Aphaenogaster dulcineae: un petit tour rapidos. A observer à la loupe, elles sont
magnifiques, à l'oeil nu on ne les voit guère et pour finir, en photos, ma foi...c'est quand même pas terrible !!! La colonie a désormais
3 ouvrières actives, 2 nymphes, 1 grosse
larve et des oeufs car la gyne a recommencé à pondre. Je n'en attendais pas moins d'elle. Je pense qu'il doit être facile, au regard de
leur petitesse, de les maintenir en tube un
bon moment.
Camponotus maculatus: le gros morceau !!!! Je me suis fait une petite
méthode de comptage
plutôt rapide. Pour les compter une par une autant chercher une paille dans une meule de foin. J'estime à
5% la population des major, j'ai donc compté le nombre de major et j'ai
ensuite calculé le nombre d'ouvrières "normales".
La règle de trois, vous vous souvenez ?? J'ai été une
buse en maths (bac L ou A2 à l'époque) mais ça, j'ai retenu:
-
5% de major soit 150 têtes
-
95% d'ouvrières soit X têtes
- ce qui donne une équation à une inconnue: X= 150 x 95 :5 ! Ce qui fait 2850 auxquels je rajoute 150 major ce qui me fait une colonie de 3 000 âmes !
Ca calme ? Si on m'avait dit que j'en arriverai là un jour lol. Et
je ne vous compte pas les nombreux cocons et larves présents car là, en les rajoutant et au bas mot, on doit
atteindre facilement les 4 000. Je pense que le nombre y est pour quelque chose: tout "choc" sur le nid les rend assez bélliqueuses, ce qu'elles était moins avant. Le placide et peureux
Camponotus devient redoutable quand il sait qu'il a du renfort à proximité. Le couvain est stocké sur deux étages et le troisième commence doucement à être colonisé. En
48h elles me
siphonnent l'abreuvoir à eau et au rythme où elles me consomment mon miellat artificiel (que je confectionnais une fois par mois - la consommation de mes autres colonies et somme toute
assez marginale en comparaison), j'en suis à
deux fournée à préparer pour 2 semaines seulement.
Pour la petite anecdote, lorsque j'ai fait quelques photos (là aussi c'est moyen, cela donne une idée) j'ai eu la bonne idée, à mon insu je précise, de laisser trainer un bout de
manche de
mon t-shirt dans l'ADF de mes Lasius emarginatus qui se trouve à proximité. Je n'ai d'abord pas bien compris d'où venaient ces
étranges chatouilles avant de me rendre compte qu'une
vingtaine d'ouvrières de l'espèce citée avait pris d'assaut mon grand corps !!!!!!
Histoire naturelle: j'ai
trois type de Lasius sur mon balcon: Lasius emarginatus,
Lasius cf brunneus et
Lasius cf niger (un petit
espace bien peuplé). En arrosant un Tyrcirtis, j'ai remarqué au bord du pot des "miettes d'insectes", en regardant de plus près, j'ai pu constater que c'étaient
des cadavres de fourmis
!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Il y a eu
une bataille au sommet entre
Lasius emarginatus et Lasius niger ;'-( J'ai bien peur que ma colonie de Lasius emarginatus ait été éliminé manu
militari, en effet, en inspectant les abords de leur nid, je n'ai vu que des Lasius cf niger roder, cela sent le sapin.
J'espère qu'il n'y a eu qu'une bataille et que les emarginatus se
sont tout simplement fait la malle. L'avenir le dira ou pas. Bien triste tout cela.
2 semaines de lecture et 75 pages plus tard, n'empêche, il y a de quoi lire
Chapeau bas pour ce blog, gros boulot et suivi journalier (vraiment très rare) cela mérite d'être signalé et félicité !
Beaucoup de pertinence avec un bon brun d'humour et une certaine impatience de ma part afin de suivre l'évolution de tes colonies.
Enfin bref, bravo et continu sur cette lancée
MERCI et c'est vrai qu'effectivement, il faut parfois faire travailler l'imagination pour alimenter presque journalièrement un blog.
Coeurdi@ - Thierry
Non non, je te rassure, tu ne radotes pas, enfin je ne l'ai pas du tout ressenti comme tel.
Tu as un nombre important de colonies et tu sais les faire passer en "revue" (si je puis m'exprimer ainsi), petites anecdotes et photos en primes (petites pauses de quelques jours avant de revenir sur une colonie), chacune ayant finalement sa propre "personnalité", donc ton blog se laisse lire avec beaucoup d'intérêt (pour ma part) et il doit en être de même pour tout myrmécologue qui se respecte
Personnellement, en espèce européenne, j'ai toujours eu un faible et une nette préférence pour les Myrmica rubra (désolé pour ton souci d'acariens avec ta colonie, vraiment pas de bol), la couleur et le côté aiguillon, aussi le coté polygine qui facilite l'élevage et son développement une fois celles-ci bien installée. Elles ont leur petit caractère mais au final sont assez facile d'élevage et plus facilement manipulables que les Lasius (si je peux me permettre la comparaison).
Bon courage pour la suite ++
Ouep, je n'ai pas eu une expérience heureuse avec Myrmica. Elles sont sympa, surtout pour l'observation, ce sont de fourmis de bonnes tailles mine de rien. Je crois que je préfère de loin les Camponotus. Quoi que Formica soit pas mal aussi, il faut juste prévoir un grand nid car la démographie est vite galopante...
Coeurdi@ - Thierry