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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 00:00

Ce qui restera à jamais à un Wolfgang est son espièglerie (ce qui le lie à un Rossini); derrière chaque note se cache un sourire, une moquerie, un clin d'oeil, une malice, un p'tit truc scintillant parfois indéfinissable mais amusant ("l'humour est la politesse du désespoir" écrivait Molière, cette façon de rire de tout en se riant au final de la mort elle-même, qui viendra le cueillir jeune, seule à vaincre, seule à nous rappeler la vacuité du monde et sa médiocrité - "La mort ? La seule et vraie amie de l'homme" dixit Mozart lui-même) !

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Aria Dove sono I Bei Momenti de la comtesse (Où Sont les Bons Moments - peuchère, elle a un mari volage) des Noces de Figaro. Mozart ne serait pas un compositeur baroque ! Ben voyons... rebelle, certes mais complétement baroque ! Au final, il n'a qu'un seul défaut (de taille quand même), se répéter énormément au fil de ses partitions (ce qui me fera toujours préférer un Haendel - c'est autre chose tout de même). Voici un air complétement intéressant et très mozartien. Comment se plier aux régles du baroque avec son da capo tout en y ajoutant sa p'tite touche personnelle (quel orgueil ce Wolfgang). Et bien inverser le da capo et écrire un aria dont la structure est A-A-B. Encore fallait-il y penser et oser ! Si le da capo est inversé, il n'en ai pas moins conforme à cette autre règle inéluctable: en remettre une couche, autrement dit, certes on répète le même motif musical depuis le début mais on le chante différement, SURTOUT on le chante autrement !

Cette façon adorable de conduire la ligne vocale comme une longue série de soupirs, avec une contrainte au niveau de la taille (corset) et un bon décolleté laissant paraitre la détresse des 2 poumons (pauvres orphelins en demande de réconfort LOL), c'est encore plus sensuel et délicieux !

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