Formica lusatica: les morfales m'ont siphonné
deux gamelles de miellat artificiel, les goulues
! Certes, elles ont une circonstance atténuante, les
sollicitations perpétuelles des mâles (encore plus ivrognes de sucre qu'elles). Quand une ouvrière a faim et veut se faire nourrir,
elle sollicite, à coup d'antennes sur la tête d'une autre, une
trophallaxie (Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, vomis-moi dans la bouche !). Les mâles quant à eux, sont plus cavaliers, non
seulement ils demandent de façon classique mais en plus
ils tapent rapidement avec leurs pattes avants la tête de la donneuse (à la manière d'un boxeur). J'ai encore
attrapé 4 mâles
aujourd'hui (c'est intéressant ses sorties en plusieurs vagues) qui
se baladait frébrils dans l'ADF du nid (de vrais zizi sur pattes: sexe SEXE). N'ayant pas eu à coeur de les éliminer, je
les ai
relâché dehors (un temps de chien), avec le froid qui fait, cela revient au même; je ne donne pas cher de leur chitine. Il vont mourir avant de se sentir frustrés les pauvres. Pour
la petite histoire et au cas où vous l'auriez oublié;
l'extase amoureuse est un acte unique et mortel chez Formica, en effet, le papa fourmi laisse
ses petites affaires dans la cavité
intime de maman fourmi (Freud aurait été tout chose d'une telle illustration du
mythe de la castration). Franchement, on se plaind parfois, mais qu'il est bon d'être Homo sapiens et
pas Formica lusatica ou autre. Donc pour revenir à un décompte,
il reste 5 mâles au sein de la colonie, du moins 4 de vivant car j'en ai un sur le dos qui se fait sucer l'hémolymphe par
ses soeurs (les cannibales !!!). Entre deux maux lequel faut-il choisir: se faire manger par ses demi-soeurs ou se la faire couper net en plein orgasme ?
Deux petites photos misérables ou
miséreuses (cela ressemble vraiment plus à de la guêpe qu'à de la fourmi):
Camponotus lateralis: j'adore les imago !!! Ils sont d'une
gourdasserie (un ch'tit néologisme
au passage) à toute épreuve;
se ramassant à chaque mouvement mal assuré. J'en ai un nouveau chez mes lateralis qui a décidé de prendre
une bonne assise, surement pour me faire
mentir. La gyne, qui a bien
honoré la colonie d'oeufs nombreux (c'est sa seule vocation:
pondre) est très branchée
tête-bêche, ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas:
une nostalgie passée des culbutes aériennes qu'elle faisait quand jeune et naïve elle voltigeait dans les airs répendant des phéromones attractives ? Pauvre choupette qui ne reverra plus le loup
et elle en a pris pour 20 ans grosso modo. L'unique anomalie ou
mâle de la colonie (première photo au centre) a
toujours ses moignons d'ailes. Il a un comportement assez étrange et
agit presque comme une ouvrière en cagolant le couvain. Ou il se la joue fine (un malin) et
se camoufle ainsi, ne voulant pas
éveiller les soupçons sur son appartenance à un genre
masculin guère apprécié les ouvrières ou alors il est
un peu transexuel sur les bords. Le camouflage doit être bon car j'ai même eu une ouvrière qui s'attardait sur ses deux embryons
d'ailes comme pour lui enlever ce truc en trop...bizarre de bizarre, vous avez dit bizarre ?! Tiens, comme c'est bizarre...franchement,
se les faire couper, c'est moyen, il pourrait
protester un peu !!!!!
The end