Caomponotus truncatus: je leur ai aménagé
un petit espace en attendant le nid, j'ai hésité mais
finalement c'était une très bonne idée.
Trois fois rien: une boite plastique (pour ne pas citer de marque) avec le l'huile de paraffine sur les
bords dans laquelle j'ai déposé le tube. La
réaction de la colonie a d'abord été
défensive, dès que j'ai enlevé le bouchon du tube à essai, même les plus téméraires, celles qui
cherchaient à se frayer un chemin à travers le coton,
se sont carapaté à l'intérieur. Ce qui m'a permis de mettre un autre bouchon en coton avec un trou au milieu qui leur servira d'entrée
et de sortie. Trente minutes plus tard j'ai eu
une horde d'ouvrières (une bonne quinzaine) qui
se sont précipitées à l'extérieur, d'un coup. Quelle chance pour elles, j'avais déposé
un papier d'aluminium avec du
miellat artificiel. Elles ne se sont pas faites prier, preuve qu'elles devaient avoir la dalle. Plusieurs choses observées:
- elles sont d'une vivacité impressionnante !!! On est loin de la placidité d'un Camponotus lateralis par exemple
- leurs gastres deviennent rapidement énormes; là encore, elles ne font pas dans la demi-mesure
- lors d'une trophallaxie, la receveuse utilise les pattes avant et tambourine avec; je n'avais observé un tel comportement que chez les mâles Formica lusatica
- elles tortillent le gastre quand elles se déplacent !!!!!! C'est moins caractéristique quand elles ont une bonne et grosse physogastrie. A leur décharge, elles ont une forte
corpulence tout en longueur et sont aussi courte sur pattes
Quelques photos un peu pourraves pour illustrer:
Sinon, je vous copie/colle la fiche que j'ai faite pour
Myrmécofourmis.com:
CAMPONOTUS
TRUNCATUS
Description:
Truncatus;
tronqué en latin à cause de sa tête particulière chez les major et la gyne. Sutures thoraciques profondes, thorax brun, tête brune souvent
tâchée de rougeâtre, gastre noir plus ou moins marqué par une bande jaune pâle selon la caste.
Camponotus de
petite taille et
lignicole habitant soit les galles soit les branches hautes et creuses des arbres;
principalement des feuillus avec une prédilection pour les
chênes. Espèce très commune sur tout le pourtour méditerranéen, on la trouve jusqu'à 500 m
d'altitude. Autrefois classé parmi un genre à part, celui des colobopsis. Comme beaucoup de Camponotus, cette espèce est polymorphe avec cependant
deux castres
marquées d'ouvrières: major et minor.
Taille: major ou gyne de 5 à 7 mm - minor de 3 à 5 mm
Comportement:
Camponotus truncatus possède une caste de
major en tout point
identique à la gyne: avec une
tête en forme de bouchon, brusquement tronquée en avant,
servant à boucher l'entrée du nid, de couleur rougeâtre et rappelant,
par son aspect rugueux, de l'écorce d'arbre. Les ouvrières qui reviennent au nid n'ont qu'à frapper de leurs antennes la face particulière de ces
gardiens
pour qu'ils les laissent pénétrer. Comme chez la gyne, un trait jaune pâle se trouve à la base du second terfite du gastre, les ouvrières plus petites ont parfois 2 points à cet emplacement. Le
rôle de ces major n'est cependant pas bien défini, des ouvrières plus petites pouvant également jouer le rôle de
"portier". Le gastre des major étant
volumineux, il se peut que cette caste soit féconde. Essaime en avril/mai. Espèce
monogyne, une seule gyne par nid.
Colonie de petite taille, entre 50 et 300 individus maximum.
Élevage:
Les besoins en
humidité sont faibles (espèce lignicole
et méditerranéenne), un abreuvoir dans l'ADF peut suffire,
une trop forte humidité peut porter préjudice au couvain.
L'espèce est omnivore: petits insectes, fruits, miellat artificiel. Il importe de
varier au maximum la
nourriture afin d'éviter les carences comme c'est souvent le cas chez les camponotes.
Température d'élevage: 25°/30°C
Espèce difficile à maintenir.