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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 00:01

Devinette: qu'est-ce qui est petit, rapide, qui bouge dans tous les sens sur un grand rond rouge ? Des ouvrières Tetramorium cf caespitum sur une tranche de tomate (alias reste de sandwich). C'est-il pas cro meugnon ?!

J'ai enfin assisté à mon premier essaimage lors de ma pause clope au boulot ! En pleine parès-midi, 16h00 et surtout en pleine chaleur, il devait faire 30°C. C'était trop fun. Il est assez commun de voir des sexués (surtout des princesses) sortir d'un nid en vue d'un essaimage (c'est tellement massif, que c'est difficile de ne pas s'en rendre compte). Et bien j'ai assisté à la fin d'un essaimage; une pluie de gynes, qui tombaient par paquet de 4 ou 5, la plupart du temps un mâle compronné au cul. Cela m'a donné l'impression d'être un joueur de Casino assistant à une pluie providentielle de jetons de machins à $ou$. J'ai vidé une boite de bonbons (toujours avoir des bonbons) en plastique et j'ai récolté 7 gynes et un mâle ! J'ai dû passer pour un ganais absolu avec mes gros doigts pinceurs de bébêtes ailés (m'en tape !).

Bilan de ces 7 gynes (j'ai vraiment été sage):

  • 4 ont enlevé leurs ailes et son en tube à essai (je vais finir par être en rade)
  • 2 sont mortes (pourquoi ???)
  • 1 a gardé ses ailes et est dans une boite avec le mâle (sait-on jamais)

Je pense que ce sont des Lasius cf niger (vraiment noires contrairement à ce que suggère les photos - assez dégueulasses d'ailleurs). Chose qui m'a un peu surprise, la taille différente des gynes. J'en ai une vraiment plus petite que les autres (polymorphisme sexuel). C'est flagrant sur la troisième photo !

Lasiuscfniger0100.jpg Lasiuscfniger0101.jpg Lasiuscfniger0103.jpg Lasiuscfniger0104.jpg
Par etii - Publié dans : Lasius
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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 00:47

Crematogaster scutellaris: elles poursuivent avec leurs nombreuses futures soeurs (ça c'est de la fratrie). La couvée est très conséquente, pour le moins mais mon Dieu que c'est looooooooong (puis pour elles, il fait assez frisquet tout de même). Heureusement qu'elles ne touchent pas les alloc' sinon ce serait assez ruineux pour la CAFAL (à moins que je ne les mette au RSA) ! Je dois en être à une dizaine de vers de farine par jour (heureusement que mon élevage annexe me permet d'avoir du répondant - les pauvres vers) ! Tant que cette importante fournée n'aura pas vu le jour, il ne faut pas s'attendre à une nouvelle ponte de la gyne, donc d'ici deux bons mois sa sérénissime majesté devrait se remettre au travail. Ce qui fait, qu'en fait, elle n'est vraiment sollicitée qu'un mois par an. Somme toute, un faible travail hein ! Des fainéants ces aristocrates, pire que les allocataires des prestations sociales (je délire !!).

crematooo001-copie-1.jpg crematooo002-copie-1.jpg crematooo003-copie-1.jpg crematooo004-copie-1.jpg crematooo005.jpg

Les premières nymphes et même les premiers imago sont de la partie (venez à moi les p'tits nenfants - BEURK !). Toutes les larves ont un estomac clairement teinté et rempli; couleur chataigne, couleur vers de farine. Quand une ouvrière part au nourrissage, elle se promène parmi un jardin de pousses de larves qu'elles parcourent des antennes à la recherche de celle qui aurait besoin d'un petit vomi/rendu (trophallaxie) dans le tube digestif. Quel sacerdoce tout de même ! Vu le bullage (grosse glande) qu'elles se sont faites cet hiver au tiède, elles peuvent travailler un peu. Je m'interroge tout de même sur la diapause et je me demande si je ne vais pas leur en faire faire une l'an prochain histoire de comparer. J'ai quand même l'impression (un peu plus à vrai dire mais je préfère un bon comparatif) que l'effectif de la colonie a connu une regression; l'absence de diapause réduit l'espérance de vie des ouvrières. C'est logique (froid = ralentissement du métabolisme) mais ce qui m'intéresse est l'impacte sur l'activité, les pontes et le développement larvaire.

Pour finir une petite vidéo un peu jaunâtre mais l'ami Joby (lampe torche dont je me sers pour faire les photos) a pour effet de faire fuir la gyne et comme ce n'est pas la moitié d'une idiote (on ne la lui fait pas), elle a pour sale manie de se cacher dans les connexions entre galeries, donc de se cacher de la lumière et de se soustraire à l'APN.Toujours touchant de voir la dévotion que portent les ouvrières à la reine (instinct maternel ?)...

Par etii - Publié dans : Crematogaster
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 23:39

Point grand chose de neuf, surtout du fait des faibles températures en ce moment, cela tourne autour des 20°C, ce qui n'est pas élevé (froid fin de mois de juin quand même) ! Du coup, toutes les colonies, à quelque chose près, comatent un chouïa.

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Camponotus lateralis: elles se sont enfin décidées à consommer une belle araignée ! En fait, je leur ai mis un vers de farine, plus par acquis de conscience que pour les nourrir (généralement, soit elles boudent complétement cet insecte, soit elles y touchent à peine) et là, surprise, elles ont été plusieurs à venir suçoter le dit vers. Je me suis dit qu'une araignée serait peut-être bienvenue: et effectivement, elles n'ont pas tardé à lui arracher les pattes une par une, puis à lui vider le gastre (l'araignée est aux lateralis ce que la langouste est à l'homme - je les habitue à des goûts de luxe); il ne devrait pas en rester grand chose. Je n'ai pas eu le temps de regarder si les oeufs avaient éclos mais il doit y avoir quelque chose comme cela. Je n'ai plus qu'à attendre qu'il arrive la même chose à mes Camponotus cruentatus qui font du surplace pour l'instance (vivement les températures estivales, que cela les booste un peu).

Camponotus maculatus: bla bla bla bla bla bla ! ;o) Que pourrais-je bien en dire ?! Terrible, n'est-il pas ? Elles ont trouvé le moyen de me faire un dépotoir interne (fait chiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiier !). J'ai quand même l'impression qu'elles sont un peu moins nombreuses.

lateralees01.jpg depotoir0001.jpg princessesaa001.jpg princessesaa002.jpg

Formica lusatica: j'ai fait un brin de remplissage avec deux nouvelles photos de princesses (c'est bien les seules de potables !!!! Ne me demandez pas pourquoi, quand cela ne veut pas, cela ne veut pas hein). Je viens à bout du récupérage lâchage de ces demoiselles (OUF !). La petite princesse que j'avais récupérée avec ses ailes coupées dans l'ADF du nid est morte hier, raide !! Dommage, cela semblait quand même le plus prometteuse (tant pis). Quant aux autres qui sont en tube, elles ne semblent pas plus décidées qu'avant. Dans un tube deux gynes ont creusé quelque peu le coton de la réserve d'eau pour se faire une sorte de chambre mais ce n'est pas pour autant qu'elles y ont pris leur quartier, qu'elles ont enlevé leurs ailes et encore moins de ponte à l'horizon.

Par etii - Publié dans : Camponotus
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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 00:39

C'est un peu dégueux mais bon... cela illustre ce que je disais hier: promontoire, toilette y compris intime et HOP !

Par etii - Publié dans : Vidéo
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 00:01

J'ai de plus en plus de photos et de moins en moins de texte, c'est normal docteur ?!

Formicalusatiiica01.jpg Formicalusatiiica03.jpg Formicalusatiiica06.jpg Formicalusatiiica04.jpg Formicalusatiiica05.jpg

Encore et encore, je ne m'en lasse pas. Ce n'est pas de ma faute si elles font l'actualité hein ! Je dois en lâcher sur mon balcon une bonne dizaine par jour; je n'ai pas le coeur à les trucider. Le comportement est assez intéressant. La princesse commence par chercher un promontoire (avec un E final, si on n'a pas une langue de tordu de la tête - dépotoiR et promontoirE - merci à Gogol pour l'info au passage), se perche et fait une toilette minutieuse comme vous pouvez le deviner sur les quatre premières photos, tout y passe, y compris les parties intimes (comprendre les féfesses). Puis elle fait quelques battements d'ailes et HOP ciao Berthe ! Pour la théorie, car en pratique c'est plutôt je me croûte la gueule plus bas (mes princesses volent très mal, manque d'exercice je présume). J'ai fait une vidéo mais c'est assez mauvais, d'abord parce que c'est fait sur le coup (aucune préparation) donc cela tangue pas mal (sujets sensibles au mal de mer s'abstenir) et qu'il y a pas mal de flou. Peut-être que je la mettrais, plus pour l'intéressant de la chose que pour l'esthétisme (on verra). Quant à la dernière photo, je ne l'ai pas retouchée, elle est telle quelle, un bel exemple d'abérration chromatique (soleil dans l'objectif) et je l'aime beaucoup ainsi à dire vrai. Une princesse made in Andy Warhol quasiment. Marilyn Monroe va être zalouze, ne lui dites pas ! ;o)

Formicalusatiiica07.jpgEt voilà ma préférée, celle que j'ai mise dans la galerie du concours photos de myrméco (comment cela vous ne participez pas ??!! Mais qu'attendez-vous !!). L'objet en lui-même n'a rien d'extraordinaire (une photo comme j'en ai tant posté d'une princesse). Ce qui fait que la photo a un quelque chose de spécial, est que l'objet est séparé entre un vert un peu vague et la couleur brique d'une jardinière, entre un horizon végétal peu défini (un futur  ?) et un support un rien terreux plus net (un présent). Vu que c'est une fourmi, un horizon bleu ne l'aurait pas fait car malgré les ailes, le futur se dessine entre terre et végétation.

Certes, il n'y a pas une volonté délibérée de ma part de prendre cette photo avec cette signification, autrement dit avec ce sens ou un fond (par opposition à forme), c'est une photo parmi les dizaines que j'ai prises. Mais j'ai choisi cette photo en particulier pour le concours et c'est là que se fait la différence. J'ai fait un choix pseudo artistique ! Il est d'usage de dire que l'art commence là ou s'arrête l'imitation, j'adhère complétement à cette idée à ceci près que la photographie est un art basée sur l'imitation. Bref, esthétiquement parlant, c'est tout de même la plus sympa, à mon goût ou la plus significative de toutes celles que j'ai faites.

Tout autre sujet et toute autre observation ! J'ai un cellier (un peu gourbi parfois - même pas honte) auquel je m'intéresse depuis quelques temps pour ses habitantes; de juteuses araignées dont raffolent mes Camponotus (sauf en ce moment du fait de l'absence de larves - cf billet d'hier). L'avantage ou l'inconvénient de ces bestioles (beurk beurk et re beurk) est qu'elles font des toiles et il est ainsi possible de faire des découvertes, certes un peu macabres mais non sans intérêt. Et j'ai découvert deux gynes qui ont, bien entendu, servies de provende (agus Dei qui tollis peccata mundis, miserere nobbis, amen). Elles ne sont pas faciles à identifier (elles ont tout de même beaucoup morflé mais point de trop, une chance qu'elles aient été suçotées et non mâchouillées) mais une petite tête ronde ne laisse que peu de doutes. Il se pourrait donc fort bien que la semaine dernière, j'ai eu un essaimage de Solenopsis cf fugax. Ce n'est pas vraiment la saison mais avec le printemps très sec et chaud que nous avons eu, cela pourrait être cohérent. Je savais déjà que le jardin de la copropriété possédait des Lasius, des Formica, des Tetramorium mais de là à penser qu'il pouvait y avoir des Solenopsis dans les environs, j'avoue que c'est une nouveauté ! Bref, je vous laisse juge avec les photos:

solenopsisaraignee001.jpg solenopsisaraignee002.jpg solenopsisaraignee003.jpg

 

Par etii - Publié dans : Formica
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 00:21

Formica lusatica: l'aventure sexués continue ! J'ai récupéré dans l'ADF une petite gyne (la plus petite que j'ai vu jusqu'à présent). J'ai cru que c'était un major mais en y regardant de plus près, j'ai fait le constat que ce n'était pas une ouvrière et qu'en plus, elle n'avait plus vraiment d'ailes (au regard de la taille du thorax, ce n'aurait surement pas été une reine de la voltige de toute manière). Je l'ai mise en tube et très calmement (celles qui avaient des ailes et que j'ai mises en tube sont de vraies folles dinguos qui bougent dans tous les sens), elle s'est dirigée vers le coton de la réserve d'eau. On (moi surtout hein) va être patient et voir si elle pond ! Sait-on jamais... une grossesse nerveuse ??!! A suivre...

Camponotus lateralis: après un petit comptage à la va-vite, il s'avère qu'elles sont pas moins de 90 fifilles ! Le couvain est constitué uniquement de cocons (une cinquantaine - dont un assez balaise qui devrait donner un joli major) et d'oeufs. Ce qui a pour conséquence qu'elles me boudent les araignées que je mets tant de mal à choper ! Seul le miellat les intéresse. Sans larve, la vie de la colonie est d'un morne et ennuyeux (des Camponotus en même temps, c'est rarement palpitant) et il n'y a que les naissances régulières d'imago pour mettre un peu "d'animation". Rien de bien follichon.Pareil chez les Camponotus cruentatus; elles n'ont plus que des oeufs alors il ne se passe quasiment rien.

formicaaaa0003.jpg formicaaaa0001.jpg formicaaaa0002.jpg Lateralissss000.jpg Lateralissss001.jpg Lateralissss002.jpg

Cataglyphis velox: elles font leur saloupiotes de service ! Elles m'ont littéralement défoncé le nid, quelque chose de mignon. Déjà l'an dernier elles avaient fait un trou dans la semelle en plâtre (elles ont de fortes et puissantes mandibules alors le plâtre, c'est du gâteau à forer) et elles avaient fait une petite annexe sous le nid. Aujourd'hui, elles ont évacué tout le sable qu'il y avait sous la semelle (ma réserve d'eau en fait) et elles ont ouvert plusieurs entrées (trois pour être exacte). C'est bête, n'est-il pas ? Je me retrouve donc avec un nid à étage (à la rigueur pourquoi pas) mais surtout, je n'ai plus de réserve d'eau. Je vous rassure, si elles ont des résources, je ne manque pas d'imagination. Je balance donc de l'eau sur la semelle en plâtre (façon pluie) par l'entrée qui sépare l'ADF du nid. Je ne sais pas combien elles sont là-bas dedans mais vu leur développement, elles ne doivent pas être loin des 200 ! Elles sont d'infatigables bâtisseuses. Elles avaient collé des murs de sable sur la jointure de la boite de Ferrero qui leur sert de nid pour finalement les démolir. La rampe entre le nid et l'ADF s'étant un peu écroulée (avec l'humidité, le scotch n'a pas tenu), elles en ont constuit une avec toujours du sable; c'est joliement fait, une longue et haute rampe. Elles s'organisent de la façon suivante:

  • les cocons en tas contre la lampe qui les chauffe
  • les larves sous la semelle en plâtre, qu'elles sortent uniquement la nuit

Cette petite musique est désormais bien rodée ! Je suis toujours dans mes réflexions pour un nouveau nid. Mine de rien, elles sont grandes (plus grandes que mes Camponotus maculatus) et tiennent de la place mais je les adore. Elles sont très graciles dans leurs déplacements et elles sont un vrai régal pour l'observation (c'est quand même plus facile à mater que des Plagiolepis). Vraiment une espèce que je ne regrette pas et pas très difficiles au final; de grandes Formica en quelque sorte. Dans la logique, les photos vont pas trois, les trois entrée creusée dans la semelle en plâtre:

catacataglyph001.jpg catacataglyph002.jpg catacataglyph003.jpg
Par etii - Publié dans : Général
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 02:01
Temnooo001.jpg Temnooo002.jpg Temnooo003.jpg Temnooo004.jpg Temnooo005.jpg

Temnothorax unifasciatus: toujours très planplan, les Temnothorax suivent leur petite bonhomme de chemin avec un changement cette année; pas de princesses à l'horizon mais que des mâles au niveau des sexués (cela me fera une pause ou des vacances - c'est galère à gérer). Il est logique de penser que la forte mortalité d'ouvrières les a conduit à ne pas gaspiller des réssources pour de futures gynes mais à se concentrer sur le repeuplement de la colonie. Quand une génération s'en va (je n'ai pas d'autres explications), cela fait un grand vide générationnel ! Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les mâles ne sont pas entièrement noirs, il faut regarder les imago pour s'en convaincre; ils ont, comme leurs demi-soeurs, des traits noirs sur leurs gastres. Par contre, ce sont de vrais moucherons en taille.

Sorry So Short !

Par etii - Publié dans : Temnothorax
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 11:52
Formicaluusaatiica01.jpg Formicaluusaatiica02.jpg Formicaluusaatiica03.jpg Male0001.jpg Male0002.jpg

Formica lusatica: photos prises en extérieur pour ces demoiselles et sur spécimens morts pour ces messieurs (cela ne vit pas vieux, le mâle sans ses fifilles serviles dépéri vite). Cela vous permettra, pour les novices d'entre vous (il n'y a plus, vous êtes tous des cracks ès et fourmis depuis que vous êtes des lecteurs accidus de mon illustrissime blog LOL - j'ai mal aux chevilles tiens, nan la tête ça va, vue le contenu, pas de risque d'explosion à l'horizon) d'apprendre à faire le distinguo entre un sexué et une sexuée chez nos amies à 3 papattes. J'ai enfin compris (alléluya ô sana au plus haut des cieux - quelques résidus d'un passé lointain) qu'il ne fallait pas que je mette un fond blanc pour faire des photos de taxo. Je pensais que le blanc d'une feuille renverrait la lumière et ferait ressortir les détails du spécimen photographié or c'est tout le contraire; le blanc est plus blanc et le noir plus noir. Passons... donc, tous les mâles (quelque soit l'espèce d'ailleurs) ont le même profile/la même morphologie grosso merdo: gros thorax surmonté d'une petite tête avec de gros yeux (même les ocelles sont plus développés que chez ces dAmoiselles) et un gastre tout en longueur qui se termine par deux "crochets" (messieurs, ont est prié de ne point fantasmer sur ce que la nature ne vous a point donné, nous, nous avons des bras avec mains, non mais je vous jure).

J'aime particulièrement la deuxième photo (c'est pourtant la moins bien - manque de lumière), attitude typique de la gyne qui se sent menacée: elle s'applatit au sol et ne bouge plus, en plus elle a presque une robe de camoufflage avec la couleur brique de la jardinière et les morceaux de mousse grillée (fait chier ses mousses !!!).

Pour ce qui est de mes demoiselles qui ont connu le loup ou se sont faites "prendre" par leurs frères (cf la vidéo d'un précédant billet), je les ai mises en tube mais cela ne semble pas le faire. Elles gardent leurs ailes et restent proches du coton de sorti de leurs tubes. C'est bête hein ? On peut échaffauder 1001 théories... le temps parlera ou ne dira rien et ce sera un échec complet. Je propose, elles disposent. Par contre, dans le nid, j'ai fait plusieurs observations "intéressantes". Tout d'abord des mâles qui cherchaient à s'accoupler avec leurs soeurs, ces dernières refusent catégoriquement. J'ai aussi vu une fifille avec une seule aile essayant de s'enlever celle restant mais n'y parvenant pas; le temps de changer le nid de place et de me préparer à l'ouvrir pour la récupérer, elle avait disparue de ma vue. C'est compliqué, n'est-il pas ??!!

pilicornis0002.jpg pilicornis0003.jpg pilicornis0001.jpg

Camponotus cf pilicornis: elle a maintenant 20 oeufs (c'est beaucoup mais vue la taille de la gyne et sa toujours énorme physogastrie, cela ne m'étonne qu'à moitié). Non seulement je l'ai manipulé pour les prises de vues mais j'en ai aussi profité (c'était la raison principale pour tout dire), à l'aide d'une longue aiguille sur seringue, pour remplir à nouveau la réserve d'eau ! Je n'avais pas envie de le faire une fois les larves présentes, ce qui ne devrait pas trop tarder. A piori, deux heures après ce traumatisme, la gyne se comporte normalement (tête dans les oeufs) donc elle ne devrait pas bouloter sa future progéniture (crossed fingers). Chose notable, les bords des tergites de son gastre ont changé de couleur et sont devenus beaucoup plus clair ! Sympathique ! Comme quoi, la maternité lui sied a ravir ;o) On peut logiquement penser que les renflements de son ventre qui séparaient les tergites sont passés en dessous de ces derniers et que la physogastrie prend fin. La fondation est longue, mais les chutes de températures de ces dernières semaines n'aident pas, même si je la chauffe indirectement; le tube est à proximité du nid de mes Cataglyphis velox et de mes tortues de terres qui, elles, sont chauffées.

Par etii - Publié dans : Formica
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 00:01

Cela manquait un peu de zic par ici (niark niark niark !!), non ?

Don Giovanni, (l'avant) dernier opéra de Mozart et surement le meilleur avec le "premier" (Les Nozze Di Figaro). On retrouve le même usage de personnages qui sont des domestiques mais un brin rebelles et sont placés au centre de l'opéra (exist le super héro mythologique incarné par le castrat). Révoltionnaire ? Pas vraiment, le librettiste (auteur du texte de l'opéra si vous préférez) Da Ponte, n'a rien fait de moins que de s'inspirer de la littérautre en vogue à l'époque, annonciatrice de quelques changements d'ordre politique (chute de l'aristocratie au profit de la bourgeoisie - la peste contre le choléra au final). Comme toujours avec Mozart, rien n'est jamais simple. On a un opéra sérieux (opera seria) avec ses codes (plus ou moins selon les moments) mais qui emprunte aussi à l'opéra bouffe et annonce l'opéra romantique (annonce seulement, Mozart n'est ni Verdi, ni Wagner). Bref...

Air de Leporello Madamina, Il Catalogo E' Questo (ma petite dame, la liste est la suivante): le domestique de Don Juan fait la liste des conquêtes de son maitre et la catalogue est fourni !!!! La petite, la grosse, la maigre, la blonde, la brune, la jeune et la vieille, en Espagne, en France et en Turquie etc (c'est plus délicieux en italien, surtout dans les sonorités). En fin de compte (derniers vers), quelque soit la dame "purché porti la gonnella, voi sapete quel che fa" -> "pour peu qu'il y ait robe, vous savez ce qu'il fait".

La vidéo est pourrie, j'en conviens, mais le jeu des acteurs est tip top (c'est pénible quand ils restent statiques comme c'est trop souvent le cas à l'opéra - à la décharge des chanteurs, chanter demande du souffle et rentre alors en concurrence avec le souffle nécessaire aux mouvements d'un jeu un peu sportif) et vous avez le texte original (sous titres).

Toujours un air de Leporello Notte Giorno et Faticar. Le domestique qui se lamente et se rebelle "Voglio Fare Il Gentiluomo e Non Voglio Piu' Servir" -> "je veux faire le gentilhomme et je ne veux plus servir". Un domestique qui se rebelle et ose demander à bénéficier des mêmes prérogatives que son maitre ! Shoking ! C'est un peu comme si la patronne du MEDEF venait faire une intervention à un congrès de la CGT ;o) La noblesse de l'époque qui assistait à la représentation devait être bien contente LOL !Wolfgang eu quelques ennuis tout de même, surtout son opéra.

Ici la mise en scène prend une liberté en faisant partager l'aria par Don Giovanni et Leporello, bien vu, l'un voulant prendre la place de l'autre.

La Ci Darem La Mano, air de Don Giovani et Zerlina (entre donner la main et donner sa main, il y a une subtilité qui échappe à cette pauvre paysanne). Zerlina vient d'épouser Mazetto (d'où la robe de mariée) et Don Giovani la barratine et la drague pour "se la faire". Ah la fraiche et naïve Zerlina "vorrei e non vorrei... non sono piu' forte..." (je voudrais bien et je ne veux pas... je ne suis plus forte) qui se fait eu "andiam" (allons-y). Quel manque de moralité, le noble qui trousse la paysanne, tout juste mariée, en lui promettant monts et merveilles (c'est presque d'actualité) !

A cenar Teco, air majeur et presque final de l'opéra. La statue du Commendatore (Falsh back: Il Commendatore provoque Don Giovani en duel pour répondre à la vertu outragée de sa fille et meurt) revient d'entre les morts pour demander à Don Giovanni de racheter ses fautes. Lui aussi lui demande sa main mais c'est pour l'amener en enfer (nous sommes en pleine morale judéo-chrétienne). J'adore la mise en scène qui finie comme un clip à la Michael Jacskon, Thrilleeeeeeeeer...Le mythe de l'apocalypse finale et son côté grandiloquent (c'est généralement moins glorieux: lit  d'hôpital).

Nous sommes au XVIIIe siècle, la règle et le lieto fine (le happy end), Mozart composera donc un choeur final très joyeux (après tout, le méchant et immoral Don Giovanni est mort). A l'ère romantique (on était féru de fin tragique), on le supprimera allégrement. Bref, je ne vais pas m'étaler sur les âneries du mouvement dit romantique. C'est tellement plus jouissif de voir Mozart jouer avec les régles de l'opéra baroque.

Leporello, le personnage bouffe à l'attitude comique dans cet air (plus ou moins bien joué ici) et le seul à comprendre les enjeux, Don Giovano, le rôle sérieux, au final ne comprend rien ou fait mine de ne pas comprendre.

Il commendatore, registre de la basse (le plus grave): toujours un moment impressionnant quand on assiste à une représentation théâtrale. C'est assez puissant, vocalement, pour prendre une expression contemporaine, "cela calme" !

Par etii - Publié dans : Musique baroque
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 00:01

accouplement001.jpgFormica lusatica: j'ai (surtout elles) franchi un nouveau pas ! Un vrai coup de bol pour la photo !!! C'est acrobatique, n'est-il pas ? De là à penser que le Kamasutra est un bestiaire en tout genre, il n'y a aussi qu'une papatte (on va en rester aux organes citables) ou, on a rien inventé (grand jeu concours: sortez vos illustrés et trouvez le numéro de la position) ! Je m'étais juré de laisser les sexués de la colonie tranquilles mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de les récupérer. En l'occurence, il me restait deux princesses dans un tube à essai qui "trainait" et comme j'ai récupéré 3 mâles (dont un dont les ailes sont atrophiées), j'ai mis tout ce beau monde dans un bouteille en verre vide (cela sert d'avoir de la déco de récupération sur ses étagères). En fait, il y a plusieurs éléments à prendre en compte: il faut un lieu neutre (les odeurs coloniales ihibent les accouplements), mais il faut également que les sexés perdent cette odeur commune (celle de la colonie), du moins qu'ils ne s'identifient pas comme faisant partie de la même colonie. Là où j'ai quand même un doute, c'est sur la "réciptivité" des princesses. Il me semble avoir lu dans le bouquin de Cherix (ma mémoire me joue parfois des tours - trop de lecture nuit au disque dure cérébral, je vous y dis moi, surtout qu'il n'y a plus beaucoup de place là haut, saturation ?) que ces demoiselles ne restaient pas aptes à la fécondation ad vitam aeternam. Bref... Donc techniquement, cela se présenterait ainsi:

  • isoler des princesses dans un tube (pas trop - le groupe peut permettre de maintenir une certaine odeur coloniale à mon humble avis) et les laisser 3 jours tranquilles
  • n'isoler pas les mâles, leur durée de vie est trop courte (entre 1 et 3 jours maximum)
  • metre dans un grand volume (plus c'est grand mieux c'est - boite, bouteille etc) les princesses qui ont été isolées et des mâles fraichement récoltés et excités   

Alors maintenant j'ai un autre souci, si la dame qui a perdu sa vertu (cela fait vieille France, j'adore - le terme de déflorer me fera toujours rire même si l'image peut paraitre flatteuse) n'enlève pas ces chères ailes, je fais comment pour la distinguer des 2 autres mémères encore vierges ?? La bonne blague ! Et est-ce que cette gente dame donnera une descendance normale et viable ???? Pour l'anecdote, j'ai cru un instant que le pépère qui avait fauté (le terme est encore plus savoureux !!) allait crever dans l'instant, mais non, après un moment de pseudo agonie, il est reparti de plus belle. Pas pour longtemps rassurez-vous.

Après Temnothorax unifasciatus, j'en serais à ma deuxième espèce qui se reproduit en captivité ! Certes c'est compliqué et les résultats sont maigrichons mais l'aventure est vraiment passionnante et je ne regrette nullement de m'y être lancé avec tant de fougue !!! Et après avoir pris ma photo hautement porno et alors que j'écrivais ce billet, il y a eu un autre accouplement qui était quand même un brin moins consenti (j'ai filmé !!!!!!). Il faut voir la argne de la gyne pour se débarasser du mâle solidement accroché et le soin qu'elle prend ensuite à se nettoyer le cul.

A suivre !


 
Par etii - Publié dans : Formica
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