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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 11:30

Un ch'tit billet musicale, niark niark niark (laissons les fourmis DORMIR) !!!

Pallido Il Sole de Hasse (un compositeur qui écrivit de forts belles pages musicales). Aria dit da capo (comme d'hab'), structure de type A-B-A (da capo = depuis le début, puisque le compositeur écrivait à la fin de la partition retranscivant les morceaux A et B "da capo" afin d'économiser du papier - façon de dire aussi au chanteur "démerde-toi" ou "tu connais le job, reprends le morceau depuis le début en l'ornementant à ton aise et montre que tu sais chanter"). Je vous file 2 versions.

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La première est, on va dire, très académique ou classique avec Andreas Scholl (contre-ténor). Il a certes une belle voix, c'est une pointure (l'école allemande empreinte de rigueur), mais à trop respecter la partition, à si peu ressentir et faire "partager" les choses, il en est souvent ennuyeux. Avoir une belle voix ne suffit pas à faire frémir d'émotion ce qui sommeille en nous (vraie vocation de l'art musicale ?). Ce n'est pas aux oreilles qu'il faut s'adresser mais au coeur et le chemin est sinueux...

La seconde version est plus débridée, je dirais presque que c'est un petit cours d'ornementation. Le chanteur (qui ? Je ne sais pas...) "improvise" (non sans  s'être entrainer avant - répétitions) avec des ornements de son choix (ils ne sont pas écrits, rappelons-le) sur le da capo. C'est tout simplement une merveille d'interprétation. Autant la voix du chanteur n'a rien d'extraordinaire, pour ne pas dire que c'est assez moyen, autant l'originalité de l'approche de l'aria est surprenante. Elle donne envie de l'écouter encore et encore...

Voilà résumé ce qui fera la différence entre l'ère baroque et l'ère romantique. Dans la première ère, le chanteur est roi, c'est lui la star qu'on vient écouter, il improvise, ornemente (exhibitionnisme vocale diront les détracteurs - certains aria, entre de grandes voix, ne seront que des supports à vocaliser). Dans la deuxième ère, c'est le compositeur qui est roi, le chanteur n'est qu'un interprète, un instrument parmi d'autres (revanche des compositeurs ?), il se doit de respecter la partition écrite (pure respect de l'intégrité artistique d'une oeuvre diront les autres). Où est la vérité ?! Entre les 2, mon coeur ne balance pas ! Si chanter c'est ânoné une partition mille fois entendue, cela ne présente que peu d'intérêt et cela lasse très vite ! Si chanter c'est faire écouter les mille et uns trésors d'une partition, faire ressortir ses nuances, arbitrer un choix artistique, je dis BANCO. Je ne veux pas entendre, je veux écouter :-) !

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