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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 00:01
Ach mein Got !!! La Turquie était très exotique au XVIIIe siècle et inspirait LOL. Pas que, elle guerroyait aux portes de l'Europe; contre la république de Venise (vue sa décrépitude financière, les forces navales turques étaient vraiment chétives pour se laisser contenir - surtout avec 6 mois de carnaval par an où, hormis s'amuser et écouter de l'opera, on ne faisait pas grand chose, ne disait-on pas alors que Farinelli chantait: "on est si entesté de celui-là, que si les trucs étaient dans le golf, on les laisserait débarquer pour ne pas perdre deux ariettes" !) puis contre l'empire austro-hongrois (une autre paire de manche, sur terre, les troupes turques avaient de quoi faire frémir). Au final, c'est l'Allemagne qui en fera une colonie et plus tard, les pays de l'est qui feront le "tampon religieux" (et c'est l'ex Yougoslavie qui en a payé l'addition récemment). Cela me fait rire quand on découvre la complexité de la construction européenne, comme si c'était nouveau; les éléments de rassemblement étant aussi nombreux que les éléments de discordes (ce qui fait notre richesse) !!!! Bref...
Die Entfuhrung Aus Dem Serail (L'Enlèvement Au Sérail): tentative de Mozart d'implanter une "musique nationaliste" pour ce qui est du profane, le religieux est un tout autre domaine (ce que fera Louis XIV avec la tragédie lyrique; isolant la France et lui faisant acquérir quelques décennies de retard en ce domaine) donc en langue allemande dans un monde musical italianisant. A noter que si Mozart cherche à innover, il n'en oublie pas moins ce qui faisait le succès des chanteurs italiens: ici, le personnage de Constance (une quiche absolue) va chercher des graves (de toute façon en voix éteinte - le soprano lyrique chez la femme est le registre le moins étendu - vous vous amuserez à chercher ce qui relève de la voix de tête et de la voix de proitrine) créant une illusion d'ambitus vocale conséquent. Aux oreilles du public autrichien averti, devait encore raisonner les 4 octaves d'un Farinelli. Les phrases musicales aussi sont très longues surtout vers la fin de l'air, le moins que l'on puisse dire et qu'il faille du souffle (là les chanteuses se cassent moins la tête, du moins la voix et pour certaines respirent à tout va). Échec, la domination italienne restera !! L'Autriche possède le royaume de Naples où seront les 3 conservatoires qui formeront les grands castrats italiens qui inonderont l'Europe (du Portugal jusqu'en Russie), elle résistera et restera catholique romaine donc avec des liens forts avec l'Italie, siège du Vatican ! Il faudra attendre un Wagner (mais non quittons l'Autriche pour la très protestante Allemagne, presque une autre culture et nous quittons le XVIIIe siècle) pour avoir de la "vraie" musique allemande, du moins en langue allemande (BEURK), cette même musique qui annoncera au final le facisme en Europe, insidieusement mais surement. Politique/religion et art, un sacré ménage !!! Du moins, le troisième révélant les deux premières, comme un écho pas toujours très enchanteur.
Et pour conclure ce petit moment musicale, cela m'amuse fort, et rester dans la même veine intellectuelle, un dernier morceau, "O Fortuna" de l'oeuvre Carmina Burana (1933 si je ne m'abuse) du munichois Carl Orff. Dixit la pub "mais que reste-il au rock ? Certes, c'est magistrale, en latin, mais Orff était tout de même membre du célèbre partie nazi, ami d'Hitler et compositeur officiel du troisième Reich. Il ne fut pas vraiment inquiéter à la fin de la guerre (on pardonne beaucoup aux artistes, cela ne date pas d'hier) mais le troisième volet de cette trilogie lyrique/musicale, dont fait partie Carmina Burana, n'existe quasiment plus (aux oubliettes !). C'est le boycott intégral. Ceci dit, ce n'est pas une grosse perte...

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