Cataglyphis velox: j'avais
deux larves en cours de nymphose mais hors cocon (photo numéro 1).
Ouep, sauf que cela ne l'a pas fait du tout, elles se sont un peu ratatinée et
ont été données aux autres larves pour être tout simplement consommées. Au regard du nombre des autres
larves, cela ne m'angoisse pas mais
m'interroge: erreur de parcours ? Mauvaises conditions qui n'ont pas permis la transformation ? Ou alors elles sont tellement voraces que nymphose
hors cocon = mort assurée ? L'avenir le dira mais ce serait tout de même con de loupé
cette étape fondamentale pour la pérennité de la colonie...par acquis de conscience, j'ai mis un
petit tas de sable dans l'ADF s'il leur venait à l'idée d'utiliser un peu de support pour le tissage des cocons des larves. Je positive, la relève est là :-) (photos 2 et 3)
Camponotus maculatus: toujours bonne patte bonne facette !! Voici un rappelle du mouvement
de la colonie au sein du
nid fait de 4 boites carrées de Rochers Ferr*ro superposées. Elles ont commencé par s'installer dans
l'étage du haut, forcément c'est celui qui est le
plus proche de leur aire de fourragement. Puis elles ont d
éplacé le dépotoir dans l'étage du dessous. Ensuite des ouvrières se sont installées dans ce même étage.
Maintenant des
larves ont été transportées dans cette deuxième salle du nid: quid ? Vont-elles de nouveau déplacer le dépotoir pour des raisons sanitaires ?! Je prends les paris. Non pas qu'hygièniquement
cela représente un risque;
le nid est sec comme une trique, mais chez
la gente fourmi on ne mélange pas le couvain et les déchets. Sinon, je viens de trouver un énorme papillon de
nuit, l'abdomen est gros comme le pousse: qui s'est-il qui va se régaler ???? Il est au congélateur, c'est juste histoire de le tuer proprement, nulle vermine à craindre dans un nid sans
système d'humidification donc sec.
Formica lusatica: elles commençaient
sérieusement à me chauffer à rester dans l'ADF par
centaine. J'ai pris un gros abreuvoir à
miellat artificiel donc substanciellement
augmenté la ration quotidienne et depuis, la plupart des ouvrières restent dans le nid. Je
vous rassure, tout dépôt d'abreuvoir les conduit irrémédiablement à
venir me grimper sur les doigts, leurs
morsures piquottent un peu mais rien de méchant; contrairement à
d'autres espèces qui s'accrochent jusqu'à ce que mort s'en suive (mes
Crematogaster sont assez casse couilles à ce niveau: plutôt mourrir que lâcher)
elles ne persévèrent pas trop longtemps, il est donc
facile de les faire retomber dans leur ADF. Apparemment les
deux gynes ont stoppé leurs pontes (OUF !). Ce qui au
regard de la place disponible (
le nid est plus que plein) me va bien. Non parce que, ce n'est pas tout ça mais allez leur expliquer que gentil papa il attend noël pour acheter des boites
Ferr*ro et leur faire un nid digne de leurs ambitions démographiques, hein ?
Camponotus cf nicobarensis: elles ne chôment pas ! De vraies asiatiques
bien besogneuses, Mao
serait fier d'elles, sauf pour l'enfant unique, là c'est râté pour mon plus grand bonheur ;o) Le couvain est impressionnant:
13 cocons, 10 grosses larves et un tas d'oeufs tout frais. La
croissance est somme toute assez
rapide pour du Camponotus qui d'ordinaire est un genre lent niveau
développement. Faut dire aussi qu'elles ont un bon coup de mandibule, elles
mangent bien et beaucoup. Comme dirait l'autre, pourvu xa dure.
The end
PS: pour mon élevage annexe de forficules (pince-oreilles si vous préférez le langage vernaculaire) je crois bien, sans trop
m'avancer, que je suis en train de me manger un méchant rateau !!!! Bon ben, c'est la vie :o)