Camponotus nicobarensis: elles commencent à être
assez nombreuses les ch'tites Thaïs. Je conçois qu'une espèce exotique lâchée dans nos
contrées puissent
rapidement devenir envahissante. C'est du développement vitesse grand V, surtout pour des Camponotus ! Elles sont près de
80
ouvrières désormais pour
4 major avec leurs grosses têtes rouges (je devrais donc avoir la même statistique que chez mes
Camponotus maculatus, à savoir
5% de major). J'ai
nettoyé leur nid qui était plein de cadavres de mouches qui avec l'humidité moisissaient. Comme le
nid plat a une vitre coulissante et qu'elles sont plutôt du genre à se regrouper sur la gyne et le couvain, dès qu'il y a un danger potentiel
je n'ai pas trop eu de mal à ouvrir le nid et
enlever ce qui devait l'être. Quand affolées, je pense à
Formica par exemple, les ouvrières courent dans tous les sens avec du couvain entre les mandibules, ce n'est même pas la peine d'y
songer. Elles ne sont pas de ce type là, tant mieux !!!!
Lasius cf fuliginosus/rabaudi: allez savoir laquelle c'est, du moins c'était car
cette dame est
morte (billet précédant celui-ci sur cette page). Elle a continué son parasitage en
sollicitant des trophallaxies des ouvrières, ces dernières refusant obstinément de la nourrir,
elle les a tué une par une. N'étant pas nourrie et ce genre de gyne ne disposant pas de réserve très importante, elle est allé au paradis des p'tites fourmis:
adieu choupette !!! Je
présume que ce n'était
pas la bonne espèce à parasiter. Peut-être aurais-je dû tenter de la nourrir moi-même ? Du coup, j'ai récupéré les cocons pour les remettre avec la reine d'origine:
ce n'était donc qu'un prêt.
Crematogaster scutellaris: les pompom girls du commandant Cousteau sont
toujours aussi
marrantes. J'adore les voir mettre leur
petit cul en forme d'as de pique à la verticale et le tortiller pour diffuser des
phéromones d'alerte ("ALERTE, attention
le méchant
monsieur vient nous embêter" -> "on se calme les filles, c'est juste pOpa qui apporte le lot quotidien de mouches"), c'est un spectacle ravissant. Elles ont
déplacé toutes les
nymphes et les larves au derner stade dans la loge du nid
la plus séche et la plus chaude (des termophiles donc sudistes assurément); elles font ainsi des
montagnes colorées de
blanc, de beige, un vrai poème. Sur la dernière photo, voilà ce qu'il arrive quand je leur donne du miellat (lait + miel + nectar de fruit + sirop d'érable + vitamines); et encore,
là
elles sont sages, mes
Formica ou
Camponotus se montent dessus les uns sur les autres pour pouvoir boire le précieux liquides, il y en a même qui se noient dans la curée.
Lasus flavus: je crois que
je tiens le bon bout (je dis cela à chaque fois), en tous
les cas, le module de fondation leur convient tout à fait pour peu que
la réserve soit remplie tous les 2/3 jours (il leur faut tout de même une forte hygrométrie), même si ce n'est
pas
très pratique pour les nourrir. Je leur ai donné un
grillon juvénile, tout droit sorti du congélateur, et elles
lui ont bien fait sa fête !! Les larves ont un estomac gris,
preuve qu'elles en ont consommé, je ne pensais pas qu'elles aimeraient vu que la base de leur alimentation demeure le miellat.
La gyne a une bonne physogastrie. Je vais donc les laisser un
maximum de temps là où elles sont; pourquoi tenter le diable avec tous les échecs que cette espèce m'a fait connaitre. Faire un décompte est assez difficile, disons qu'il y a
une vingtaine de
larves, pour certaines assez grosses et
une dizaine de cocons.
Gyne Lasius: Pour ceux qui suivent, j'avais
deux gynes en cours de fondation. L'une que
j'avais trouvé chez moi dans l'ADF de mes
Cataglyphis velox (ouep, pas moins, une suicidaire je présume) et l'autre sur le goudron de l'air fumeur de
mon entreprise. Les deux ont des ouvrières, il semblerait que
ce soit du Lasius de type niger (fait chier). Aucun élément flagrant ne permet de les
identifier précisément...
Là, c'est
la photo ratée du siècle avec une des ouvrières qui a
des masses au bout des antennes, elle fait partie de la deuxième colonie présentée en bas à droite. Ce n'est pas la
première fois que je vois
ce genre de ratage chez une ouvrière première génération. Quant à savoir d'où cela peut venir, mystère et boule de gomme!