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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 10:00
Présentation de Pline l'ancien: wikipédia.

Pline l'Ancien (en latin Caius Plinius Secundus) est un important écrivain et naturaliste romain, auteur notamment d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle.

Il est né en 23 après J.-C. à Novum Comum (l'actuelle Côme) et mort en 79 à Stabies (Stabia en latin), près de Pompéi, lors de l'éruption du Vésuve. Il adopte son neveu qui prend le nom de Gaius Plinius Caecilius Secundus (Pline le Jeune) en 79 après J.-C.

L'Histoire naturelle, qui compte 37 volumes, est le seul ouvrage de Pline l'Ancien qui soit parvenu jusqu'à nous. Ce document a longtemps été la référence en matière de connaissances scientifiques et techniques. Pline a compilé le savoir de son époque sur des sujets aussi variés que les sciences naturelles, l'astronomie, l'anthropologie, la psychologie ou la métallurgie.

Texte de Pline sur les fourmis: remacle.

XXXVI. (XXX.) [1] La plupart des insectes produisent un vermisseau. Les fourmis font au printemps un vermisseau semblable à un œuf. Elles travaillent en commun, comme les abeilles; mais celles-ci fabriquent des aliments utiles, tandis que les fourmis les enfouissent. Si l'on compare à la taille des fourmis les fardeaux dont elle se chargent, on conviendra qu'aucun animal n'a proportionneraient plus de force. Elles les portent avec leur bouche; les fardeaux plus lourds, elles les poussent à reculons avec leurs pattes de derrière, en appuyant leurs épaules. Elles ont une société politique, de la mémoire, de la prévoyance : avant d'enfouir les graines, elles les rongent, de peur qu'elles ne germent en terre; les graines trop grosses pour entrer, elles les divisent; celles qui sont mouillées par la pluie, elles les tirent dehors et les font sécher.

[2] Elles travaillent même de nuit pendant la pleine lune; elles se reposent quand il n'y a pas de lune. Dans le travail quelle ardeur, quelle exactitude! Et comme elles font leurs provisions en divers lieux sans se voir l'une l'autre, certains jours sont fixés, espèces de foires où l'on passe mutuellement en revue ce qui a été apporté. Alors quel concours! avec quelle sollicitude elles s'entretiennent pour ainsi dire ensemble, et semblent s'interroger ! Nous voyons les cailloux usés par leur passage, des sentiers frayés par leurs travaux : tant il est vrai qu'en toute chose il n'est rien que ne puisse faire la continuité du plus petit effort! Seules de tous les êtres vivants, avec l'homme, elles donnent la sépulture aux morts. En Sicile il n'y a pas de fourmis ailées.

[3] (XXXI.) Les cornes d'une fourmi indienne, attachées dans le temple d'Hercule à Érythres (V, 31), ont excité l'étonnement. Cette fourmi tire l'or des cavernes, dans le pays des Indiens septentrionaux appelés Dardes. Elle a la couleur du chat, la taille du loup d'Égypte. Cet or, qu'elle extrait durant l'hiver, est dérobé par les Indiens pendant les chaleurs de l'été, dont l'ardeur fait cacher les fourmis dans des terriers. Cependant, mises en émoi par l'odeur, elles accourent, et souvent déchirent les voleurs, bien qu'ils s'enfuient sur des chameaux très rapides ; tant sont grandes leur agilité et leur férocité, jointes à la passion de l'or!

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