Camponotus maculatus: j'ai fait une première tentative de photo (la première) pour montrer que le nid
est bien plein mais l'exercice est très difficile ! Disons que cela
donne une idée et agrémente. Elles font
pas mal de bruit quand on y prête attention. Entre le
papier
d'aluminium qui me sert à leur donner du pseudo-miellat qu'elles
déchiquètent avec minutie et passion et les
"poc" réguliers des ouvrières qui montent sur les plafonds du nid et
finissent inévitablement par
tomber (particulièrement les lourds major) c'est une
symphonie perpétuelle ! L'escalade n'est vraiment pas leur fort. Sinon la colonie se porte très
bien et elles sont toujours aussi
méthodiques, formant des tas avec les cocons, d'autres avec les grosses larves. Il n'y a finalement que les
larves de petite taille qu'elles
étalent pour les nourrir. Bien que le nid ne dispose pas de système d'humidification, elles s'en sont fabriquées un !! Aussi surprenant que cela puisse paraitre, la boite Ferrero du fond du
nid a un dépotoir (rien de neuf) et elles humidifient ce dernier en faisant des aller/retour entre l'abreuvoir d'eau et
ce dépotoir interne qui est en permanence humide. Il serait surement
intéressant de faire des mesures et de voir comment, en fonction de la température, elles gérent l'humidité au sein du nid...
Camponotus nicobarensis: elles, par contre, sont
d'excellentes grimpeuses (comme quoi,
d'une espèce à l'autre, les différences sont notables) en fait aucun support ne leur présente de difficulté, même l'eau, ce pourquoi leur aire de chasse est fermée en permanence ! Elles ont en
effet un bouchon de bouteille d'eau dans leur ADF en guise d'abreuvoir, elles
marchent sur l'eau contenue alors que d'autres espèces se noiraient en deux temps, trois mouvements. Aucune
ouvrière ne s'est jamais engluée dans le pseudo-miellat, je n'en dirais pas autant de mes maculatus, beaucoup moins agiles. Comme vous pouvez le voir sur les photos,
cette colonie aussi se
porte fort bien et la population augmente gentillement. Dernier talent (elles n'en manquent pas), elles seraient
presque tisseuses, ayant utilisé des fibres de coton qu'elles
travaillaient avec une certaine minutie pour cacher en partie la vitre du nid !!
Colonies sans diapause et qu'il me reste donc: hormis
Camponotus maculatus et
nicobarensis (qu'il serait crétin de faire hiverner), reste au sein de mon appartement
Tetramorium caespitum,
Cataglyphis velox, Aphaenogaster dulcineae,
Camponotus
fellah (la gyne seule et son couvain dans un tube à essai). Soit 6 espèces, autant dire que myrmologiquement, c'est un peu la rouille !!!!
A venir: j'ai encore la construction d'un nid pour mes
Formica lusatica et mes
Messor
barbarus avec des boites de chocolats Ferrero à faire; il y en a de pleins rayonnages, même si le prix reste conséquent. Cela leur permettra de poursuivre leur démographie tranquilloutes.