adjoindre une collègue ou une deuxième gyne. C'est l'occasion aussi pour moi de me plonger dans mon F. Bernard, même s'il n'en dit pas grand chose au final !

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 00:01
Crematogasterscutelllll2001.jpg Crematogasterscutelllll2000.jpg Crematogasterscutelllll2002.jpg Crematogasterscutelllll2003.jpg Crematogasterscutelllll2004.jpg

Crematogaster scutellaris: le développement du couvain est bien avancé (saison oblige), malgré la vague de froid et de pluie qu'il y a eu ces derniers temps ! C'est long mais le nombre de nymphes ne devrait pas tardé à être important. Pour tout dire, je commence à les trouver un rien chiantes. Certes elles sont jolies avec leur petit cul en forme de coeur et leur tête rouge, leur frénésie à s'attaquer à la moindre proie est sympa (elles ne sont vraiment pas difficiles, tout fait ventre) mais sans plus. Ces dernières semaines, elles ont eu du grillon (malheureusement, j'ai laissé la boite entr'ouverte et j'ai eu une évasion massive - j'en ai recapturé assez peu au final lol) et elles se sont éclatées dessus (j'ai fait une autre commande). Sur la dernière photo, c'est l'effet lampe; comme elles ne sont pas chauffées, dès que la moindre source de chaleur est à proximité, elles ne se sentent plus de joie et forme des amas compactes. Il faudrait que je les change de nid vu qu'elles ont fait un trou dans le silicone de celui-ci et que pour l'instant (je déteste ce genre de situation "en souffrance", dans ce domaine je suis le king incontesté), j'ai posé un couvercle de boite Ferrero.

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 00:01

015.JPGLasius cf emarginatus: la photo n'est pas de moi, elle a été prise par une amie dans son jardin (merci cathy) ! Il s'agit de la découverte (dans les deux sens du terme) d'un solarium d'une colonie de Lasius cf emarginatus. Le jardin est "bio" (c'est avant tout un jardin horticole, pas un jardin potager - mais pas de chimique) et les différentes colonies de fourmis (un peu de tout: Lasius, Formica et Camponotus) sont de bons auxiliaires en ce qui concerne les attaques d'insectes. Pour tout dire, surtout les Formica qui sont de redoutables chasseuses et dont l'importante taille permet la capture de grosses proies (selon le bon principe: gros insecte = gros ravageur = gros dégâts). C'est toujours rageant d'avoir de belles plantes et de se faire bouffer les fleurs par des sans gênes de passage ;o) qui bouffent comme des vaches affamées ! En cliquant sur la photo, afin d'en avoir une vision plus détaillée, vous constaterez qu'il y a de nombreux cocons de sexués ! La colonie est mature et (pléonasme) populeuse et a eu un gros boulot de mise à l'abri de sa progéniture (on "devine" quelques tâches bicolores qui sont des ouvrières affairées à rentrer les cocons), les pauvresses !

Formica001.jpgFormica002.jpgFormica sp: un autre jardin où j'ai eu le plaisir d'oberver des Formica (merci Ida) de bonne taille. Il y avait même des major que j'ai failli prendre pour des gynes tellement ils étaient balaises (cela ne me déplairait pas d'en avoir d'aussi grands), presque deux fois plus gros qu'une ouvrière de base. Autant dire que les dites fourmis sont des speedy Gonzalès et cavalent comme des folles et voici donc les deux seules photos à peu près potables que je suis parvenu à faire (maigre pêche photographique - il faisait aussi plutôt gris). Je ne suis pas non plus parvenu à savoir où elles créchaient exactement mais il est vraisemblable qu'elles nichent dans un des nombreux gros pots (en ciment ou assimilé) à fleurs. C'est généralement une place de prédilection: c'est arrosé donc toujours humide et le soleil les chauffe agréablement (pour le développement des nymphes, c'est l'idéal). Il y avait aussi quelques Lasius noirs qui gambadaient mais le territoire appartenait clairement aux Formica.

Si vous avez des fourmis dans votre jardin, laissez-les protéger vos plantations ! Les désagréments minimes qu'elles peuvent causer (et encore, je ne vois pas trop lesquels hormis si votre jardin est minuscule) ne sont rien en comparaison des dégâts que pourraient engendrer des insectes ravageurs.

Enjoy !

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:01

On commence par un petit air naturaliste (première vidéo) comme on en raffolait au début de XVIIIe siècle, une ode à cette famuleuse intriguante dame Nature dont on commençait seulement à percer quelques secrets et bien entendu, c'est le maestro Vivaldi qui s'y colle (le compositeur des Quattro Stagioni - 4 saisons). C'est un peu un air thé glacé qu'on savoure en plein soleil comme quelque chose de rafraichissant. Farfalla en italien signifie papillon, farfalleta un petit papillon. Que ce soit en français ou en italien (encore plus avec cette langue), rien qu'à l'audition du mot (consonances donc répétition de sons), on visualise les mouvements d'ailes de l'insecte qui voltige délicieusement dans les airs, rajoutez des vocalises et le tour est joué. On appelle cela une correspondance: les sonorités du mot farfalleta induisent le mouvement (comme le soleil induit une correspondance de couleur, le jaune, ou une correspondance d'effet, la chaleur).

C'est Randall Wong qui s'y colle. Selon la terminologie des siècles passés (surtout XVe et XVIe), il est sopraniste artificiel (par opposition au castrat qui est lui sopraniste naturel). La différenciation est d'autant plus mince que, quelque soit celui/celle qui chante (homme, femme, castrat), le registre se fait de toute manière en voix de tête. Techniquement, un homme pubère peut tout à fait produire des notes de soprano, chanter c'est autre chose, autrement dit articuler ces notes va être problèmatique. Deux soucis majeurs: (on va s'affranchir des soucis d'esthétisme)

  • les contraintes sur les cordes vocales vont être très importantes (il faut les serrer - l'homme a des cordes vocales plus épaisses et longues que celle d'une femme), les changements de notes vont donc être un rien chaotique (agilité et fluidité ne seront pas de mise)
  • les cordes vocales sont basses dans le larynx (puisqu'elles descendent lors de la puberté - mue), plus basse chez l'homme que chez la femme, donc éloignées de la cavité de résonnance utilisée, la tête donc le son sera peu puissant

Randall est asiatique, donc il a un petit organe (!!!), cordes vocales j'entends (bande d'esprits mal tournés). Il a une voix naturellement grave mais en voix de tête la petitesse de ses cordes vocales lui permet d'articuler les notes avec aisance. Cependant, comme tout homme, ses cordes vocales sont basses dans le larynx donc le volume de la voix est relativement faible (ou alors il faut pousser pour augmenter la puissance et cela deviendrait strident). C'est original, sympathique, surprenant mais pas très intéressante lyriquement parlant. Il produit les mêmes effets qu'une femme soprano, la puissance vocale en moins. Ici il est accompagné au clavecin (machine à clous dirait un pote - l'ancêtre du piano) donc cela va, rajouter un orchestre et on ne l'entendrait plus du tout. Contrairement à un contre-ténor (qui est, grosso modo, deux octaves plus bas) il ne peut pas prendre appui sur la voix de poitrine pour les graves, l'écart soprano/ténor est trop grand, cela détimbrerait.

 

Cela n'a pas gêné un Aris christofellis en son temps (voix affreusement acide malgré une technique irréprochable - je vous mets la vidéo plus pour le fun que pour l'intérêt lyrique - ça couine grave !!) de juxaposer des notes de soprano avec des notes de ténor pour jouer au grand castrat à l'étendue vocale faramineuse (farinelleuse LOL): c'est assez affreux, surprenant mais abominable à l'oreille. Il a un contre-ut assez tueur (mes typams putain !!!). A l'écoute d'Aris, on comprend pourquoi au XVe siècle le pape élimina toutes les sopranistes artificiels au profit de sopranistes naturels et qu'on castra à tour de bras pour les obtenir, et ancra ainsi une pratique musicale (et une monstruosité humaine) pendant plus de trois siècles.

 

Et puis le mystère absolu de Patrick Husson... alors là... je ne voudrais pas être méchant mais je pense qu'il y a eu un petit raté niveau mue (une histoire d'hormones) ! Il a gardé un quelque chose de la voix d'un enfant (voix parlé) et a donc une voix de tête de soprano "femme", on n'est plus vraiment dans le sopraniste artificiel. Dommage qu'il ne sache pas vraiment chanter (il a dû se manger un bon paquet d'a priori alors qu'à la base il a un aigu sonore, puissant et très beau, bien formé, sa voix aurait pu être une vraie tuerie), ce qui fait qu'au final, c'est peu exploitable. Et en plus, maintenant c'est trop tard ! Pour ce qui est de l'articulation des notes (ici ce n'est pas l'objet de l'extrait) il est (était !) globalement peu doué, pour ne pas dire qu'il galèrait.

Randall Wong Aris Christofellis  Patrick Husson

Les uns et mille mystères de la voix humaine ! Qu'est-ce qui relève de l'artificiel et du naturel... chanter n'ayant rien de naturel (puisque c'est un long apprentissage - quelques 10 ans pour un chanteur lyrique digne de ce nom), est-ce important ?

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 00:01
Messorminor.jpg solenopsisor.jpg

On commence par les mauvaises nouvelles avec d'abord un media Messor minor retrouvé fraichement mort (pas encore complétement figé d'un rigidité toute cadavérique). Il ne doit pas être très âgé, ce qui est d'autant plus incompréhensible. Cela ne m'inquiète pas autre mesure, c'est juste un peu rageant de penser à tout le mal et l'énergie qu'elles consomment pour ensuite défaire l'ouvrage et éliminé un tel élément de la colonie ! Allez capté le pourquoi du comment...

Deux gynes Solenopsis orbula en directe provenance de Corse qui n'ont malheureusement pas supporté le voyage et qui sont arrivées mortibus de chez clamsées. Sniff sniff ! Paix à leur âme qu'elles n'ont pas et tout le tintouin.

 Gyne n°1
 Gyne n°2
 Gyne n°3
 Gyne n°4
memereLasiuss800.jpg memereLasiuss801.jpg memereLasiuss802.jpg memereLasiuss803.jpg

Lasius cf niger: les mémèrus Lasius avancent rapidement ! Deux ont déjà des cocons, c'est un peu un truc de fou quand même ! Maillot jaune, la première gyne, la plus petite et au final, les moins rapides (les deux dernières), les deux plus grosses pondeuses. La fable de La Fontaine sur le lièvre et la tortue touverait une illustration parfaite mais version fourmis. Sinon, en bon éleveur aguerri que vous êtes, vous remarquerez les fils de coton qui ont été tiré et qui ont servis au tissage du cocon. Comme vous remarquerez les gastres des gynes qui commencent à prendre une forme d'accordéon pour deux raison:

  • la cessation d'activité des ovaires
  • la fin des réserves alimentaires

Il faut déjà que je songe à leur préparer des ADF pour acceuillir ce qui seront, non plus des fondations, mais des colonies !

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 00:01

Camponotus maculatus: (je vais essayer de broder un peu histoire que le billet ne soit pas un simple remplissage - pas évident sans radoter tant la routine est là) le couvain est redevenu très important. La vague de naissances va être importante, à n'en point douter. Le printemps et l'automne ne sont jamais des périodes propices à leur développement; elles préfèrent de loin le plein été et l'hiver (chauffage au sol à fond les ballons) pour des questions de températures. Si elles n'ont pas de diapause, elles ont bel et bien deux périodes différentes de développement (et deux fois dans l'année).  Pour ce qui est de la vidéo (bien jaunâtre tout ça - ça me gave ou blase selon l'humeur), j'ai changé un peu de l'ordinaire. Au lieu de remplir le petit pot d'eau (il se trouve tout en bas de l'aquarium), j'ai opté pour de l'eau sucrée tout ce qu'il y a de plus simple, même si j'ai beaucoup forcé sur le sucre (roux, je ne consomme pas de sucre raffiné - finalement, c'est raccord avec le jaunâtre du film). Qu'il eut été préférable que je m'en tienne à l'eau. Certes, elles se sont régalées (recrutement, trophallaxies à gogo - une vraie partouze alimentaire) mais elles m'ont cradé le sable tout propre de l'ADF qui, a certains endroits est un peu collant !!! Il y a bel et bien deux causes:

  • l'effet "papattes", ce ne sont pas des enfants turbulents à qui on explique qu'il faut enlever ses chaussures avant d'entrer pour ne pas salir le sol tout propre. D'abord les danseuses n'ont pas de chaussons et je ne pense pas qu'elles s'exécuteraient. Donc, elles marchent dans l'eau sucrée et en mettent un peu partout au petit bonheur la chance (pas bonheur pour moi).
  • l'effet déjection. Plus difficile à expliquer ! Comme vous le voyez sur la vidéo, elles se gorgent à s'en faire péter le gastre mais ne consomment pas tout, il y a donc des déjections (comme vous et moi) et ces dernières sont sucrée. Je suis bien incapable de vous dire ce qui relève du digéré et du rejeté... j'ai le même phénomène sur le haut du nid, là où se trouvent les abreuvoirs à miellat, que je nettoie régulièrement.

Bref...trève de barvadages (moi ? Bavard ? Taratata...) et place à la vidéo.

 PS: les cure-dents ont pour seule fonction d'éviter les noyades (je suis prevenant, n'est-il pas) ! Sans cure-dents elles ont tendance à ne pas être capable de remonter une fois tombées dans le liquide. Là, elles ne peuvent tout simplement pas tomber et si cela s'avérait être le cas, elles pourraient s'extirper !

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 00:03

Cela pourrait presque être une histoire de retour/revenantes !

orchidee.jpg Ponera0005.jpg Ponera0001.jpg Ponera0002.jpg Ponera0003.jpg

Ponera cf coarctata: j'ai une orchidée terrestre (contrairement à ses congénères arboricoles, elle pousse dans du banal terreau) depuis maintenant deux ans, un Ludisia Red Velvet. Les feuilles sont magnifiques mais les fleurs assez minables, comme quoi on ne peut pas tout avoir (je m'égare). Alors que je me tâtais pour la rempoter (et peut-être même la diviser), j'observais d'un peu plus près le pot (comment que je vais faire ??? Je cherche souvent et l'inspiration et le coup de pied qui me fait passer de l'envie à l'action en observant - chacun ses lubies). J'ai d'abord cru à de petits atropodes (quelle plante d'intérieur n'a pas sa colonie de petites bestioles), puis en observant de plus près, je me suis convaincu que j'avais une colonie de fourmis (la deuxième photo vous présente un imago) dans le pot de ma Ludisia !!!!!!! Après capture d'un individu, photos et post d'identification histoire de confirmer mes doutes, il s'agit de Ponera cf coarctata. Cela a beau être une orchidée, la plante vient de Belgique (c'est écrit sur l'étiquette) et étant très facile à multiplier par division, je doute fort qu'elle soit importée. Donc point un Ponera exotique. Amusant que cette colonie prospère dans un pot de plante d'intérieur. Certes l'humidité est au rendez-vous (le terreau est en permanence humide, orchidée oblige) mais il n'y a pas de diapause et il fait même très chaud chez moi en hiver (chauffage collectif au sol oblige). Pour la nourriture, je ne me fais pas vraiment de souci, ce n'est pas la micro-faune qui manque (toujours grâce à l'humidité). La colonie ne me gêne pas en soi (cela me fait une petite anecdote, donc un billet et je ne suis pas à un hôte près) mais je me retrouve avec un problème pour rempoter mon orchidée !!! Là est mon vrai souci:

  • soit je "récupère" la colonie histoire de faire mon rempotage tranquillement
  • soit je rempote et risque de détruire le "nid" et surtout ses occupantes (par écrassement)

Du coup, je ne sais plus quoi faire et je me demande même si je vais rempoter la Ludisia ! C'eut été des Lasius, cela ne m'aurait pas posé le même souci, la gyne Lasius est balaise et je n'aurais eu aucun mal à les trouver, les prélever et déménager la colonie ailleurs. Les ponera sont tellement petites que la même action me semble moins envisageable ! Dois-je réellement choisir entre une colonie sympathique en semi liberté/captivité, et une orchidée ? Raaaaah, ce que je peux détester ce genre de dilenme ! Pour l'immédiat, on va garder un sage status quo, mais il faudra bien prendre une décision...

capsules.jpgAyant eu quelques soucis avec une commande passée chez WOA (sans commentaires, cela m'énerve même si c'est en cours de résolution), j'ai dû faire du Antstore (bof hein, même si niveau matériel, ils sont irréprochables, je n'en dirais pas autant des colonies vendues) pour acheter les pots de gelée dont raffolent mes Camponotus nicobarensis (ce n'est pas de ma très grande faute si elles les préfèrent au pseudo-miellat - ce sont bien les seules d'ailleurs parmi l'ensemble de mes colonies, y compris les exotiques). L'avantage de ce dernier marchand est que le choix est vaste, j'ai donc pris le parti de tester d'autres parfums (on va tester) de capsules, à la base, destinés à des lézards (ne me demandez pas lesquels, je n'y connais rien et cela ne m'intéresse pas de trop). J'ai quand même assuré mes arrières avec un bon stock de gelée à la banane, pour avoir déjà essayé quelques parfums différents (celles "lactiques" sont boudées), ce sont vraiment leurs préférées (pourquoi aller les contrarier sur leurs préférences alimentaires ?).

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