Plagiolepis sp: tatatatata (soupir) ! Ce sont vraiment des pestouilles. La colonie a connu une croissance exponantielle, j'en suis encore tout impressionné (pourtant, je ne suis pas si impressionnable que cela). Je ne sais pas combien elles sont là-bas dedans mais, il doit facilement y avoir 3 zéros au bas mot. Et comme elles squatent toutes les faces du nid entièrement en plexi qu'elles habitent, toute photo relève de la mission impossible (surement pour cela que je leur consacre peu de billets - un billet sans photo c'est comme... à votre libre imagination pour la comparaison); exemple avec la première:
- éclairage du sujet difficile (des zones d'ombres en veux-tu en voilà)
- des flous dûs aux ouvrières qui sont devant l'objectif
Je ne vais pas vous faire la complainte du blogueur mauvais photographe (en fait, je crois que je viens de le faire) mais c'est une vraie galère, la taille des pestouilles n'arrangeant rien (la mise au point du mode automatique est compliqué). Pour le reste, ce sont les championnes incontestées de l'évasion, bien que l'ADF soit fermée (les gynes ne peuvent pas déménager ou être déménagées, j'ai au moins cela d'acquis et de rassurant): j'en retrouve régulièrement qui fourragent sur mon étagère à fourmis (voir plus loin si affinités). Comme mon appartement n'est pas très humide, elles font des pauses dans la réserve d'eau du nid de ma colonie de Camponotus lateralis (y a qu'à !!). Sudistes certes, mais très très portées sur l'humidité. On en revient toujours à la même chose, au regard de leur taille, je conçois que la chaleur ou la sécheresse leur soit vite mortelle. Peut-être que les jointures du gastre qui leur octroient une capacité à faire des réserves importantes de nourriture via d'impressionnantes physogastries est aussi un point faible et leur donne une faible résistance à la sécheresse (hypothèse).
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Camponotus cruentatus: toujours le status quo (m'évervent tiens !!). J'ai cru un instant à un rebond de l'activité quand j'ai vu deux ouvrières squater l'ADF (ça y est, on se réveille les filles ? <- vous savez bien que je leur cause). Je me suis donc dit (parce qu'en plus je raisonne, plus souvent cela résonne mais bon, faut point le dire) qu'une petite provende carnée serait bienvenue. Ayant acheté quelques grillons histoire de varier un chouïa l'ordinaire des choupettes (vue l'odeur, je ne vais pas les garder longtemps et cela va être ORGIE alimentaire de grillons petit-déjeuner, déjeuner et diner compris - pire qu'un dépotoir de plusieurs mois de Camponotus maculatus), j'en ai escagassé un pour leurs beaux ocelles (je suis d'accord, cela sonne bizarroïde à l'oreille au masculin). J'étais plein d'espoir, me disant que les oeufs étaient enfin devenus larves et qu'elles avaient faim. Makache que dalle ! Je me suis pris un vent dans la face; les fourrageuses ont pris leur ration de miellat et m'ont snobé le grillon. Mieux, elles ont fini par le mettre dans l'abreuvoir à miellat comme un vulgaire détritus (détriment comme disent les autres nioufs à la téloche - merci au zapping pour ce morceau d'anthologie, pas demain la veille que je regarde TF1). Elle n'est pas belle la vie ? Les spices di counasses ! Je m'interroge sur ce manque d'activité. Pour shématiser cela, je dirais qu'il y a une, sorte de conflit (je vous verbalise cela à la vulgaire de mon jargon de myrmécophile amateur):
- le programme stipule qu'un début de fondation est lent avec des objectifs de croissance difficiles à atteindre
- les conditions d'élevage sont très (trop ?) favorables: nourriture à volonté et absence de prédation
Moralité: elles suivent le programme avec prudence et ne s'en éloignent pas, contre vents et marées, une fois les objectifs atteints, elles s'en satisfont !
Voili voilou !












































