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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 00:01

The World of the Harvester Ants by Stephen Welton Taber, Texas A&M University Press:

Je le dévore, autant que mon emploi du temps me le permet !! C'est relativement facile d'accès; tant au niveau du style (volontairement grand public - l'auteur indique ce parti pris) que du niveau de langue utilisé: welcome guy 'n' thanks Godness lol !  Au final, le seul élément rebutoire et c'est sans appel (bullshit, definitively), est le système métrique anglosaxon (miles, feet, inches) utilisé: quand ils veulent ils passent au système international (cela leur trouerait l'orgueil), jamais je ne m'y ferais. Pareil pour les fahrenheit, bref... Je ne résiste pas à vous donner une légende aztèque citée en début d'ouvrage (c'est chou, j'aime bien), qui est elle-même une citation d'un autre livre The Hungry Woman: Myths and Legends of The Aztecs de John Bierhorst (je vous donne la traduction directement, faite par mes soins car je vous rappelle que l'ouvrage est en anglais et non en "américain" comme se complaisent à l'affirmer nombre de traducteurs dès qu'il s'agit d'un livre d'outre-atlantique - no comment !!!):

 

"Que vont manger les gens ?" demanda l'esprit. "Laissons le maïs être découvert". Ausstôt cette demande faite, Quetzalcoalt remarqua une fourmi rouge transportant un vrai grain de maïs.

"Où l'as-tu trouvé ?" demanda-t-il. Mais la fourmi ne lui répondit pas. Encore et encore il la questionna jusqu'à ce qu'à la fin, elle lui dise "suis-moi".

Alors Quetzalcoalt se transforma en fourmi noire et suiva la fourmi rouge jusqu'au bord d'une montagne. C'était une montagne de nourriture où maïs, haricots, poivre, et toutes sortes de graines avaient été caché depuis le début du monde. "Viens ici" lui dit-elle et elle entra un tunnel menant à l'intérieur.

Avec l'aide de la fourmi rouge, la fourmi noire ramena des grains de maïs où les esprits l'attendaient. Quand le maïs arriva, les esprits le mâchèrent pour nous et le placèrent entre nos lèvres. De cette façon, nous allions être forts.

"Et maintenant, qu'allons-nous faire avec cette montagne de nourriture ?" demanda Quetzacoalt.

"Nous allons l'ouvrir, que les gens puissent y avoir accès" dirent les autres esprits.

Alors qu'ils discutaient, un esprit du nom de Nanahualt divisa la montagne et révéla ce qu'il y avait à l'intérieur. Mais la pluie qui était jalouse, avec l'aide de ses enfants, se précipita sur la montagne et vola la nourriture avant que les autres esprits puissent la donner aux gens. Maïs, haricots, poivre, sauge, tout fut volé.

La pluie a encore la nourriture qui était dans la montagne. Elle n'en rend qu'une partie chaque année - et certaines années moins que d'autres- en échange de sang humain.

 

Oui oui, les Pogomyrmex seraient originaires d'Amérique du sud et ont petit à petit colonisé le nord du continent; ceci explique cela. Pour revenir sur l'ouvrage, il existe 60 espèces de "harvester ants" (fourmis moissonneuses) sur les "deux continents" comme l'affirme l'auteur (au cas où vous l'ignoriez, pour un américain moyen, l'amérique du nord et celle du sud forment deux continents séparés !!!! - je pense que c'est un abus de langage, en tous les cas, ce n'est pas une vérité  scientique, c'est certain, il n'y a que 5 continents sur la planète terre). Le nombrilisme des ricains m'épatera toujours !! Je ne m'attends donc pas à un petit parallèle avec les Messor de ces petites îles lointaines que forment l'Europe (qu'on se le dise, on est toujours le plouc de quelques uns - même si cette présente affirmation est une réflexion personnelle qui dépasse le cadre de ce livre, ce n'est pas la pensée de l'auteur of course). Je taille grave là lol.  La piqure de ses "harvester ant" est égale à celle d'une guêpe, pas très sympathique mais hormis si elle se mutltiplie (les indiens l'utilisaient comme système de torture), elle ne présente que peu de danger. Les nids ne sont pas très sophistiqués, ils peuvent être de simples nids de surface ou des nids plus profonds. L'auteur affirme que certaines espèces peuvent creuser dans un rocher pour nidifier (la nature de la roche aurait été intéressante à connaitre). Les ouvrières utilisent leur salive et de la terre pour fabriquer une sorte de ciment imperméable (un peu à la façon des termites). La surface des nids est souvent nettoyée de tous végétaux; la fonction de cette action des ouvrières n'est pas bien clair, quelques pistes (ce ne sont pas des affirmations, l'auteur fait des suppositions) sont évoquées:

  • façon de marquer son territoire et de signaler "ici c'est chez moi" aux autres fourmis
  • fonction de pare-feu, les zones habitées par l'espèce étant majoritairement séches
  • facilité le fourragement en donnant un point de repère visuel

Voilà, et je n'en suis qu'à la page 22 !!! J'espère ne pas avoir fait de mauvaise interprétation/traduction. En tous les cas, si l'espèce vous intéresse et que votre anglais n'est pas trop mauvais, je vous le conseille. Une éternité que je n'avais pas pris autant de plaisir à lire un ouvrage dans la langue anglish ;o)

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commentaires

Aqua-heal 14/05/2010 00:17



Merci pour la petite histoire, méchante pluie


Ps: ah tu écrit tes articles a l'avance !!!



etii 14/05/2010 06:42



YoOoOoOoOoOoOoOo !


Ouep, cela m'arrive: l'heure de parution des billets n'apparait plus avec la date mais quand c'était le cas et que l'heure était 00:01, c'était que le billet avait été écrit à l'avance avec une
date de parution. Là, je suis normalement tranquille; tout est programmé pour 1 billet par jour jusqu'à ce dimanche.


Coeurdi@ - Thierry