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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 00:01

Laissons parler le maitre de Les Fourmis D'Europe Occidentale et Septentrionale, pour moi, cela reste encore LA référence francophone de la myrmécologie, même si cela date et que donc il y a eu des changements depuis.

- MANICA RUBIDA -

Longtemps réuni aux Myrmica, ce genre s'en sépare aisément, à première vue, par l'absence d'épines médiaires chez les ouvrières et reines, la grande taille, la massue antennaire de 5 articles. Mais il y a aussi d'excellentes caractères dans les mandibules, très dentées (18 dents chez la femelle, 14 chez le mâle, jamais plus de 10 chez Myrmica) et les volsellas du mâle.

La biogéographie est moins distincte. Alors que les Myrmica sont certainement d'origine asiatique, les Manica ont une seule espèce européenne, allant jusqu'en Sibérie, et 5 espèces nord-américaines, dont une parasite: ce groupe paraît donc provenir du Nouveau Monde. Biologie analogue à celle des Myrmica du groupe scabrinodis.

L'espèce est peu variable dans son domaine, et, contrairement aux Myrmica, n'a donné lieu à aucune création de races et variétés, malgré le zèle de Forel et Bondroit pour ce genre de travail. Sa forte taille permet d'ailleurs de bien voir les détails à la loupe et d'éviter les confusions.

Commun en montagne, de 900 à 1 800 m, sauf dans les Pyrénées où il manque totalement. Europe centrale et orientale, Allemagne du sud, Oural près de la Caspienne, Sibérie. Nord de l'Apennin, Asie mineure, Caucase. Absent en Espagne. Atteint çà et là 2 200 m à 2 400 m, en Suisse. Très proche de la région méditerranéenne à La Turbie (Alpes-Maritimes), vers 900 m sur pelouse.

Biologie: fait de grands nids superficiels, parfois de plus de 100 m2, dans des terrains en pente faible mais peu argileux : sablonneux ou fissurés. Reines nombreuses. Fourmilières sous les pierres, plus rarement sous les mousses. L'optimum en France est de 1 000 à 1 600 m sur granite, dans les forêts de conifères exposées au nord : la localité la plus riche en Manica observée par moi est à l'ouest de La Louvesc (Ardéche), non loin de Lyon et déjà sur le Massif central granitique. Mais l'espèce peut habiter du calcaire sans arbres dans les Alpes. Ne fait pas d'ordinaire plus de 2% des fourmilières locales. Piqûre pénible, mais rarement effectuée. Fourmi très combattive, repoussant les Formica.

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Pour en revenir à ma choupette à moi que j'ai, après le miellat qu'elle a consommé et une petite évasion (c'est de ma faute, la boite Ferrero est cassée à un angle - un bout de scotch et HOP), elle a ramené le vers de farine au sein du tube pour un nourrissage en ordre de sa couvée (je suis en train de repenser à la morphologie des larves avec leurs têtes un peu particulières - je suis à retardement en ce moment). Si ce n'est pas une affaire rondement menée, je ne sais pas ce que c'est... elle n'a pas grand chose d'une gyne tant sa vivacité est importante.

On the roads again, again...

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