Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:01

Ants of New Zealand de Warwick Don, 2007, éditions Otago University Press.

Pour résumer, c'est du livre grand luxe (papier glacé, photos en couleur) pour un contenu assez mince. Les trois scans qui suivent vous donne une idée du shéma type de présentation de chaque espèce, ce qui est la majeure partie du livre (170 pages en tout). Certes, c'est sympathique mais tellement chétif, pour ne pas dire carrément léger, d'autant plus qu'il n'est pas dit grand chose (!!!), pas la moindre référence au climat du lieu par exemple; je vous laisse juge avec un exemple:  l'australienne Rhytidoponera metallica !!

metallica001.jpg metallica002.jpg metallica003.jpg

Entourant ce qui est le coeur de ce livre, une introduction (30 pages) et un petit final de 2 pages "Collecting, Preserving, Culturing and Studying Ants" (tube à essai et taxonomie).

L'introduction: la seule partie que j'ai vraiment lu (j'ai fait du diagonal sur les fiches espèces) et la partie "intéressante" du dit livre. L'auteur est très philosophe quant aux espèces qui ont colonisées la Nouvelle Zélande (beaucoup d'australiennes - là l'auteur est indulgent) indiquant que la conquête de nouveaux espaces est un instinct très développé chez ces bestioles. Il indique que ce sont les espèces qui ont pris pied il y a peu de temps qui ont donné aux scientifiques un nouvel intérêt pour les fourmis. Si je peux me permettre, dès que l'économique est menacé on appelle la science à l'aide, HEEEEELLLLPPP !

Petit historique:

  • 400 millions d'années les insectes apparaissent
  • 350 millions d'années; ils "inventent" le vol
  • 270 millions d'années; les ailes peuvent se replier et permettre la marche au sol
  • 130 millions d'année; l'eusocialité émerge

Les fourmis, comme les humains chez les mammifères, occupent le haut de l'échelle niveau évolution chez les insectes. Si les fourmis représentent à elles seules près de 12 000 espèces, les autres insectes sociaux (tous confondus; termites abeilles et guêpes) n'en forment que 3 500. Deux raisons expliquent ce succès écologique:

  • la création d'une "classe laborieuse" d'ouvrières sans ailes dédiées à la recherche de nourriture
  • la diversité de leur alimentation: elles sont omnivores (contrairement aux termites et aux abeilles)

La Nouvelle Zélande compte 37 espèces établies, soit 23 genres dont un seul est endémique: Huberia. Sur les 37 espèces, 11 sont considérées comme endémiques et 26 comme exotiques, dont 2 sont arrivées il y a peu. Comme l'explique l'auteur, la monenclature des espèces peut évoluer et il est parfois difficile d'établir avec exactitude l'origine d'une espèce. Parmi les exotiques, certaines sont présentent tout en restant très localisées, certaines ont un fort potentiel invasif. L'implantation de nouvelles espèces a tout de même augmentée de façon importante avec les activités humaines (transport de marchandises). Ce n'est pas dans l'ouvrage mais il en est ainsi de toutes les localités qui ont un caractère insulaire, malheureusement et le danger pour les espèces endémiques est réel.  L'auteur insiste sur les mesures prises aux frontières pour les marchandises afin d'éviter de nouvelles arrivées. Les fourmis néo-zélandaises ont des points commun avec celles du Chili et de l'Argentine; la séparation/dérives des plaques continentales ferait de la Nouvelle Zélande une partie de l'amérique du sud et non de l'Australie (c'est complexe et théorique, dixit l'auteur - à titre personnel, j'étais persuadé du contraire LOL). Les 11 espèces endémiques de Nouvelle Zélande sont (accrochez vos ceintures):

  • Amblyopone saundersi
  • Discothyrea antarctica
  • Heteroponera brouni
  • Pachycondyla castanea
  • Pachycondyla castaneicolor
  • Huberia brounii
  • Huberia striata
  • Monomorium antarcticum
  • Monomorium antipodum
  • Monomorium smithii
  • Prolasius advena

A suivre...

Partager cet article

Repost0

commentaires