Mercredi 24 août 2011
3
24
/08
/Août
/2011
10:47
Manica rubida: on commence par la mauvaise nouvelle, la gyne que j'aimais tant photographier à
passer l'arme à gauche, son unique ouvrière est morte aussi ! Quant au couvain, les nymphes étaient éparpillées et hormis une, moisies ! C'est le genre
d'évènements qui font bien plaisir. J'ai récupéré une nymphe colorée que j'ai donné à l'autre gyne. Cette dernière, qui a aussi une nymphe colorée et qui se porte bien, l'a acceptée et
léchouillée dans tous les sens (je présume qu'elle va ainsi éliminer tout risque de champignon). Je pense que le méchouillage de la patafix est responsable du décès de
cette malheureuse. A la base, cela partait d'un bon sentiment: éviter que les tubes roulent lors de manipulations. Enfin bref... il me reste encore une gyne !
Camponotus lateralis et cruentatus: les fortes chaleurs (c'est le moins qu'on puisse dire avec
des 40°C en pleine journée - va mourir si ça continue) boostent surtout les cruelles. Les lateralis suivent lentement leur petit bout de camino del campo. Effet
pervers (ooooh ouiiiiiii), cela génère une forte condensation dans les nids et sur les vitres, sauf chez les cruelles (encore une fois, il faut toujours qu'elles se distinguent
des autres celles-là) où c'est surtout la craditude qui gêne la prise de belles images pour enfants sages comme meuhoua (je vais le gagner ce concours de grimace). Bref, rien de
bien neuf parmi mes nombreuses colonies. En tout cas, pas vraiment de quoi alimenter un blog... sniff sniff...
Par etii
-
Publié dans : Manica rubida
4
Mardi 23 août 2011
2
23
/08
/Août
/2011
00:01
Tricyrtis: une plante que j'affectionne particulièrement (qualifiée aussi de fausse orchidée alors que c'est de
la famille des lys si j'ai bonne mémoire - jamais gagné avec moi lol) et pas très exigeante pour peu qu'elle est les pieds à l'ombre et la tête au soleil (un grand
classique de la plante de mi-ombre). Il faut juste faire attention à la lattitude, la plante peut être gélive (caduque en hiver) et n'aime pas les terres
sèches. C'est aussi une goulue, il ne faut pas hésiter à la nourrir. Poussant en hauteur, elle peut avoir tendance à tomber aussi; des tuteurs peuvent être utile pour un
port harmonieux de la plante. Les 3 premières photos sont celle de la plante originale, la dernière est une obtention horticole (il y en a pas mal). J'en avais aussi une version
bleue (qui est allée chez mÔman) et j'ai une version jaune qui refuse obstinément de fleurir cette année (il faut que je la rempote ailleurs sinon je vais la perdre). Sur la première photo (un
petit clic pour une meilleure vue) vous constaterez que les nectaires floraux sont nombreux. Il n'y a pas que les butineurs qui apprécient ce doux nectar à
disposition, les fourmis aussi en raffolent !
C'était le billet floral
Par etii
-
Publié dans : Violettes
0
Lundi 22 août 2011
1
22
/08
/Août
/2011
00:01
Manica rubida: tout se passe pour le mieux en ce qui concerne les deux gynes ! La première, celle du haut
sur les photos, a sa première ouvrière (les mandibules sont vraiment proéminentes chez l'espèce, on dirait une paire de ciseaux), 5 belles nymphes et une larve.
Je me demande si elle ne m'a pas boulotté ses oeufs (ce qui ne me dérangerait qu'à moitié). En fait, j'ai fait une boulette ! Lors d'un nourrissage, j'ai trouvé
la gyne un rien bizarre; ses déplacements étaient un peu zigzagant (comme si elle était ivre) et ses antennes semblaient avoir été passé au fer à friser (j'exagère un peu). J'ai d'abord pensé à
un effet toxique de la Patafix (vu qu'elle en avait mâchouillé pour se faire un nid - que j'ai détruit par la suite) avant de réaliser que le module manquait d'humidité
!!! J'ai rapidement rectifié le tir en remplissant la réserve d'eau. Si les deux modules accueillant les deux gynes sont identiques (boites rectangulaires de rocher en
chocolat de monsieur l'ambassadeur avec un lit de sable et une semelle en plâtre de paris - rien d'extraordinaire), l'un est presque complétement fermé alors que l'autre dispose d'une
grande grille d'aération, l'évaporation ne se fait donc pas au même rythme, CQFD. Il faut donc que je fasse gaffe. Si les fortes températures ne semblent pas du tout les gêner,
le manque d'humidité pourrait leur être fatale.
Quant à la deuxième gyne (photo du bas de la ligne), celle qui reste morticus dans son tube de fondation (cela doit lui sembler le lieu le plus sécurisé malgré mes différentes interventions dûes
au nourrissage), elle a sa première nymphe et les larves sont également à un stade avancé. Je signale aussi qu'elle a des keupains en la personne de
petits psoques... ils étaient déjà présents du temps des anciennes occupantes de ce nid, des Lasius flavus, et je pensais
naïvement qu'un nettoyage et asséchement du nid avait eu raison d'eux. Leurs oeufs doivent être vraiment résistants ! Non seulement ils ont le
gîte mais en plus le couvert avec les cadavres de vers de farine que la gyne ne consomme pas entièrement, la belle affaire ! Pour en revenir à madame de rubida,
sous peu, elles devrait avoir ses premières fifilles. J'ai le temps d'y réfléchir (l'an prochain - je radote hein ?) mais un nid en plâtre le fera bien, l'espèce ne semble pas foreuse !
Par etii
-
Publié dans : Manica rubida
0
Dimanche 21 août 2011
7
21
/08
/Août
/2011
00:01
Canicule (l'estouffade plutôt) ou pas (nous sommes en alerte sur la région AARRGGHH), certaines colonies commençaient doucettement à tourner au ralenti. J'ai
déjà parlé de l'inactivité, hormis le déménagement, de mes Temnothorax unifasciatus, je ne reviens pas dessus. Les Cataglyphis ont connu une baisse spectaculaire du couvain (avec des pontes par vagues, ce n'est pas très compliqué), j'ai donc arrêté de les
chauffer. Cela tombe bien, la température intérieure monte à 30°C. La baisse d'activité la plus spectaculaire est celle des Lasius,
niger et emarginatus; leurs ADF respectives se sont dépeuplées. Rares sont les ouvrières qui fourragent. Autant dire que les espèces endémiques souffrent tout
autant que nous de la chaleur ! Si ce n'est bien vérifier l'hygrométrie des nids et leur donner à boire sous forme de grosses gouttes d'eau (croyez-moi, elles
apprécient), il n'y a pas grand chose à faire. Au final, il n'y a que mes Camponotus cruentatus pour reprendre de l'activité, enfin !!!!
Elles fourragent et se sont faites une bonne grosse araignée bien grasse.
Camponotus cf pilicornis: le changement est spectaculaire ! Moi qui croyais qu'il y avait des cocons moribonds au
sein de la colonie (malgré qu'un était très très foncé), point du tout. Il y a désormais 11 ouvrières, 2 cocons (elles vont être 13 à table avec la gyne), 6 larves et une belle
petite grappe d'oeufs (une quinzaine d'unités), je plussoie ! Les fifilles ont bien fait leur job en aménageant quelque peu le nid; elles se sont servies du sable pour
"colmaté" et se sécuriser la place. C'est la première fois que j'ai une gyne Camponotus qui a un tel décalage de taille d'avec ses ouvrières. Comme c'est la
première fois que j'ai une Camponotus avec autant d'ouvrières première génération. Je ne les ai encore jamais vu fourrager et j'ai l'impression que c'est encore mÔman qui
nourrit son monde (les physogastries ne se font pas toutes seules par l'opération du Saint Esprit, JMJ ou pas). Je me demande encore comment je vais les faire diapauser
et surtout à quelle température ! Ce sont tout de même des siciliennes (evvive !); faut-il que je calque sur mes Cataglyphis ?? Autrement dit une diapause à 20°C à l'intérieur
sera-t-elle convenable ??
A suivre...
Par etii
-
Publié dans : Camponotus
0
Jeudi 18 août 2011
4
18
/08
/Août
/2011
00:01
Une page sans un billet musical, cela ne le fait pas !! C'est long mais c'est bon putaingue !
----------------------------------------------------
Gérard Lesne: la plus belle voix de contre-ténor (contralto masculin) de tout le continent, et
c'est un français. Timbre rond, chaud... et quelle maitrise des affetti ("miaulement" en demi teinte), de la voix de masque/mixte qui permet de descendre dans les graves avec
harmonie etc. Vraiment que du bonheur. Je n'entends pas trop la relève pour l'instant car malheureusement, le Gérard est un peu âgé maintenant. On ne chante pas de 7 à 77 ans.
Pour faire raccourci (comme d'hab' hein), en lyrisme, la voix connait son apogée à 30 ans et décline à partir de 40 ans. Hormis si on s'appelle Pavarotti et qu'on utilise micro et marketing (ce
n'est plus du classique, ce n'est que du business), il faut s'arrêter. Allez expliquer cela à la Dessay (la pente est vachement raide !!) "ma voix a
changé" dixit la soprane, mon fion choupette, elle se barre, c'est tout.
Antonio Caldara: encore de la musique italienne et encore de la cantate !
J'aime trop cette pseudo proximité que crée ce genre intimiste, un peu comme si le chanteur ne s'adressait qu'à vous (avec un peu d'orgueil, cela le fait tout seul) et ne
susurait ces notes suaves et mélancoliques qu'à votre coeur. Le morceau est composé de: un récitatif, puis un air, puis un autre récitatif et au
final un autre aria.Le premier air est joyeux, buccolique; ça pue la campagne. Dans le plus pure style naturaliste (comme Vivaldi et ses Quatre
Saisons). J'en conviens, c'est un peu niais/naïf: quelle extase d'être au bord du petit ruisseau avec les petites fleurs et le petit Zéphir amoureux parmis ce monde
enchanteur. Le deuxième air est plus sombre. On a donc ainsi, la lumière et l'ombre, la joie et la peine et vous pouvez multiplier à l'envie !
Par etii
-
Publié dans : Musique baroque
0
Mercredi 17 août 2011
3
17
/08
/Août
/2011
00:01
Lasius cf niger: les petits vers de farine ont fait leur office de provende et
les gynes sont au bord de l'éclatement. Sur la dernière photo, la plus petite gyne, la plus avancée est aussi celle qui a la plus grosse... physogastrie. Il y a tout de même une grande
différence entre la manipulation d'une gyne seule en cours de fondation et d'une petite colonie. Dans le premier cas, la gyne ne bronche pas (à moins de faire son
bourrin), dans le deuxième cas les ouvrières protestent entrainant la gyne et tout ce petit monde s'affole. Sur les quatre, il n'y en a une de vraiment moins dégourdie que les
autres (photo n°3). Même si elles sont toutes de la même espèce (pas dit d'ailleurs mais admettons) et qu'elles sont dans les mêmes conditions (pas dit non plus
mais grosso merdo, cela correspond), elles ne réagissent pas toute de la même façon. Pour la bonne et semble raison qu'elles sont toutes différentes. La grande
invention de dame nature; le reproduction sexuée qui crée un brassage génétique et donc des différences, à ces différences correspondent des besoins et donc des adaptations
différentes et la grande aventure qu'est la diversité des espèces, l'évolution etc pouvait commencer. On croit souvent à la loi du plus fort or il n'en est rien. Les milieux changent plus ou
moins et ce ne sont pas les individus les plus forts qui résistent mais les mieux adaptés. Les milieux fluctuent, les individus de part leur patrimoine génétique fluctuent aussi,
l'un dans l'autre, une espèce se perpétue. Bref... finalement, c'est bien sympa d'avoir quelques fondations de Lasius "de base" parce qu'en cette saison, c'est myrmécologiquement parlant
assez mort. Pour un peu, je me ferais presque ch*er !!! Certaines colonies préparent déjà la diapause...
Par etii
-
Publié dans : Lasius
0
Mardi 16 août 2011
2
16
/08
/Août
/2011
00:01
Elles sont partout et il n'y a pas que David Vincent qui les ait vu !!! J'ai des colonies dans les pots de fleurs sur mon balcon mais j'en ai également une dans
une jardinière située sur le rebord de fenêtre de ma chambre. J'ai eu comme une envie irrépréhensible de leur filer un p'tit coup de main du
moins de leur donner un peu de miellat maison. Je n'irais peut-être pas jusqu'à leur filer un vers de farine (quoi que pourquoi pas tiens !) mais j'avais envie d'une
petite séance photo in natura avec une petite histoire à la clef. Pas de chance, si je peux me positionner afin de ne pas être trop à contre jour, ce mois d'août est vraiment tout aussi
pourri que le mois de juillet et cela manque cruellement de lumière... nous ne sommes pas gâtés. Je ne vous apprendrais rien en vous disant qu'il s'agit certainement de
Lasius et peut-être de ces chers niger.
Par etii
-
Publié dans : Lasius
0
Lundi 15 août 2011
1
15
/08
/Août
/2011
00:01
Crematogaster scutellaris: nous avons enfin des températures dignes de ce nom et mes pompom girls n'ont quasiment
plus que des nymphes. Entre la ponte et l'imago, je dois avoir le plus long temps de développement, à savoir, sans hivernage (j'entends par là mise au froid)
à l'obtention délais d'un an !!!!! Ca calme, n'est-il pas ??? Donc, pour résumer, elles ont fait une diapause toutes seules comme des grandes malgré les
températures clémentes, mieux, la diapause, sans de froides températures est encore plus longue, pour ne pas dire très très très longue. Moralité ? Ben il n'y en a pas. Dès cet
automne, elles auront donc droit à une mise au froid histoire de voir ce que cela donne et si ainsi, j'obtiens un délai plus court ou plus "normal".
That's all folks !
Par etii
-
Publié dans : Crematogaster
0
Dimanche 14 août 2011
7
14
/08
/Août
/2011
00:01
Camponotus cf pilicornis: ah les belles italiennes ! On commence par le nid, on ne peut plus
classique, avec du sable pour réduire l'espace habitable et donc le stress (j'aurais pu prévoir plus réduit - si c'était à refaire...). Le moins que l'on puisse
dire est que ces nids (de vrais merveilles EUX, pas ces trucmuches faits dans des boites à la noix) m'auront servi. J'en ai 3 et l'utilisation dans le temps est excellente.
Bref... Il y a désormais 6 ouvrières et 7 cocons (peut-être pas en si mauvais état que j'eusse pu le penser - quand je pense). Sur la dernière photo, en bas, vous pouvez voir
une ouvrière en "souffrance"; elle n'est qu'à moitié sortie de son cocon. Quand je vous dis que ce ne sont pas de super mères ces Camponotus !! Il n'y a qu'elles pour
faire ça; laisser en plan la progéniture ! Il y a maltraitance. Elles sont un peu éloignées de la réserve d'eau, il va donc me falloir être prudent quant à
l'hygrométrie du nid et avoir la main légère. Je ne présagerai pas de l'avenir, il ne faudrait pas non plus que cela me porte la scoumoune (faites attention, cette maladie est hautement
contagieuse et sans vaccin en plus), mais j'ai bien rattrappé ce début de fondation qui ne venait pas et elles sont très bien parties. Parties où, je ne sais pas
encore mais parties quand même. Si mOman n'est pas une mère exemplaire, elle guette tout de même l'arrivée d'éventuels prédateurs à un poste très stratégique du
nid. Dernière précision, elles ne sont plus à l'obscurité, j'ai définitivement enlever tout cache.
Pour les pilipili, hip hip hip HOURRA ! Evviva !
Par etii
-
Publié dans : Camponotus
1
Samedi 13 août 2011
6
13
/08
/Août
/2011
00:03
Manica rubida: autant j'en ai une qui reste dans son tube à essai (la prudence et la "timidité"
même), autant l'autre (en fait, celle que je vous présente tout le temps en photo) et une vraie excitée du bocale. Les déménagements sont vraiment son truc !
Voici donc son quatrième lieu de nidification, sauf que cette fois, surement fatiguée ou excédée que je la dérange à chaque nourrissage, elle a sorti les grands moyens en
se bâtissant un nid avec des boulettes de patafix (pas certain xa soit très bon pour elle de manipuler un tel produit). Tout va bien pour m'dame la grosse rouge: une
nymphe qui se colore (une aide de camps sera bienvenue), les autres larves grossissent pas mal bien et elle a même de l'ambition avec une grappe de noeunoeufs.
N'est-il pas xest un zamour de gyne en cours de fondation ? D'un autre côté, elle a raison de prendre ainsi ses quartiers car ce sera également son nid/ADF provisoire et son lieu
de diapause. Je vais attendre bien sagement le retour de diapause et la présence d'ouvrières pour songer à une fusion des deux colonies; il me semble avoir lu quelque part que mettre tout le
monde dans un lieu neutre (l'ADF d'un nouveau nid) pouvait être une solution, du moins chez Myrmica, pas de raison que cela ne le fasse pas pour Manica (elles ne font pas me concasser les
noisettes les montagnardes là !). Cela fonctionne ou c'est la boucherie... mouais... cela m'arrange bien d'avoir encore le temps finalement.
Solenopsis cf fugax: merdax de merdax ! Et une colonie orpheline de plus. Cela va que ce sont
des gynes qui se sont imposées à moi via un essaimage plus que massif dans la piscine de mon club de vacances (Italie) parce que sinon, je ne me serais même pas lancé dans cette
aventure. Vraiment de la pénible et de la difficile ! Les trois premières photos représente la colonie désormais sans gyne et la quatrième une des deux colonies qu'il me reste.
Il me reste donc à fusionner deux colonies. Je ne vais pas vous faire la chansonnette pour extirper quelques larmichettes de vos yeux secs mais la colonie maintenant orpheline
avait un sacré joli couvain avec même des oeufs. Je me tâtonne pour une mise en nid; l'occasion faisant le laron. Il me reste de ces petits nid made in
Fourmis.fr, très très humide (y compris l'ADF) et maxi petit où j'avais mis mon ancienne colonie de Tetramorium (accessoirement
assez pourraves aussi). Et si je fusionnait carrément les 3 colonies, histoire de régler le truc ?? Une affaire à suivre, une de plus :o)
Par etii
-
Publié dans : Manica rubida
0
Derniers Commentaires