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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 10:07
Cataglyphis velox: difficile de faire plus intéressantes ! C'est la première fois que je vois des fourmis faire des trophallaxies tête-bêche et ce n'est même pas exceptionnel, elles le font souvent aidées qu'elles le sont pas leur longs palpes labiaux; une ouvrière régurgite le contenu de son jabot social, une autre lèche avec ces mêmes palpes. Elles semblent avoir pris possession du nid, s'offusquant de moins en moins ou de moins en moins longtemps des manipulations ou des changement brusques. Je leur ai installé une lampe de bureau pour les chauffer, du moins l'ADF mais par conséquent ou pas conduction le nid aussi et elles sont vraiment plus actives. J'ai rempli une première fois la réserve d'eau, ce sera aussi la dernière fois. J'avais oublié qu'elles sont sensibles à un champignon qui se développe sur le thorax (pour l'instant on devine à peine quelques traces blanches - du moins, je pense que c'est ça) si l'hygrométrie est trop élevée ou le stress trop important. C'était assez amusant de les voir lécher les gouttes de condensation provoquées par le tapis chauffant sur la vitre du plexi du nid, comme elles le feraient avec des gouttes de rosée du matin dans un désert aride (oui j'ai l'imagination fertile).
 
Je pensais avoir plus de facilités pour les photographier au regard de leur grande taille et du changement d'ampoule de la lampe de bureau qui j'utilise (40W -> 60W) en complément quand des envies de boite à images me prennent mais makache !!! C'est guère mieux, désolé...
Camponotus truncatus: elles aussi prennent possession du nid; les colonies ont toujours un temps d'adaptation lors de l'installation dans un nid, c'est plus ou moins long selon les espèces. Ce matin il y avait un grand rassemblement d'ouvrières dans une cellule du nid comme si elles étaient rassurées par la non présence de danger et que, ma foi, prendre ses aises n'était pas mal du tout. Allez-y les choupinettes, vous avez carte blanche. Si elles abandonnaient définitivement le trou fait dans la pierre reconstituée et blindée, cela m'irait bien. A la rigueur, qu'elles gardent en guise de base de repli mais se soustraire ainsi à mes matages de curieux et voyeur, ce n'est pas humain ;o)
Camponotus lateralis: il y a maintenant 14 ouvrières et il me reste deux cinq gros cocons si je ne m'abuse. Elles sont discrètes mais efficaces; les larves des dernières pontes se développent bien. RAS ! Certes, j'en conviens, elles ne sont pas palpitantes mais pas chiantes non plus donc pour un possesseur de nombreuses colonies comme moi, cela le fait bien mine de rien.
Tetramorium caespitum: elles par contre m'ennuit à un point difficilement imaginable. Mais que suis-je donc allé faire dans cette galère ? Elles sont dans un Antslab nouvelle génération qui possède un inconvénient; une hygrométrie d'ADF élevée. J'ai eu le malheur hier de donner un coup dans leur nid en installant la lampe de bureau pour mes Cataglyphis. Que n'avais-je point fait !!! J'ai eu une moitié de la colonie (gyne et couvain compris) qui est allée se réfugier dans l'ADF...Il leur a fallu l'après-midi pour retourner dans le nid. La critique est aisée mais franchement je préfèrais les anciens nids plats de fourmis.fr, ils étaient vraiment mieux. Bref...on verra ce que cela donne sur mes Lasius flavus quand je les déménagerai.
FIN

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 09:00
J'avais complétement oublié de poster ma fiche sur Cataglyphis velox faite pour myrmécofourmis.com !!
CATAGLYPHIS VELOX

Généralités sur le genre:

Se rapproche de Formica de part le comportement et l'organisation sociale, même si on pourrait la qualifier d'un peu plus primitive. C'est une fourmi des conditions extrêmes, de part les températures qu'elle côtoie (jusqu'à 50°C au sol) et des milieux désertiques du pourtours méditérreanéen. Polygyne, de 2 à 12 reines, elle forme des nids assez peu peuplé, entre 200 et 2 000 individus. Ses nids sont profonds et construit de préférence sur des pentes en plein soleil. Il n'y a pas de vol nuptial mais une "course nuptiale"; les mâles courant après les femelles au sol. Les ouvrières ont la particularité de posséder des ocelles; elles ont une très bonne vision, ce qui leur permet de s'orienter de façon astronomique (position du soleil, de la lune dans le ciel) ou en fonction de la lumière polarisée, pour retrouver le chemin du nid dont elles peuvent s'éloigner de plus de 500 mètres.
Parfaitement adaptées aux milieux arides, elles possèdent également de long palpes labiaux poilus leur permettant un travail de remblai quasi permanent: ces palpes l'aident à maintenir les boulettes de sable contre les mandibules; les vents apportant souvent beaucoup de sable et les inondations, rares mais très brusques, les obligeant à évacuer les matériaux éboulés.
Ses longues pattes et ses déplacement rapides lui confèrent une adaptation parfaite au sols surchauffés par le soleil: la température létale pour cette fourmi, selon l'espèce, se situe aux environs de 50°C.
Très agressive, son régime alimentaire est principalement insectivore; elle s'attaque souvent aux autres fourmis (principalement les Messor qui partagent le même biotope), elle est également nécrophage (insectes ou animaux tués par les fortes chaleurs) ou consomme des déjections animales au besoin. Elles ne dédaignent pas récolter des fruits si l'occasion se présente.
Cataglyphis velox:
Cette espèce vit au sud-est de l'Espagne, dans la province de Jaén. Elle est marquée par un fort polymorphisme, la longueur des ouvrières variant de 4,5 à 12 mm. Les ouvrières major pèsent 22 fois plus que les ouvrières les plus petites. La grande taille est un réponse écologique, elle va de pair avec la diminution de la perte d'eau. Les major atteignant la taille de la gyne, cette dernière est assez difficile à distinguer; elle a cependant des pattes plus courtes que les ouvrières.

Source principale: Les Fourmis D'Europe Occidentale et Septentrionale de F. Bernard

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 07:07
Camponotus truncatus: ces dames ont des moeurs très nocturnes. Inutile de les nourrir la journée, cela ne sert à rien, d'autant plus que le miellat sèche vite. Sortant s'alimenter la nuit, je les nourris donc le soir et très tard je m'assure, à l'aide d'une torche qu'elles s'alimentent, ce qu'elles font, l'ADF se peuplant. Aux regards des physogastries de ouf qu'elles ont, surtout les major qui ressemblent plus à des reines termites avec les anneaux de leurs gastres distendus au maximum qu'à des fourmis, elles mangent bien ! Pour ce qui est des aliments, elles ont eu du miellat of course ainsi qu'un grillon juvénile et un morceau de pêche. Je ne sais pas trop pour la pêche, il m'arrive de dormir la nuit tout de même, mais pour le grillon ce n'est pas la folie. L'organisation de la colonie est un peu étrange ou atypique pour des fourmis: une partie que je qualifierai de sensible (gyne + ouvrières) est dans son trou, l'autre partie est chargée de la surveillance des alentours et du fourragement. Autre inconvénient du cyclants, la surface cylindrique ne facilite pas la prise de photos, mais je ne discuterai pas du degré de loupabilité, un peu plus ou un peu moins au fond LOL:
 
Camponotus albosparsus: pas grand chose à en dire pour l'instant. Il ne fait pas très chaud non plus pour elles, surtout la nuit (20°C c'est frisquet) et je n'ai pas encore trouvé les paramètres adéquates. La tapis chauffant semblait leur convenir mais il mettait mes Cataglyphis dans un tel état d'affolement que je l'ai arrêté. Un major a creusé un trou dans le sable humide et s'est fait un  coin stratégique de défense il semblerait. Toutes ont de fortes physogastrie mais l'activité de la colonie n'est pas au RDV même si cela n'a rien à voir avec l'inertie de feu mes Camponotus sp Malaysia. D'un autre côté, ce sont des Camponotus, il ne faut pas s'attendre à un feu d'artifice continuel.
Camponotus maculatus: elles par contre, c'est le feu d'artifice permanent !!!  La démographie est galopante et toujours aussi impressionnante. Elles doivent faire un concours avec mes Formica lusatica !! Rien qu'hier soir, toujours à la lampe torche (je suis espion à mes heures), j'ai eu pas moins de 10 naissances. La salle sous le nid principal et où sont situés les dépotoirs se peuplent petit à petit. C'est même dans cet endroit qu'elles aménent de préférence les proies pour les déguster. La gyne aussi a changé de place; d'ordinaire ne bougeant guère des cocons (qui sont à l'endroit le plus éloigné de l'entrée/sortie), elle s'intéresse désormais aux larves; une aventure de 10 cm tout au plus, mais une grande distance pour une gyne !!!
The end

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 15:08
Camponotus truncatus: là franchement, elles m'ont épaté et en même temps agacé !!!!! Ce matin je vais les mater et je découvre qu'il n'y a quasiment plus aucune fourmi dans le nid. Forcément, elles se sont fait  leur propre nid au sein du nid en creusant  dedans. En une nuit cela a été plié ! Je présume qu'il y avait des bulles d'air dans le mélange et qu'elles ont profité de cette opportunité pour creuser. Comment font-elles ? Elles tapotent sur la paroi pour savoir si c'est creux ou pas ?? Dixit l'explication du marchand: "Les galeries formées dans la pierre reconstituée sont bien entendu blindées et aucunes mandibules ne peuvent l'attaquer"...la preuve que non !!!!! Il y a un autre trou dans le nid mais apparemment aucune fourmi à l'intérieur; l'endroit ne devait finalement pas convenir. Je vais les laisser ainsi, même si c'est frustrant car je ne vais pas pouvoir les observer, c'est frustrant ! En fait, ce n'est pas tant le nourrissage lors de l'élevage de cette espèce qui est compliqué mais l'habitat adéquat à fournir. Elles aiment être serrées les unes aux autres dans des espaces très restreints. Si elles se débrouillent toutes seules comme des grandes, qu'elles se débrouillent.
Temnothorax unifasciatus: j'ai encore trouvé une gyne sans ailes dans ma cuisine en ouvrant le placard à provisions. Encore une des gynes que j'avais lâchées il y a quelques temps qui est revenue me rendre visite. Un jour je vais me retrouver avec une colonie dans mes meubles en bois LOL !!! Une de plus en tube de fondation, cela n'en fera jamais que 8 !!!! Si cela continue, je vais passer à l'élevage intensif !!!!!!
Camponotus albosparsus: elles se sont installées en vidant le tube des différents débris et de deux ouvrières mortes. Je les laisse encore un peu dans leur installation histoire d'observer que tout se passe bien et elles passeront ensuite en nid. Il me reste potentiellement 3 colonies à recevoir et 2 vrais nids; des arbitrages à faire !!!
Cataglyphis velox: il est clair que la température actuelle est insuffisante, ou il pèle sur Lyon: 20°C !!! Le soir et la nuit elles sont en tas, comme des Formica qui feraient une diapause et en début d'après-midi elles commencent à s'activer un peu avec la montée en température. J'ai des ajustages et arbitrages à faire donc...quel meilleur moyen pour les chauffer ? J'hésite encore...
Tschüss !

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 00:02
Camponotus fellah: la grappe d'oeufs a grossit, j'ai maintenant 15 futures naissances, contre 10 auparavant ! C'est-il pas qu'elles sont grandement ambitieuses ?! La grappe est située dans la partie la plus chaude du nid. La gyne va dans une salle le plus éloignée possible le jour et rejoint les oeufs la nuit. Car la salle du couvain est aussi la salle la plus proche !! Et comme cette dame a une fort bonne vision...serait-il qu'elle n'aime pas me voir ou que je lui fait peur ? Quoi ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?!;o)
Temnothorax nylanderi: voici la réalisation d'hier, simple, basique et efficace ! j'ai toujours les ADF qui étaient vendues avec ce type de nid mais elles sont plus que "merdiques" (trop petites, trop étroites et le sable collé au fond garde bien toute sorte de saloperies) donc je ne les utilise pas: Ferr*ro fait tellement mieux. J'ai trouvé aussi un système pour qu'il n'y ait pas de victime collé au miel que je leur donne; la galette de sable. Un mélange tout simple de miel et de sable. Ceci dit, il ne faut pas confondre les ouvrières qui restent collées et les cadavres que les ouvrières aiment bien mettre sur le miel (ne me demandez pas pourquoi).
Camponotus albosparsus:
on voit rapidement que c'est une vraie colonie et non un "truc rassemblé" (comprendre quelques ouvrières auxquelles on fait adopter une gyne - comme en vend un site allemand Antst*re et comme l'était ma colonie de Camponotus que j'avais baptisés sp Malaysia): les trophallaxies entre gyne/ouvrières sont nombreuses. J'ai fait une petite installation provisoire (voir photo du bas). Si la mouche n'a sucité aucun intérêt hormis quelques sauts et interrogations d'antennes, le miellat artificiel a fait son effet. Les ouvrières se sont jetées dessus, mais la gyne est aussi sortie du tube pour aller boire le dit breuvage, là, cela m'a un peu surpris, quelle témérité de la part d'une reine, ou alors elle était vraiment affamée. Les minor aussi sont assez fun; trois se sont lancés dans le miellat, j'avais un air effaré (genre: "mais quelle bande de buses ! Qu'est-ce qu'elles ont besoin d'aller s'engluer là ?  Tu ne vois pas spice di counnasse que tu vas rester collée ?" - si si, je leur parle mais ne le répétez à personne hein !). Et bien non, elles n'ont eu aucune difficulté à se sortir du miellat. Franchement, cela m'a bluffé ! Par contre, elles ne sont pas du tout douée pour la grimpette sur le plexi, le nombre de fois où elles grimpaient et se ramassaient était impressionnant: tourtes de chez gourdasses les filles là. Finalement, elles sont bien sympa et je crois (euphémisme) que j'aurais du mal à me séparer de ces indiennes :-)) Tout ça pour dire qu'elles sont adoptées désormais. Ma mauvaise expérience avec mes Camponotus sp Malaysia, complétement amorphes et sans vie, a influencé un jugement hâtif.
See ya later 

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 13:17
Cataglyphis velox: quand je les ai vu dans leur boite de transport, j'ai eu des sueurs froides !! Mais comment vont-elles pouvoir rentrer dans le nid qui leur ait destiné (le même nid que celui de mes Formica lusatica et mes Lasius emarginatus) ?? Elles sont immenses, une envergure sur pattes vraiment impressionnantes (quasi 3 cm pour les plus grandes). Je suis amoureux et les aime déjà. J'avais encore l'optique de faire un nid avec plusieurs boites de Ferr*ro rectangulaires, il m'en reste deux (de toute manière, cela finira ainsi au regard de leur grande taille et de la place disponible), puis je me suis dit qu'il fallait que je tente le coup et NO SOUCY, elles se sont rapidement installées. Il y a 20 ouvrières et les grands major sont aussi grand que la gyne, que l'on distingue par le biais de ces cicatrices sur le thorax. Leur agressivité n'est pas légendaire, quand une vous chope un doigts, elle pince dure mais elles sont moins téméraires que des Formica, lâchant assez rapidement prise. Pareil,  comme Formica, elles utilisent le portage social. En ce moment elles dévorent une bonne mouche !!
Camponotus albosparsus: mouais, cela le fait beaucoup moins...la colonie est bien garnie, 30 ouvrières, avec des major, des larves et même un cocon mais, je ne sais pas, elles me plaisent moyennement en fait. Je sens qu'il va y avoir de la revente dans l'air !!!
Je pense que je devrais être plus content de recevoir Camponotus cf nicobarensis (il en reste encore), c'est un peu plus coloré à mon goût, je ne veux pas élever des tropicales histoire de, mais parce qu'il y en a de franchement canon !!! Promis, après j'arrête, il me reste aussi Plagiolepis, le tout venant de Antskalyta.de of course !!!
That's all folks !

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 12:36
J'ai un peu négligé mon blog !! LOL. Quoi qu'un jour sans billet n'est pas la fin du monde...
Crematogaster scutellaris: les pompom girls se portent bien, avec au compteur 90 choupettes !! Par contre, elles sont toujours aussi crados. Entre les miettes de nourriture qu'elles entreposent dans la salle principale du nid et les morceaux de cadavres dispersés ça et là...et je ne parlerai pas des mouches explosées en mille morceaux qu'il y a dans l'ADF que j'enlève tous les 2 jours à peu près.
 
Temnothorax unifasciatus: je leur ai changé leur ADF, l'ancienne était sale, peu pratique et l'huile de paraffine servait d'anti-évasion, avec des coulures absorbées par le sable (heureusement !!). Cette ADF provisoire qui durait était de plus une vraie passoire (je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, c'est moi qui l'avais faite). J'ai donc récupéré le château fort qui servait d'ADF à mes deux colonies de Temnothorax nylanderi, que j'ai préalablement séparée, et dont le téflon recouvre le plafond périphérique de cette ancienne boite Ferr*ro.  Au regard de la taille de la colonie, ce ne sera pas du luxe !!! Difficile de les compter ou de prendre une photo correcte, elles se sont étalées sur les 6 côtés du nid, à la recherche de chaleur je présume. Elles sont vraiment pépère tranquilloutes. J'ai quand même des ouvrières de grandes tailles; cela se voit qu'elles sont en élevage et bien nourries. Il y a donc un polymorphisme chez les ouvrières.
 Oui oui, la violette n'a rien à voir avec la choucroute (y avait un trou inesthétique), c'est histoire de meubler un peu. Il s'agit de Viola hirsutula, une nord-américaine dont le feuillage veiné de bordeau est un ravissement !
Temnothorax nylanderi: comme je le disais, j'ai séparé les deux colonies (franchement c'était une ânerie de ma part; il y avait 30 cadavres dans l'ADF et le plus lourd tribu a été payé par la plus vindicative, autrement dit la plus populeuse sans qu'une des deux sorte gagnante: elles ont grosso merdo le même nombre d'ouvrières désormais, la seule différence réside dans le couvain, plus important sur l'ancienne grande colonie). Rien de bien particulier sinon que je leur ai refait une ADF pour l'une, plus petite et avec aussi une boite de rochers Ferr*ro et aussi du téflon en anti-évasion, et que je propose l'autre en don. J'ai toujours mon ouvrière entièrement jaune parasitée par un cestode d'oiseau. C'est vraiment difficile de les différencier des unifasciatus...le trait noir est plus large mais de peu finalement...
 
Camponotus truncatus: hé hé, leur nid étant arrivé de matin avec ma commande anglaise (un autre post arrive) je les ai déménagées. je ne dois pas être à même de distinguer la gyne des major tellement la différence est mince et ma vue basse. J'espère que le cyclants leur conviendra...il ne reste plus qu'à attendre les pontes, se sera le signe que tout va bien. Il y a finalement 40 ouvrières !!!! Elles se cachaient bien...elles ont une faculté à se faufiler dans n'importe quel petit espace, quitte à se coincer.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 12:17
Caomponotus truncatus: je leur ai aménagé un petit espace en attendant le nid, j'ai hésité mais finalement c'était une très bonne idée. Trois fois rien: une boite plastique (pour ne pas citer de marque) avec le l'huile de paraffine sur les bords dans laquelle j'ai déposé le tube. La réaction de la colonie a d'abord été défensive, dès que j'ai enlevé le bouchon du tube à essai, même les plus téméraires, celles qui cherchaient à se frayer un chemin à travers le coton, se sont carapaté à l'intérieur. Ce qui m'a permis de mettre un autre bouchon en coton avec un trou au milieu qui leur servira d'entrée et de sortie. Trente minutes plus tard j'ai eu une horde d'ouvrières (une bonne quinzaine) qui se sont précipitées à l'extérieur, d'un coup. Quelle chance pour elles, j'avais déposé un papier d'aluminium avec du miellat artificiel. Elles ne se sont pas faites prier, preuve qu'elles devaient avoir la dalle. Plusieurs choses observées:
  • elles sont d'une vivacité impressionnante !!! On est loin de la placidité d'un Camponotus lateralis par exemple
  • leurs gastres deviennent rapidement énormes; là encore, elles ne font pas dans la demi-mesure
  • lors d'une trophallaxie, la receveuse utilise les pattes avant et tambourine avec; je n'avais observé un tel comportement que chez les mâles Formica lusatica
  • elles tortillent le gastre quand elles se déplacent !!!!!! C'est moins caractéristique quand elles ont une bonne et grosse physogastrie. A leur décharge, elles ont une forte corpulence tout en longueur et sont aussi courte sur pattes
Quelques photos un peu pourraves pour illustrer:
http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/campon23.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/campon24.jpg

Sinon, je vous copie/colle la fiche que j'ai faite pour Myrmécofourmis.com:
CAMPONOTUS TRUNCATUS
Description:
Truncatus; tronqué en latin à cause de sa tête particulière chez les major et la gyne. Sutures thoraciques profondes, thorax brun, tête brune souvent tâchée de rougeâtre, gastre noir plus ou moins marqué par une bande jaune pâle selon la caste.
Camponotus de petite taille et lignicole habitant soit les galles soit les branches hautes et creuses des arbres; principalement des feuillus avec une prédilection pour les chênes. Espèce très commune sur tout le pourtour méditerranéen, on la trouve jusqu'à 500 m d'altitude. Autrefois classé parmi un genre à part, celui des colobopsis. Comme beaucoup de Camponotus, cette espèce est polymorphe avec cependant deux castres marquées d'ouvrières: major et minor.
Taille: major ou gyne de 5 à 7 mm - minor de 3 à 5 mm
Comportement:
Camponotus truncatus possède une caste de major en tout point identique à la gyne: avec une tête en forme de bouchon, brusquement tronquée en avant, servant à boucher l'entrée du nid, de couleur rougeâtre et rappelant, par son aspect rugueux, de l'écorce d'arbre. Les ouvrières qui reviennent au nid n'ont qu'à frapper de leurs antennes la face particulière de ces gardiens pour qu'ils les laissent pénétrer. Comme chez la gyne, un trait jaune pâle se trouve à la base du second terfite du gastre, les ouvrières plus petites ont parfois 2 points à cet emplacement. Le rôle de ces major n'est cependant pas bien défini, des ouvrières plus petites pouvant également jouer le rôle de "portier". Le gastre des major étant volumineux, il se peut que cette caste soit féconde. Essaime en avril/mai. Espèce monogyne, une seule gyne par nid. Colonie de petite taille, entre 50 et 300 individus maximum.
Élevage:
Les besoins en humidité sont faibles (espèce lignicole et méditerranéenne), un abreuvoir dans l'ADF peut suffire, une trop forte humidité peut porter préjudice au couvain.
L'espèce est omnivore: petits insectes, fruits, miellat artificiel. Il importe de varier au maximum la nourriture afin d'éviter les carences comme c'est souvent le cas chez les camponotes.
Température d'élevage: 25°/30°C
Espèce difficile à maintenir.

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 23:04
Lasius emarginatus: elles se réveillent et pas qu'un peu. Il y a eu un mouvement de population; le gros des troupes est passé du fond du nid aux salles se trouvant à proximité de l'ADF, cela ne trompe pas !!! Elles redeviennent également très agressives envers les insectes donnés; les mouches ne sont plus consommées sur place mais à l'emporté, autrement dit, elles sont conduites dans le nid. Et qui dit activité dit pontes, la reine y étant allé de son tribu de gyne à la colonie. L'activité n'a jamais vraiment cessé mais c'était vraiment mou, là, c'est parti mon kiki !!!! Pour mon plus grand bonheur. Pour l'instant mes Lasius niger ne leur emboitent pas le pas. Question de temps je présume ou de température.
Camponotus truncatus: j'ai reçu ma colonie aujourd'hui, toujours aussi professionnelle la famille Antskalytta.de, rien à redire. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant d'ouvrières, entre 25 et 30 (pas vraiment une petite colonie de 4/6 ou début de fondation). Je pensais rajouter une ADF au tube mais cela ne va pas le faire, il faut une mise en nid, d'où une commande chez mon fournisseur officiel, en même temps il n'a pas de mal vu qu'il est le seul quasiment (Fourmis.fr). C'est bien la première fois que je suis pris de cours avec aucun nid d'avance...Pour des Camponotus elles sont petites mais tellement belles !!!!! J'adore la marque blanche qui barre le gastre. Et leurs têtes !!!!!!!! Par contre, pour identifier la gyne, il faut y croire ou "accroche-toi aux branches de l'arbre Berthe", cela ne va pas être une tâche facile...pour l'instant, je les laisse au calme absolu ! Pas touche minouche.
http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/trunca13.jpg   http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/trunca15.jpg http://i64.servimg.com/u/f64/11/84/72/52/th/trunca14.jpg
Il me reste Cataglyphis velox, Aphaenogaster senilis, une Messor et Camponotus albosparsus à recevoir...puis je vais m'en tenir là pour cette année (hormis un coup de foudre, sait-on jamais). C'est pas que mais cela commence à tenir de la place toutes ces petites bébêtes. Il va y avoir quelques dons aussi: Formica lemani, Myrmica rubra et mes fondations de Lasius flavus, d'Aphaenogaster dulcineae, de Temnothorax unifasciatus quand elles auront des ouvrières.

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 11:02
Le vilain gros/grand mot !!!! Donc l'anthropomorphisme est l'attribution de caractéristiques comportementales ou morphologiques humaines à d'autres formes de vie et avec ce blog, je suis un adepte inconditionnel, surtout parce que cela m'amuse et que mes fourmis stimulent mon imagination parfois débordante (rassurez-vous, je vous en épargne pas mal - j'ai parfois pitié des lecteurs LOL).
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Formica lusatica: j'ai eu droit aujourd'hui à une grande "cérémonie mortuaire". Quand une ouvrière décède au sein du nid, je ne m'en rend pas forcément compte hormis quand elle est conduite au dépotoir, quand c'est dans l'ADF, c'est plus compliqué, autrement dit quand elle est "fraichement" morte (!!!). Les ouvrières l'entourent, la tâtent délicatement avec leurs antennes, la lèche parfois. On dirait qu'elles hésitent entre réanimation et interrogation sur la conduite à tenir: s'assurent-elles que l'intéressée du moment est vraiment morte ? Qu'elle n'a pas juste besoin d'une petite trophallaxie ? On pourait presque les croire dans une cérémonie mortuaire. Amusant un tel comportement chez un insecte (plus courant dans le règne animal et principalement chez les mammifères). Cela m'a fait penser (si si, cela m'arrive parfois) à ces reportages sur les premiers hominidés et ce qui les a conduit à enterrer leurs morts lors de cérémonies !!!! Est-ce une nécéssité "hygiènique" ? La prise de conscience de soi ? C'est surement très complexe et loin de moi l'idée de sortir une vérité ou une preuve scientifique (pas l'objet de ce blog, je le rapelle) mais en regardant mes Formica, qui je le rapelle, sont assurément le genre le plus évolué chez les fourmis, je me suis demandé si finalement la "codification" de la mort n'était pas tout simplement un effet de la vie en société...la nécessité pour être et vivre ensemble d'avoir des comportements commun répétés qui dépassent la simple imitation comportemental de l'instant...cela pourrait être un petit débat philosophique !!!! Mais je conçois tout à fait que cela ait pu stimuler un auteur comme Werber...
Camponotus lateralis: 12 ouvrières aujourd'hui !!! Le cheptel commence à avoir de la gueule ! Une ouvrière est en train d'être sortie de cocon alors qu'elle n'est même pas colorée...étrange, d'habitude elles attendent vraiment la dernière ligne droit. Au début j'ai cru qu'elles me boulottaient une nymphe, mais NIET. Autre élément étrange, les jeunes ouvrières dont la coloration n'est pas finie fourragent ou explorent le nid, chose que je n'avais jamais observé chez les imago de d'autres espèces. Si au moins elles avaient faim, je comprendrais mais elles ont de bons gastres bien pleins...
The end

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