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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 00:01

Oui, encore Haendel ! Je l'adore et puis c'est tout ! La première fois que j'ai écouté certains airs, j'avais l'impression de les avoir déjà entendu un millier de fois; l'étrange sensation d'un quelque chose de familier... je ne l'explique pas, d'autant plus que mes parents ne m'ont jamais fait écouter de classique et que j'ai découvert cette musique à l'âge de 22 ans.

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Air de Dardanus dans l'opéra Amadigi Di Gaula, Pena Tiranna chanté par Max Emanuel Cencic (contre-ténor ou mezzo-soprano si cela lui fait plaisir - j'adore le CD alors je ne lui en tiendrai pas rigueur). Pena Tiranna, littéralement peine tyrannique (traduit par "cruelle douleur" dans le livret du CD - ce qui revient au même finalement). En italien on a une assonnance (ena -> anna) entre deux mots antagonistes, mariant ainsi par le son deux mots que tout oppose. En français on appuit l'opposition tant dans les sonorités que dans le sens: le doux peine à l'oreille évoquant quelque chose de langoureux et le dure tyrannique (T + R + K) évoquant quelque chose de violent. Et il faut retrouver toutes ces contradictions dans et la partition et l'interprétation vocale. Les chers jeux de clair/obscure de l'ère baroque, entre le jour et la nuit, la résignation et la révolte, le coeur et la raison etc ce qui donnerait un très contemprain yin et yang...

Air d'Hercules dans l'oratorio du même nom, When Shall I Fly chanté par Jennifer Larmore (mezzo-soprano) ! Je ne fais pas qu'une fixette sur les même compositeurs, sur les mêmes interprètes aussi (j'ai MES chanteurs fétiches). Air tout a fait intéressant stylistiquement parlant, on est presque dans le style romantique avec un récitatif (déclamation + clavecin) de début d'air qui n'en est pas vraiment un (chant + orchestration). Ceci dit, ce n'est pas parce qu'on s'approche du romantisme qu'il faut en faire des tonnes dans ce sens, on reste au XVIIIe siècle, certaines chanteuses en font beaucoup trop dans ce sens rendant par là même le morceau imbuvable; accent pathétique sur certaine syllabe, fin de phrase fracassée (tout ce que je déteste). Merci Jennifer dont le talent n'est plus à prouver.

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