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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 17:19
Dipause: quand je vois mes fourmis sur mon balcon alors que les températures ont de nouveau plongé (négatives dehors, à 0°C sur ma loggia), cela me fait de la peine. Elles sont immobiles pour les unes, groupées autour de la gyne pour les autres. Le temps s'est figé, elles avec...sniff sniff...il me tarde de les revoir en activité. J'ai hâte de savoir ce que mes Laius emarginatus ont fait avec toutes ces larves: casse-croûte pour tenir tout l'hiver ou futurs sexués ?
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Camponotus nicobarensis: elles m'ont fait planné aujourd'hui !!! J'ai fait un nettoyage de l'ADF où dans deux coins j'ai une grappe de cocons et d'ouvrières (typique du genre Camponotus, les grapouilles fifilles/cocons). J'ai gratouillé le sol, enlevé les détritus, passé un coup d'éponge (oui oui, elles sont plutôt grados), et bien résultat:
  • affolement au sein du nid: méthode "toutes groupir autour de la gyne en tas"
  • pas la moindre réaction des grappes vivantes alors que je nettoyais à quelques millimètres d'elles
Elles sont globalement assez frugivores, plus que carnivores. Elles creusent les quartiers de mandarine  (avec la peau ils sèchent moins vite et son plus longtemps consommables) que je leur donne de temps en temps. Le développement de la colonie s'est quand même ralenti, surtout niveau couvain. Je me demande si je n'en suis pas le responsable; nid sec = période séche, ce qui équivaudrait à une période de disette donc à un absence de ponte de la gyne. Ce qui expliquerait aussi leur absence d'intérêt pour les insectes. J'ai remis de l'eau dans la réserve histoire d'augmenter l'hygrométrie et de voir les résultats. Si je ne me trompe pas, hygrométrie basse = diapause, au du moins ce qui s'en approcherait dans nos contrées septentrionales.
Lasius flavus: mes deux colonies en modules de fondation ont vraiment une différence de développement importante. Une des colonies a un nombre d'ouvrières conséquent et couvain important, l'autre est plus modérée dans son expansion démographique. Et d'ailleurs, les ouvrières ne sont pas identiques. La moins populeuse a des ouvrières jaune et marron. Il se pourrait bien que ce ne soient pas des flavus...quid: qui sont-elles ??
Plagiolepis & Aphaenogaster: il ne se passe pas grande chose. La première colonie végète et la deuxième a une croissance digne d'un bonzaï millènaire... pour les plagio, cela m'ennuie un peu, j'aimerai bien enfin réussir à faire une grande colonie de ce début de fondation.
Messor barbarus: la colonie a enfin pris ses marques; j'ai un dépotoir, deux grands greniers. Elles vont régulièrement aux abreuvoir et en masse (tous les 2 ou 3 jours). La seule chose qui me chagrine est l'absence de visibilité du couvain (il n'y a pas meilleur indicateur normalement); le gros des ouvrières est avec la gyne au fin fond du nid et je ne vois rien. Je leur fais confiance et attends que le couvain soit plus conséquent, il pourra ainsi difficilement passé inaperçu et j'aurais mon signe que tout va bien.
Temnothorax nylanderi: elles ont définitivement migré (alléluya !!) dans le tube plutôt que dans le tuyau d'aquarium ! Elles sont un peu longue à la détente.

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 15:54
Il n'y en a que pour les Camponotus ;o° En même temps, au regard du peu que j'ai à raconter, cela le fait bien !
Camponotus cruentatus: la petite fondation va bien, des physogastries en veux-tu en voilà ! Ce qui m'inquiète un peu c'est que les deux grosses larves qui ont hiverné avec la colonie se font une nymphose nue (pas de cocon). Sur certains genres, Lasius ou Formica, ce n'est pas vraiment un souci, mais je ne connais pas l'issue chez Camponotus. Je ne le sens pas trop; quand les ouvrières déplient les pattes d'une nymphe, c'est rarement bon signe. Une chose de certaine, le nid est trop humide pour cette espèce méditerranéenne. Au regard de la belle grappe d'oeufs que m'a pondue la gyne, ce n'est pas gravissime si ces deux nymphes finissent dans l'estomac des ouvrières mais quand même...
CruentatusCAMPO001.jpg CruentatusCAMPO002.jpg
Cataglyphis velox: il semblerait que ces dames veulent sortir de diapause ! Vous me direz qu'elles ne parlent pas (oui oui, je confirme, c'est à sens unique, c'est moi qui leur cause) mais elles ont aussi un langage du corps. Il y a comme de l'impatience dans leur comportement. Elles sont plus enclin à aller dans l'ADF, elles m'ont ramené une mouche au sein du nid alors qu'auparavant elles les snobaient...bref, comme une certaine impatience ! Elles pourraient faire la danse du soleil et un appel à la chaleur qu'elles le feraient. Pas de bol pour elles, mon ampoule de lampe de bureau, que j'utilise pour les chauffer, a grillé. Dès que j'aurais remédié à ce souci technique, ce sera retour à la chaleur donc l'activité. Cela tombe bien, le nid commence à être un peu trop humide à mon goût; j'ai parfois la main lourde sur la pipette d'eau.
Camponotus maculatus: j'ai fait quelques tentatives de photos mais c'est tellement misérable que je ne les mettrais pas. Plusieurs choses:
  • elles m'ont fait un beau dépotoir externe (vers de farine vides et carcasses de mouches)
  • elles ont aussi un dépotoir interne (enveloppe de cocons)
J'ai encore des évasions ! Il n'y a pas à tortiller du c*l pour chi*r droit, le plus efficace reste et demeure un plafond huilé, sans cela, j'ai bien peur d'être de la récupération d'ouvrières ad vitam aeternam; elles sont vraiment amusantes avec leurs sauts de puce pour partir de mes mains salvatrices qui les remettent en nid. N'empêche, elles ont vraiment un sens aiguisé, elles finissent toujours pas atteindre la salle de bain à la recherche d'eau. Leurs antennes sont des bâtons de sourcier infaillibles. En même temps, pour un espèce qui vit en milieu aride (pour les miennes j'entends), on ne saurait en attendre moins ! Elles font de belles pyramides de cocons; mélange d'ouvrières et de cocons. Je présume que ces pêle-mêles ont plusieurs fonctions:
  • assurer la défense du bien le plus précieux: les générations futures
  • être prêtes en cas de demande de sortie: les imago ne savent pas se libérer seuls
  • gain de place, les chambres du nid étant haute
  • conservation de la chaleur
Bref, si leur nouveau nid leur convient, cette ADF/aquariOum n'est pas vraiment adapté...il faudrait une ADF plus grande et surtout fermée, un autre aquarium. Si l'idée ne me dérange pas (après tout, j'ai une colonie de Formica à caser pour ce printemps), je ne vois vraiment pas où je pourrais caser un autre aquarium...je vire mes guppies et récupère mon 400 litres pour une future colonie de 10 000 fourmis ?
Wait 'n' see !

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 10:34
Camponotus maculatus: à tout seigneur, tout honneur, je commence donc par les stars incontestées de ce blog (des protestations ?!). L'abeuvoir à eau étant désormais gigantesque (rayon animalerie de n'importe quel hypermarché - grand modèle, dans les 50 cl) j'ai choisi le petit (celui acheté sur le site polonais) pour leur offrir du sucre "pur"; au choix, j'y mets soit du sirop d'érable soit du sirop de violette auquel j'additionne quelques gouttes d'eau pour faciliter son ingestion par mes choupettes. Je leur donne toujours du pseudo-miellat maison, cela fait aussi parti de mon plaisir de le confectionner. Disons que maintenant elles ont le choix, McDo ou restaurant; bouffe rapide ou gastronomie. Il n'y a pas vraiment de préférence, elles vont aux deux sans distinction. L'avantage du sirop dans l'abreuvoir est que le liquide ne sèche pas. Je pourrais presque (ne rêvez pas, je ne vais pas me casser la tête avec ça) tenir des stats sur la consommation de sucre par une colonie de Camponotus de 5 000 âmes ! Cela ne doit pas être si conséquent que cela.
A tout malheur, bonheur est bon (ouep, c'est la série des proverbes de roman de gare), j'ai eu une méga évasion que j'estime à 80 ouvrières (des minor, les major sont handicapés par leur poids et grimpent très difficilement les parois de l'aquariOum). Bien entendu:
  • c'est la galère de récupérer une par une des ouvrières par vraiement coopératives; la faire grimper sur la main, faire en sorte qu'elle y reste (elles sautent très bien comme dit dans un précédent billet: appuyée sur les pattes arrières, une ouvrière peut faire un bond de 5 cm) et la faire ensuite tomber dans l'ADF du nid; bonjour l'angoisse et c'est long (2 fois 1 heure sur 2 jours pour tout dire)
  • une fois les deux/trois premières attrappées selon ce super procédé, les autres sont plus faciles à choper; elles suivent ensuite les pistes chimiques tracées sur les mains...
Ceci dit, d'un point de vue de l'observation, c'est assez sympa. Deux attitudes distinctes:
  • les pattes dépliées à la verticale au maximum (corps à 0,50 cm du sol) gastre dressé en l'air (presque autant qu'un Crematogaster pour vous faire visualiser), l'ouvrière dessine une serie de mouvements répétitifs: avancées rapides en ligne droite puis arrêt et interrogation de l'air à l'aide des antennes
  • corps au sol, antennes au sol, avancée en zig-zag: je cherche mon chemin et une piste chimique à suivre
Grosso merdo, elles sont allé fourrager dans mon salon. Les ouvrières étaient par groupe de 4 ou 5. Elles sont allées jusque dans ma salle de bain et s'y sont désaltérée (tranquillos les filles, vous voulez la place ??).; un gastre translucide gorgée d'eau laisse peu de place au doute. D'ailleurs, j'ai retrouvé des mortes, surement de déshydratation. J'en conviens, des Camponotes dans la chambre, c'est moyen ! J'ai pris des mesures coercitives en batigeonnant de beurre les bords de leur ADF (l'huile coule et séche trop vite avec la chaleur du chauffage) et pour l'instant, c'est efficace. Aussi étrange que cela puisse paraitre, j'ai l'impression qu'elles enregistrent les limites de leur territoire et ne cherchent même plus à faire des conquêtes extra-muros.
Pour ce qui est de sa sérénissime majesté la gyne, elle s'est vraiment lâchée quelque chose de mignon. Nouveau nid plus grand = pontes. Franchement, cela fait quelques temps que je les élève, j'ai l'habitude des pontes de cette dame et à chaque fois je reste le c*l; cette fois elle a pondu en volume l'équivalent de 3 à 4 fois son gastre. Cela promet une nombreuse descendance. J'espère tout de même que rendues à 10 000 têtes, elles se calmeront. D'un autre côté, une ouvrière Camponotus vivant entre 2 et 3 ans, viendra le temps du renouvellement des effectifs !!!!! En attendant, je ne cracherais pas sur quelques princesses...après un petit mâle, ce serait sympa, non ?
The end

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 00:01
La douceur étant de retour (8°C la journée), j'ai sorti mes trois modules de fondation où se trouvent trois petites colonies; deux de Lasius flavus et une de Lasius cf niger; toutes trois avec des larves qu'elles ont toujours. Elles étaient en diapause depuis le 5 novembre 2009; elles ont donc eu 2 bons mois au frais du dehors. Si vous voulez connaitre l'historique de ces trois colonies, faites des fouilles archéologiques sur ce blog (bon courage !!). J'en ai profité pour donner du miellat à Formica lusatica, Lasius niger (ma grande colonie en nid) et Lasius emarginatus qui elles, vont continuer à diapauser. D'ailleurs, deux ouvrières lusatica fourrageaient, certes de façon très molle, elles sont engourdies par le froid, mais elles cherchent tout de même, surtout le miellat car je les ai mal habitué... pareil pour emarginatus, plus dégourdies tout de même, ou plus vives si vous préférez. J'ai nettoyé l'ADF des trois modules de fondation et j'y suis allé d'une bonne ration de miellat, on verra plus tard pour du grillon juvénile. Il ne faut pas exagérer, de toute manière, le retour à l'activité se fait doucement même mise à 22°C (température de mon appartement), grosso merdo, il faut une semaine.
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Lasius flavus: une colonie a 5 ouvrières, l'autre une trentaine ! Sur la "grande" colonie, les fifilles sont très calines (oui je sais, anthropomorphisme) et montent sur la gyne pour la léchouiller. Elles n'ont pas souffert du froid.
Lasius cf niger: il y a 23 ouvrières au compteur !! L'hiver a été pour elles plus rude, la gyne a un petit gastre et au regard de sa position en les sortant de dehors, j'ai cru un instant que sa sérénissime majesté était passée de vie à trépas mais la chaleur l'a vite ramenée à des mouvements ne laissant aucun doute sur sa vigueur !
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Finalement ces modules de fondation n'ont qu'un inconvénient majeur par rapport au tube à essai: la faible autonomie de la réserve d'eau. Certes on peut les remplir facilement mais il ne faut pas se louper. La visibilité est très bonne et le nourrissage plus facile qu'en tube; ceci compense cela...
102_1408.JPG lasiusflavusmodule001.jpg lasiusnigermodule01.jpg

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 10:53
Temnothorax nylanderi: amusant comme ces choupettes, que j'ai récupérées dans la réserve d'eau (mousse oasis) séche de l'ancien nid de mes Messor barbarus, détestent et donc fuient l'humidité. Elles ont en effet élu domicile dans le tuyau de liaison  (fermé avec un coton tige !!!!!) du tube à essai avec tout le couvain !!! Du coup, c'est le tube à essai, que j'ouvre pour l'occasion, qui me sert d'ADF. Qui l'eusse cru !! Elles sont assez difficiles à distinguer par rapport à Temnothorax unifasciatus qui, elles, sont toujours en diapause.
Temnothoraxnylanderi.jpg Temnothoraxnylanderi02.jpg
Enigme.jpgEt voici l'énigme du jour: quelles sont les sal*pes (les saloupiotes comme on dit dans "mon pays natal") qui vont creuser (de nuit, je précise) la mousse oasis de la réserve d'eau du nid de mes Crematogaster scutellaris ??? Il s'en passe de belles. j'ai bien ma petite idée sur les coupables (il doit y avoir des maculatus sur le coup) mais je ne comprends pas les tenants et les aboutissants ? En gros, quel intérêt ? Je suis bon pour mettre un bout de scotch avant que les comploteuses me vident complétement la mousse. Non pas que ce soit gênant en soit, cette réserve ne sert à rien (un petit coup d'eau et la colonie de Crematogaster migre instantanément vers une partie sèche du nid) mais cela fait quelque peu désordre.
Petites niouz, petit billet

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 14:57
CAMmaculatus321.jpgCamponotus maculatus: j'ai continuer la finalisation du nid en rajoutant le couvercle que finalement j'ai troué (ciao la fermeture totale avec une grille d'aération - c'était bien la peine que je me casse la tête) et auquel j'ai rajouté une rampe d'accès (2 baguettes chinoises en bambou scotchées). La raison en est simple; il m'est beaucoup plus facile de les nourrir et de les abreuver (eau ET miellat) en déposant tout sur le couvercle du nid !!! Je tiens à avoir 7 salles. Il y a de moins en moins d'ouvrières sur le sol de l'ADF mais c'est long; l'organisation et la prise de marques de la colonie se fait vraiment doucement. Il n'y a pas encore vraiment de route entre la salle du sommet du nid et le sol de l'ADF !!! Il suffit de regarder la taille des gastres pour s'en convaincre. Je pensais vraiment que ce serait plus rapide mais elles prennent leur temps, tellement que je soupçonne des ouvrières d'être mortes de soif tout simplement !!! J'ai une dizaines de mortes au sol de l'aire de fourragement. Il reste encore à déplacer le nid et à revoir le système anti-évasion...bref, tout n'est pas finalisé !!!! Je n'avais jamais été confronté à cela mais les ouvrières (surtout celles qu'il m'arrive encore de récupérer dans mon salon - 1 à 2 par jour) sautent très bien en utilisant la détention de leurs pattes arrières. Je connaissais la technique de la fuite qui consiste à se laisser tomber (les Formica utilisent beaucoup) mais les sauts !!!!!!! Dire que j'adore mes maculatus serait un euphémisme.
nicobarensis12345.jpgCamponotus nicobarensis: comme mes maculatus en leur temps et aussi surprenant que cela puisse paraitre, le couvain (principalement des cocons) et une partie des ouvrières crèchent dans l'ADF, même avec un abreuvoir à eau sec !!! L'hygrométrie de mon appartement (chauffage au sol oblige) est pourtant basse: 20% et je ne remplis plus la réserve d'eau depuis un moment déjà. Ces exotiques m'étonneront toujours...et je m'interroge toujours sur l'interaction entre hygrométrie/température. Ce qui explique qu'il est parfois compliqué de les élever et de trouver les bonnes conditions. Même si faire des tests, y aller au feeling est une aventure passionnante, elle n'est pas dénuée de risques. Le moindre gros faux pas et c'est l'ensemble de la colonie qui va aux cieux. Dois-je envisager pour plus tard un nid sec comme pour mes maculatus ?? A ce rythme là, dans 6 à 8 mois il faudra que j'envisage un déménagement dans un nid plus grand...
oeufsCRUENTATUS.jpgCamponotus cruentatus: comme je vous l'avais dit, la gyne a pondu et le moins que l'on puisse dire, est qu'elle n'a pas chaumé (la crise, connait pas m'dame): pas moins de 11 oeufs ! J'aime quand les gynes sont ambitieuses :o) J'espère ne pas être étranger à ce comportement avec mes importantes rations de miellat et mes proies (mouches et vers de farine).


That's all folks !

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 21:47
Camponotus maculatus: arrivé ce qui devait arriver, le mâle s'est fait tué manu militari ! Une ouvrières le transportait, ses mandibules plantées dans le gastre (j'ai vraiment eu du bol de pouvoir le récupérer; eles n'ont pas encore de dépotoir et les déchets sont font le tour de l'ADF pour l'instant) ! Il ne fait pas être bon être un mâle au milieu de ces dames. J'espère que c'est un coup d'essai (les prémices seraient plus exacte) de la colonie en vue de futures réjouissances. Les mâles ne sont tout de même pas ce qu'il y a de plus spectaculaire.
Messor barbarus: elles font leur petite vie. Elles ont emménagé dans la dernière salle du nid (c'était prévisible, c'est la moins accessible, la plus éloignée de la sortie et surtout la moins éclairée) mais n'ont pas oublié le grenier; il y a maintenant 3 tas de graines:
  • celui que j'ai confectionné pour elles
  • un tas  dans la salle où elles logent toutes
  • un tas à égale distance entre les deux cités précédemment
Les fourmis ont aussi ceci de fascinant qu'elles oscillent toujours entre ordre et méthode et bordélisme !! On se demande souvent (raisonnement à l'appui) ce qui relève de l'acquis et de l'inée, du volontaire et du hasard.
Et parce qu'un billet sans photo ne serait pas un billet vraiment intéressant, surtout quand il n'y a rien de particulier à raconter, place aux images:
Cmac001.jpg Cmac002.jpg Cmac003.jpg

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 00:01
Messor barbarus: elles aussi commençaient à être à l'étroit dans leur ancien nid, j'ai donc procédé à un déménagement (chose promise, chose dûe) dans l'ancien nid, lavé, de mes maculatus. Là encore, quelle partie de plaisir; 1 heure à faire tomber les ch'tites fourmis dans l'ADFdu nouveau après avoir ouvert l'ancien, et au pinceau s'il vous plait. Par contre, elles ont été plus rapide à s'installer; passée la demi-heure de folie dans l'ADF,le gros des troupes s'est vite rassemblé au sein du nid, et tout aussi rapidement la gyne + le couvain avec la plupart des ouvrières sont allés prendre leurs pénates à côté du grenier que je leur ai fait (en plus je leur facilite le travail - à quand le machouillage des graines pour ne pas qu'elles se fatiguent ?). Chose un peu gore, en même temps ce sont des fourmis, on ne peut pas leur en vouloir, j'ai dû écrasser par inadvertence 3 ou 4 ouvrières (la vitre de l'ancien nid m'a échappé un instant), et bien comme Lavoisier l'affirmait, rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme, les fourmis presque "mourrutes" ont fait le régale de la colonie (beurk !!).
MessorBB0001.jpg MessorBB0002.jpg MessorBB0003.jpg <- Grenier
J'ai finalement opté pour la solution du fainéant à savoir l'absence de tout système d'humidification, comme pour leur ancien nid (on ne change pas une méthode qui gagne).
Temnothorax nylanderi: elles aussi j'ai dû les déménager puisqu'elles avaient élu domicile dans la mousse oasis de la réserve d'eau séche du nid à mes Messor. J'ai été très surpris de trouver de grosses larves. Elles sont désormais dans un tube à essai. Cette colonie m'encombre plus qu'autre chose et au printemps ce sera direction DON !!
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Au final, il me reste un grand nid à confectionner pour mes Formica lusatica qui font leur diapause sur mon balcon (peuchères) !! C'est d'autant plus compliqué que je ne peux pas faire l'impasse sur un système d'humidification...j'ai loupé le tir chocolat de Nouyel, il me reste donc l'option chocolats de Pâques pour acheter de grandes boites de Ferr*ro (là, il va falloir que je voie GRAND). D'ici là, de l'eau aura couler sous les ponts mais franchement, aussi bien les rochers que les MonChéri me sortent par les trous de nez, en plus c'est plein de sucre. Ce sera une autre histoire pour un autre billet...

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:37
Camponotus maculatus: Juste pour le fun car la vidéo en elle-même n'était pas extra mais passée à la moulinette d'un Dailymotion, on n'y voit que de chie !! Mais comme cela m'amuse énormément et qu'après tout, tel est mon bon plaisir, je vous la mets quand même !! Cette vidéo a été prise pendant le déménagement; on y voit le dernier étage  (en fait le fond) de l'ancien nid posé sur le nouveau.


Sinon elles continuent leur petite installation, je n'ai quasiment plus d'évasion !! Il me tarde qu'elles soient quasiment toutes dans le nid que je puisse finir; je pense qu'elles en ont pour une semaine. L'appétit est conséquent, le déménagement a dû bien puisser dans leurs réserves. J'ai changé un peu (dépannage) avec de l'eau + sirop à la violette histoire qu'elles s'hydratent bien. Certes elles aiment, c'est plus rapidement absorbable que le pseudo-miellat mais c'est tout de même un peu de la mal-bouffe ou, pléonasme, du fast-food alimentaire ! Je vais peut-être changer mon fusil d'épaule (il n'y a que les c*ns qui ne changent pas d'avis); en effet, il est beaucoup plus facile de disposer la nourriture sur le sommet du nouveau nid qu'au sein de l'aquariOum en lui-même et je vais opter pour cette solution. Il faut donc que je modifie le sommet de mon nouveau nid plexi avec une entrée-sortie (cela fera 2 avec celle du bas).
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Messor barbarus: je viens de nettoyer à l'eau savoneuse (produit à vaisselle dit vert ou biodégradable) l'ancien nid de mes maculatus; il est spacieux, pratique et a fait ses preuves, elles vont donc en hérité. Je l'aurais bien rentabilisé celui-là; les chocolats étaient bon et le nid sert sans fin. Je me tâte toujours pour l'adoption d'un système d'humidification. .. fera pas, fera pas... Autre petit souci, j'ai une colonie de Temnothorax dans la mousse oasis de la réserve d'eau de leur ancien nid et elles ne semblent pas vouloir déménager les s*lopes !! Il y a pourtant depuis des semaines un tube à essai avec réserve d'eau à proximité. Fais-je avoir droit à 2 déménagements (en fait, cela fera le troisième) coup sur coup, le 2 en 1 chers aux catalogues d'hypermarchés. Wait 'n' see.

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:17
Campontus cruentatus: vous ne pensiez pas que j'allais tout de go vous parler de mes maculatus ? Non mais !!! Comme prévu (j'adore quand elles suivent le programme tout écrit), la gyne a pondu !!! C'est-il pas qu'elles sont adorables de chez gentilles ? Des amours de fourmis. Ce nouveau couvain, comme l'ancien d'ailleurs, étant l'objet de toutes les attentions, et malgré l'assistance d'une grosse loupe, je serais bien en mal de le dénombrer. Au regard de la physogastrie assez démentielle de madame sa majesté sérénissime, je présume que ce n'est qu'un début. Mes cruentatus suivront-elles le même chemin que mes maculatus...j'en ai bien peur...(pas de photos, je les laisse tranquillos). Quand je pense qu'elles se sont pris des degrés en dessous de zéro pendant leur diapause sur mon balcon alors que c'est une espèce méditerranéenne, j'ai presque honte. En tous les cas, elles ne sont pas rancunières pour deux sous, tant mieux.
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Camponotus maculatus: vi vi, cela arrive !!! L'installation est un peu laborieuse. J'ai de moins en moins d'ouvrières dans la super ADF et donc de plus en plus dans le nid mais pas encore assez ou trop (un chiasme stylistique au passage) à mon goût. Je ne sais pas pourquoi, elles s'acharnent sur deux angles de l'aquariOum et veulent créer deux zones de passage. Résultat des courses, hier soir j'ai récupéré une dizaines d'évadées qui se promenaient tranquillement dans mon salon ("elles se croient où ?? On se calme les choupettes et on va rester bien sages comme il dit tonton Thierry" - je me cause plus que je ne leur parle, il va s'en dire). Elles n'ont pas visité l'ADF de mes Crematogaster; elles en auraient été pour leur frais, le tuyau qui mène au nid ne leur est pas accessible, question de taille. Certes Messor...cela aurait fait du grabuge !!! Mes autres ADF sont fermées (nicobarensis et cruentatus). Je pense qu'elles prennent petit à petit possession des lieux et testent les limitesdu territoire. Autre élément, pas à ma gloire, j'ai fait une connerie de mettre du sable puis le nid dessus. Certaines ouvrières (des blondasses, j'en suis sûr) creusent sous le nid, donc sont sous le nid et dans le sable.
Deux effets secondaires ou indésirables:
  • le nid penche désormais
  • quand il n'y aura plus assez de sable (la couche est fine) il va y avoir de l'écrassage dans le sol !!! Plantation de fourmis sans levée en perspective
  • le sable est très usité aussi pour passer à travers l'huile de paraffine (kilécon est mon deuxième prénom parfois)
Pour l'instant, je ne peux pas faire grand chose, surtout pas déplacer le nid !!! Enfin (soupir), quand elles voudront elles finiront de prendre place et je finirai mon installation.
Les sexués...donc j'avais bien remarqué que j'avais des cocons un peu petits; après la course au gigantisme des major, pourquoi pas. Et donc dans tout ce fracas du déménagement, j'ai vu un mâle, un  seul, et qui n'avait pas fini sa coloration, cela se fait trimballer comme un vulgaire fétu de paille, il faut voir ça. D'après l'expérience que j'ai avec mes Temnothorax (seule aventure sexués réelle), une colonie commence par faire seulement des mâles, puis ensuite se lance dans l'aventure complète mâles et femelles. Sauf que les Temnothorax ne sont pas des Camponotus...A voir si elles me font les deux et si ensuite il y a possibilité de faire quelque chose avec. En tous les cas, elles avaient grandement soif après cette aventure: l'abreuvoir à oiseau (taille XXL) a eu un grand succès et elles ne sont pas prêt es de le lâcher m'est avis, ce qui ne m'arrange pas vraiment entre nous soit dit car il manque toujours le sommet du nid ! Zen, on verra bien...
Aller place aux photos où vous allez pouvoir chercher avec vos petits yeux curieux la faible créature qu'est un mâle Camponotus maculatus (attention, il y a un piège ;oP ).
001maculatus.JPG
002maculatus.JPG
003maculatus
 005maculatus.JPG  004maculatus.JPG
That's all folks ! 

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