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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:01

Un petit historique d'abord, par ordre chronologique d'apparition:

Danse Oeuvres polyphoniques religieuses Théâtre    
  Dramma serio per musica   Dramma gioccoso per musica  

Tragédie lyrique

(France)

Opera seria

Singspiel

(Allemagne)

Opera buffa

Opéra comique

(France)

         
Ballet Opéra Symphonie Opérette  

 

Opéra romantique (XIXe siècle): une des principales caractéristiques de l'opéra romantique est justement d'avoir peu de règles (je ne vais pas trop m'étaler, ce n'est vraiment pas mon domaine, quand on n'aime pas, on n' aime pas !!):

  • les opéras seront plus courts (finies les oeuvres de plus de 3 heures)
  • pas de récitatif, l'orchestre joue du début à la fin de l'oeuvre, même si les arie sont + ou - marqués
  • les arias sont libres de toute contrainte hormis celle de respecter ce que le compositeur a écrit
  • le livret oppose un héro (ténor en Italie, baryton en Allemagne), et une héroïne, soprano
  • la fin est tragique est finie par la mort d'un ou des deux héros

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(C'est affreux d'avoir à résumer...)

 

Opera seria (XVIIe et surtout XVIIIe siècle): certainement le plus codifié de tous les arts !!!

 

Le livret: Il se compose de 3 actes: Acte I: l'exposition (long), Acte II: les péripéties (moyen), Acte III: le dénouement (court).

La langue du livret est poétique, versifié et partiellement rimée. On y respecte les 3 unités chères au théâtre français: même temps, même lieu (le moins respecté) et même action. A l'exception du traite qui s'implantera très vigoureusement à l'opéra comme contre point dramatique à la vertue, les caractères admissibles sur scène sont les bons, les nobles.

Afin de finir par un dénouement heureux, le livret reprend inexorablement les mêmes résolutions types: la reconnaissance, la clémence princière qui permet d'anéantir les fautes et crimes passés. La croyance en la perfectibilité de la nature humaine et dans la vertue pédagogique du théâtre imposait de retourner le plus sombre en une image de bonheur et de maîtrise de soi.

 

Les interprètes: Il bel Canto et l'opéra italien ou italianisant est le règne de l'aigu. Un opéra se compose d'un maximum de 5 personnages principaux avec une des configurations suivante (en Italie, ailleurs c'était parfois plus compliqué):

  • 3 castrats + 1 femme + 1 ténor léger
  • 2 castrats + 2 femmes + 1 ténor léger

Le premier rôle, "il primo uomo" est tenu majoritairement par un castrat: "primo musico". Le second rôle est le plus souvent tenu par une femme. On est indifférent aux critères réalistes, l'opéra est là pour magnifier.Une chanteuse pouvait interpréter un rôle masculin et un castrat un rôle féminin.

 

La musique: Tout opéra commence par une ouverture: ce moment orchestrale présente musicalement l'oeuvre et plus trivialement, invite les spectateurs à se taire et annonce que l'opéra commence (un peu à l'image des 3 coups au théâtre). Les ouvertures d'opéra sont en quelque sorte les ancêtres des symphonies.

L'opera seria est construit d'une alternance de récitatifs et d'arie.

Ouverture de Guillaume Tell (Rossini) Récitatif  Aria da capo

Le récitatif, peu intéressant muscialement parlant (puisque le chanteur déclame accompagné simplement au clavecin), a pour dessein de faire avancer l'action. Il est l'élément théâtral, l'histoire en elle-même. L'aria est une sorte d'arrêt sur image/son où le chanteur exprime un sentiment (joie, colère, amertume, tristesse...).

L'aria da capo, da capo voulant dire "depuis le début". L'air, comme le livret avec les 3 unités, est tripartite A-B-A. Difficile d'expliquer, alors la dernière vidéo vous l'expliquera mieux qu'un grand discours. La partie B étant la partie plus lente. (une sorte d'intermède - je vous ai pris un morceau très explicite). Le chanteur interpréte la partie A, puis la B, puis revient au début de l'air (la musique n'est faite QUE de répétitions). Sauf que c'est un peu plus compliqué. La plupart des compositeurs n'écrivaient sur la partition que les parties A et B puis ensuite inscrivait da capo (le papier était cher et les copies se faisaient à la main), il revenait au chanteur de reprendre le thème principale de base de l'air (la partie A) MAIS de l'ornementer différemment, ce point est capitale ! Le chanteur était un peu compositeur et surtout il devait improviser, quitte à préparer ses propres improvisations.

A la fin de l'air, l'orchestre s'arrête, la chanteuse fait un petit gargouilli vocale et l'orchestre clôture. C'est ce qu'on appelle une cadence, en l'occurrence finale. Un aria pouvait avoir autant de cadences que l'exigeait le chanteur !!! Généralement, il y en avait trois, une à la fin de chaque partie. Aujourd'hui, à de rares exceptions près, on ne fait plus que la cadence finale.

Ballet: hormis l'ouverture, sorte de mini symphonie, l'opera seria ajoutera des ballets en guise d'intermède ou d'entracte. La France, sera le principal pays à exceller dans cet art. Louis XIV adorait danser et créera l'académie royale de danse. A l'Italie le chant, à la France la danse, car cette dernière ,avec ses tragédies lyriques ,n'excellera nullement ni dans la musique, et certainement pas dans le chant. Elle sera le cancre de l'Europe.

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