Lasius cf niger: hier à l'espace fumeur de ma boite, toujours assis à côté du nid de
Messor cf structor en train de fumer ma clope, que vois-je ?
Un gyne se carapatant !!! J'ai dû
passer pour le fou du coin à quatre pattes en train de
récupérer cette reine fourmi fraichement fécondée (je m'en bats les roubignoles en fait - un moment de honte est si vite passé) car en plus,
elle ne s'est pas laissée faire et j'en ai un peu
bavé. Rien à voir avec la gyne qui s'était invitée chez moi et dans le nid de mes
Cataglyphis velox. Elle est d'un
noir profond et luisant avec
un gros gastre de mémère Lasius, alors que celle venue chez moi a un
petit gastre, elle est d'un
noir-marron (curieux comme expression mais difficile de trouver les mots justes)
et elle a
les pattes qui tirent sur le jaune. Voici donc une
nouvelle hôte dans un tube à essai pour une fondation. Elle fera l'objet d'un don dès les premières ouvrières arrivées.
N'empêche, l'an dernier au même endroit j'avais
déjà trouvé une gyne Lasius emarginatus (Necrophile l'avait récupérée); elles sont tout de même un peu
suicidaires de s'aventurer de la sorte vers un nid de Messor.
La choupette en question:
Lasius emarginatus: il y a eu un
essaimage hier soir vers 22h00, toujours devant mon
entreprise (les réverbères puissant les attirent).
La météo s'y prêtait bien: temps
très chaud (plus de 30°C), pas l'ombre d'un nuage
de toute la journée (ni le jour d'avant ni le jour d'après). On est loin des
essaimages massifs et impressionnants qu'il peut y avoir en plein
mois d'août mais tout de même. Cette
espèce
va essaimer tout le long de l'été, jusqu'en septembre parfois pour les derniers retardataires.
Formica lusatica: ah ces chers
Formica, incontestablement le
genre le plus évolué du règne des hyménoptères, dont
l'organisation sociale n'a pas fini (du moins je l'espère) de faire couler de l'encre du stylo des scientifiques tellement elles sont
fascinantes. Pour en revenir à mes
lusatica, elles m'ont fait une serie
de nymphes nues, elles n'y sont pas pour grand chose mais disons que des
larves ont décidé de se passer de cocon. Je soupçonne les
fortes températures de ne pas être étranger à ce comportement mais sans certitude. En fait, c'est assez compliqué de
trouver une explication rationnelle à cette absence de cocons
chez des larves qui d'habitude en font. J'avais déjà remarqué chez
Lasius emarginatus qu'une forte hygrométrie conduisait les larves à ne pas se tisser
de cocons mais là je séche. Il y a surement une explication du côté du
sacro-saint couple température/hygrométrie, mais en l'absence de
mesures et donc de données fiables et
répétées, il est impossible de tirer la moindre conclusion...dommage !
Camponotus maculatus: quelques clichés (rien d'extra) de cette
africaine et pour la petite
histoire, ce matin
ce fut goinfrage d'asticots de pêche. Ces derniers étant
teintés pour être rouge, cela teinte par la même occasion l'abdomen un peu transparent des ouvrières
(j'adoOoooOoOoOore !). Comme d'ordinaire, elles sont
d'une placidité à toute épreuve: à trois millimètres de distance vous pouvez avoir
une ouvrières qui bataille avec un asticot
très remuant qu'elle a ramené dans le nid et à côté
une autre ouvrière qui, tranquillement, nourrit une larve !! Chez d'autres espèces, le couvain revête un caractère sacré (oui, ceci est
un anthropomorphisme) et il ne faut pas qu'une proie vivante approche des larves, quitte à les déménager rapidos. Pour maculatus,
aucun souci et à la bonne franquette. Ceci dit, elles sont
tellement nombreuses qu'il n'y a rien à craindre de la moindre proie.
En photo par ordre d'apparition: madame sa sérénissime majestée
la
reine (plus vulgairement, c'est juste une pondeuse d'où son nom de gyne, elle ne sert qu'à ça),
un major que l'on qualifié improprement d'ouvrière soldat (la tête est de taille et les
mandibules très efficaces ceci dit) et
quelques larves dont certaines de bonne taille avec en bas à droite un
imago tout juste sorti de cocon et reconnaissable à sa couleur jaune
clair (
rappel: cliquez sur les photos pour les voir en grand).
Camponotus nicobarensis: les petites
thaïlandaises !!!! Juste une petite photo pour vous montrer que même
sans éclairage
particulier on parvient à voir
à travers le cocon la nymphe qui finit sa coloration et qui est prête à sortir...certes, la thaïlandaise n'a pas la réputation d'être
très pudique
mais bon...je les trouve
un peu petites et frêles tout de même et je me demande quand elles vont s'orienter à faire des major bien gros à fortes têtes. C'est toujours un moment que
l'éleveur de Camponotus attend.
Lieto fine