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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:16

L'éternel débat des baroqueux !! Le compositeur cul , ou Johann Adolf Hasse avec l'aria "Parto Qual Pastorello" de l'opéra Artaserse. Composé pour et chanté par Carlo Broschi dit Il Farinelli (10 ans de ma vie pour n'entendre qu'1h de la voix des Dieux et connaitre un orgasme auditif... sniff sniff...). C'est tout de même mieux que l'éternel "Son Qual nave" dont on nous rabat les oreilles et d'une nullité musicale sans bornes.

A l'origine nous avons une ligne vocale vertigineuse qui navigue entre les notes sombres du contralto et la légèreté des notes du soprano, prenant ainsi toute l'étendue vocale du Farinelli (do2 -> ré5). Comme beaucoup d'airs baroques, si l'on en s'en tient à une juste reconstitution, c'est tout bonnement inchantable; aucune chanteuse n'a une telle étendue vocale, aucun chanteur non plus (encore moins dirais-je). Tout est affaire de compromis, non de vérité historique et c'est là où le bas blesse, re sniff sniff.

Avec Vivica Génaux, nous avons des aigus fabuleusement agiles, c'est léger, rapide mais aucun grave ou si peu, pas vertigineux du tout: une enfilade de trilles !! Cela en deviendrait presque plat et ennuyeux. Même "la mise de voix" du début de l'aria est "petit bras".

Avec Franco Fagioli, nous avons une transposition (contralto - ténor): des aigus et des graves profondes (le fameux vertige auditif)  mais franchement la qualité de la voix de tête (aigus) laisse à désirer (un rien aigre), on a cependant une reconsitution de ce qui berçait les spectateurs du XVIIIe siècle. On a l'essence même du bel canto: l'ombre et la lumière, le grave ET l'aigu.

Au final, à chacun d'apprécier... j'ai quand même une préférence pour la deuxième interprétation : cela a au moins le mérite de suprendre un peu, d'être original à défaut d'être esthétique.

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